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Révisions des lois bioéthiques : entretien avec Jean-Marie Andrès

 

« Notre lutte doit être celle d’une société qui est consciente de sa fragilité »

Dans cet entretien, le président de la CNAFC Jean-Marie Andrès met en avant que la donne a changé et que la modernité n’est aujourd’hui plus du côté des progressistes.

 

Quel est l’enjeu porté par les débats sur la révision des lois de bioéthique ?

À nous de mettre en évidence le lien mécanique entre les excès de ce productivisme et la bioéthique. L’ouverture de nouveaux espaces de croissance économique exige que l’on nous présente un « service au client » sous les atours les plus désirables. Et il exige aussi qu’on occulte « le prix réel de la modernité » : privation des droits du père et de l’enfant, multiplication supplémentaire des embryons surnuméraires…

Que faites-vous des aspirations de ceux qui veulent l’extension de la PMA ?Révisions des lois bioéthiques Jean Marie Andrès

Il est impossible d’enlever à quelque personne que ce soit son aspiration à avoir des enfants, qui est inscrit dans chaque être humain. Parce que nous avons tous cette aspiration, nous sommes en mesure de comprendre la souffrance de ces personnes, y compris homosexuelles. Mais pour certains, la stérilité est subie, tandis que chez d’autres elle est consécutive d’un état de vie. On ne peut pas changer par la loi ce qui relève d’un choix ou d’une aspiration au bonheur.

PMA, intelligence artificielle et robotisation…, quel équilibre doit-il y avoir entre la place accordée à la technique et à l’homme ?

On n’accorde jamais une place trop grande à la technologie. La difficulté vient plutôt du fait que nous nous en remettons à elle aveuglément pour résoudre les défis de nos vies, souvent bien réels, sans percevoir les risques qui en découlent pour nous. Nous faisons l’erreur de penser que ce qui est faisable techniquement est bon en soi. Si les techniques de PMA appellent bien à la vie, elles ne rendront pas mon « intention de parentalité ».

Quelles sont les remontées du réseau et quel est le sentiment des familles ?

Les 30 000 familles adhérentes aux AFC et plus généralement l’ensemble des familles ne craignent pas le progrès technique. Mais, sur ces sujets éthiques, elles sentent surtout que quelque chose de lourd se met subrepticement en place. À l’heure du développement durable, les familles aspirent à la bio family !

Les 300 AFC ont à cœur depuis les dernières législatives de rencontrer leurs députés, notamment pour faire connaissance des plus récemment élus. Mais peu formés et rarement idéologisés, ils sont sans doute négligents ou inconscients. Nous voulons les aider à se structurer. Ils doivent éclairer et convaincre autant les citoyens que les décideurs publics, au-delà des enjeux moraux qui peuvent être considérés comme relevant d’un choix personnel. Il s’agit de transmettre notre vision de ce qui est bon ou dangereux pour les femmes qui recourent à la PMA…

Allez-vous manifester ?

Il y a un temps pour dialoguer. Un temps pour expliquer. Et parfois un temps pour se manifester dans la rue. Avec qui voudra. Notre lutte doit être celle d’une société qui est consciente de sa fragilité vis-à-vis des chaînes de production et de consommation.

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