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Foi et société

Laïcité : déclaration de la CEF à l'occasion du 110e anniversaire

110ème anniversaire de la loi de 1905 : les évêques de France appellent à garder l’esprit originel de la loi.

Il y a cent dix ans était promulguée la loi relative à la séparation des Eglises et de l’Etat dans un contexte de tension extrême entre l’Eglise catholique et la représentation nationale.

Cent dix ans d’une mise en œuvre de cette loi dans un esprit d’apaisement, de sagesse et de conciliation ont permis de trouver de justes équilibres. Si cette loi organisait une « séparation », elle n’instaurait pas une « mise à l’écart » ou « une ignorance » des religions. Son article 1° affirme « La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées ci-après dans l’intérêt de l’ordre public. » Il s’agit donc d’une loi voulant favoriser l’exercice des libertés.

En 1905 le mot « laïcité » n’apparaît pas dans le texte de la loi. Il le sera plus tardivement pour préciser que l’Etat est laïc, c’est-à-dire qu’il ne privilégie aucune religion et que dans son fonctionnement il les respecte toutes, veillant seulement à ce que leur exercice ne perturbe pas l’ordre public.

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Journées de deuil national

deuil national petit« Face à l’horreur des attentats survenus vendredi 13 novembre à Paris, les Associations Familiales Catholiques tiennent à rendre hommage aux victimes et à témoigner leur profonde compassion aux familles qui ont été, d’une manière ou d’une autre, victimes de ces ignobles attaques terroristes, dans leur chair, dans leur cœur ou dans leur âme.

Les AFC soutiennent de tout cœur le personnel soignant, les forces de sécurité et tous les hommes de bien qui font preuve d’un professionnalisme et d’une générosité exemplaires dans ces moments tragiques.

Elles redisent aussi tout leur soutien et leurs prières pour les responsables politiques, amenés à conduire la France dans cette douloureuse épreuve.

Face à la violence aveugle et à la haine, les AFC redisent avec force que la famille demeure le premier et principal lieu d’éducation et d’humanisation où s’apprennent, au jour le jour, l’amour, les droits, les devoirs et le respect mutuel, et qu’il importe d’en prendre un soin tout particulier afin qu’elle participe pleinement à la cohésion nationale ».

Jean-Marie Andrès
Président de la Confédération des AFC

La conférence mondiale sur le climat - discours de Mgr Pontier

Extrait du discours d’ouverture de Mgr Georges Pontier, archevêque de Marseille et président de la Conférence des évêques de France, 3 novembre 2015 à l’Assemblée plénière des évêques.

« A la fin de ce mois, se tiendra au Bourget et à Paris la 21e Conférence mondiale sur le climat. Nous commençons à en connaître et à en comprendre mieux les grands enjeux pour l’humanité. L’encyclique du pape François Laudato si a fourni un cadre de réflexion riche et apprécié. La société civile, de multiples manières, attendait ce document, espérant et convaincue que les religions et le catholicisme particulièrement ont cette capacité de porter la réflexion au niveau des consciences, des changements de mode de vie pour préserver notre planète et le sort des générations qui viendront après la nôtre. En proposant les concepts de ‘maison commune’ pour désigner notre terre et ‘d’écologie intégrale’ pour montrer l’étendue de la problématique qui ne concerne pas seulement des questions environnementales mais toute la vie humaine et sociale, le pape François a donné un éclairage à partir de notre foi et a ouvert des perspectives qui ne réduisent pas la réussite de la COP21 à la seule décision importante des efforts à faire pour réduire le réchauffement climatique. Il s’agit d’oser regarder l’ensemble de la vie en société et entre les pays. Le pape François invite à chercher un nouveau modèle de développement qui intègre le souci des plus pauvres et les associe davantage aux prises de décisions.

« Quand on parle d’‘environnement’, écrit le pape François, on désigne en particulier une relation, celle qui existe entre la nature et la société qui l’habite. Cela nous empêche de concevoir la nature comme séparée de nous en comme un simple cadre de notre vie (…) Il est fondamental de chercher des solutions intégrales qui prennent en compte les interactions des systèmes naturels entre eux et avec les systèmes sociaux. Il n’y a pas deux crises séparées, l’une environnementale et l’autres sociale, mais une seule et complexe crise socio-environnementale. Les possibilités de solution requièrent une approche intégrale pour combattre la pauvreté, pour rendre la dignité aux exclus et simultanément pour préserve la nature. » (139)

Cet après-midi nous regarderons ensemble cet évènement important et la manière dont notre Église, parfois associée à d’autres Eglises chrétiennes et d’autres religions, va y prendre sa part, tant au plan national que dans nos diocèses et tout particulièrement à Saint-Denis et à Paris.

Il n’est pas inutile de rappeler qu’en 1982, la commission sociale de l’épiscopat avait produit un document toujours actuel dans son propos, intitulé ‘Pour de nouveaux modes de vie’. Il invitait déjà à cette conversion de nos comportements de vie et de notre rapport à l’usage des biens matériels ainsi qu’à la solidarité avec les plus pauvres. Cette réflexion va jusque-là : que devons-nous changer dans nos modes de vie pour prendre notre part dans le respect de la Création, la préparation d’un monde plus juste pour tous et une sobriété de vie ramenant vers l’essentiel ? Trop souvent les hommes se comportent comme des propriétaires de la terre et non comme des gestionnaires qui en ont reçu la charge et la protection pour le bien commun de tous les hommes et de toutes les générations. »

Retrouver le discours complet sur le site "Eglise catholique en France"

Actualité La Croix