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Argumentaires bioéthiques

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Episode 1 : Je voyage en solitaire

Résumé : Entre le cocon familial qui nous a porté et la famille que nous aspirons à créer, chacun passe par une expérience de la solitude. Comment transformer cet épisode douloureux en un temps de croissance personnelle ?

Analyse de l'épisode

Le texte ci-dessous vous permet de construire une séance de réflexion avec les jeunes de l'âge concerné. Cette analyse s'adresse aux parents et éducateurs.

Ce que cette vidéo donne à voir

L’expérience de la solitude a surgi de manière toute nouvelle quelques années plus tôt avec la puberté. L’adolescent, puis le jeune et même parfois l’adulte gardera une nostalgie de cet éden de l’enfance dont il a été chassé : être le tout de quelqu’un qui serait mon tout.
Après les années agitées d’adolescence et les tentatives pour combler coûte que coûte cette solitude, l’arrivée de l’âge adulte lui présente une alternative simple :
- Soit la fuite. Il continue de tourner le dos par tous les moyens au « mal » que représente pour lui la solitude, en remplissant sa vie de relations et d’activités.
- Soit le consentement. Il entre alors dans un approfondissement de son intériorité.

La fuite

Le jeune lycéen/étudiant ou jeune pro qui sort presque tous les soirs, est en permanence connecté à son réseau, marche à coups de substances stimulantes, ne baisse pas les décibels et enchaine les sexfriends n’est pas conscient qu’il fuit cette angoisse de la solitude existentielle.
Les colocations jusqu’à assez tard (jeunes pros), l’expression « je suis avec » montrent bien combien certains ont du mal à ne pas chercher à coller de « pansement » sur leur solitude.

Il faudra qu’il arrive à poser des mots sur ce qu’il vit avant de pouvoir l’apprivoiser pour entrer dans une résilience source de grande fécondité : « Quand je suis faible, c’est alors que je suis fort », mais... il faut d’abord se reconnaitre « faible » !

La solitude est cet aiguillon qui pousse le jeune hors du cercle familial et l’entraine à faire sa vie ailleurs, le protégeant du clonage avec papa-maman ou de l’endogamie. C’est parce que je me sens seul et mal aimé que je cherche « ce qui ne va pas chez moi » et que je fais des efforts pour être « aimable », pour me tourner vers les autres, pour prendre soin de moi, m’enrichir, me cultiver. Si je fais l’expérience que le décentrage, l’attention aux autres rend heureux, alors je peux m’engager dans cette dynamique du don de soi. Sans cette « épine dans la chair » de la solitude je resterais chez moi, porte fermée et... bien seul.

La tendance aujourd’hui est de vouloir rester seul dans une indépendance très individualiste pour ne pas souffrir tout en enchainant les sexfriends ou les « plans-cul ». Les jeunes se sont brûlé les ailes plus tôt et en restent profondément marqués. Mais l’aiguillon de la solitude reste tenace...
Donc nommer la solitude, la reconnaitre, puis la transformer en dynamique de don.

Le consentement

La solitude est inévitable, douloureuse et positive tout à la fois. L’expérience de ce qu’elle apporte de positif passe par un consentement à ce qu’elle est.

Comment ? Je dois consentir à mon unicité, ma singularité, mon histoire, mon sexe, ma finitude et ma responsabilité personnelle à mener ma vie. C’est à ce prix que la solitude peut devenir féconde. Ce consentement passe très concrètement par une connexion à soi-même et à ses 5 sens .

Choisir de ne pas dépendre des autres pour me sentir exister. Cesser d’être un caméléon pour devenir soi-même. S’extraire de la tyrannie du regard permanent des autres sur soi pour vaincre la peur de se regarder soi-même. Parler au « je » « Je veux », « je ne veux pas », « je choisis »... Et expérimenter ainsi la force qu’il y a en soi dans un « je » totalement assumé.

Accepter et expérimenter un certain manque. Consentir au manque d’être seul : c’est à ce prix que l’autre et le couple que je formerai avec lui/elle sera constitué de deux êtres vivant leur vie et ne sera pas d’abord un pansement sur la souffrance de me sentir seul.

La solitude permet de relire ma vie : pourquoi suis-je seul ? Ne pas toujours accuser les autres (Attention au sexisme : « les mecs sont tous... ou les filles sont toutes... ») mais évaluer sa responsabilité et aussi sa capacité personnelle à mettre en place des changements.

Choisir de se poser un cadre.... Même si j’estime que mes parents ne l’ont pas fait. Se discipliner pour pouvoir « mener sa barque seul ».

Les parents, eux (leurs jeunes ont 16ans et +) doivent lâcher, faire simplement confiance et garder le dialogue. Ils ne peuvent plus être dans la maitrise sur le mode « il fait ce qu’il veut mais chez moi » qui cautionne tout et n’importe quoi. Les parents doivent pouvoir dire et tenir à la fois « Je ne suis pas d’accord » et « Tu es responsable de ta vie ».

Pour quels fruits ? Le premier fruit est d’identifier mon désir profond. Qui suis-je et qu’est-ce que je veux dans ma vie ? Qu’est-ce que je recherche ? Quel est le sens de ce que je vis ?

Le second fruit est de gagner en liberté intérieure. C’est quand je m’engage que je suis libre. Ce ne sont plus mes émotions ou les circonstances qui me déterminent ; je peux davantage poser un « je » totalement assumé. Je tombe moins amoureux à répétition mais je deviens capable de m’engager avec toute ma personne (corps-cœur-cerveau-conscience).

Le troisième fruit est de creuser un creux en moi qui me rend disponible et à l’écoute de l’autre. Je peux accueillir l’autre dans sa différence sans que celle-ci me remette en question. Je peux accueillir les événements avec du recul. Je suis libéré du bruit intérieur et peux réellement entrer en relation.

Ce que le jeune peut tirer de cette vidéo

- Le dilemme entre fuite et consentement
- Les bienfaits d’une solitude habitée : connaitre mon désir profond, grandir en liberté intérieure, me rendre disponible aux autres
- Montrer dans le scénario qu’il y a un crescendo bénéfique :
1) Le manque....
2) Le questionnement, le bousculement
3) L’expérience de don et de décentrement
4) La construction de sa vie

 

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