Aux sources de la Famille - Retour sur le pèlerinage des AFC


Quelques mois après le pèlerinage en Terre-Sainte organisé par les AFC, retour sur ce voyage aux sources de la famille, en images.

Ensemble Dimanche 17 juillet 2011, aéroport de Paris : qui parmi tous ces voyageurs fera partie du pèlerinage des AFC enIsraël ? C'est à Tel Aviv que nous ferons connaissance : 49 personnes, soit une quinzaine de familles. Nous allons découvrir que nous sommes très représentatifs : de presque toutes les régions de France, de tous les âges et états de vie ; une seule famille complète, avec ses quatre enfants de 10 à 3 ans, aosé affronter les difficultés et les incertitudes du voyage. Ils nous ont ravis, de même que bien d'autres participants, chacun avec son charisme : une grand-mère de 82 ans venue avec deux petites filles aux petits soins pour elle, une autre de 78 ans, plusieurs couples venus avec un ou deux de leurs grands jeunes, entre 17 et 27 ans ; ceux-là ont été rassurés de ne pas se découvrir isolés, de pouvoir se baigner, marcher, discuter, prier, ensemble.

 

Pélé ou voyage ? Notre guide spirituel, le Père Benoît Campion, prêtre d'une paroisse lyonnaise, nous a offert des messes inoubliables et des sermons percutants : nous exhortant de sa voix forte, depuis les Tell (collines archéologiques et bibliques) brûlants du désert de Judée jusqu'aux rives de la Méditerranée dans les ruines d'un théâtre romain, en passant par les lieux saints chargés de tant d'émotions et de sens pour chacun d'entre nous. Dans le car, il s'est attaché à nous lire les passages de la Bible correspondants aux lieux que nous traversions. Le confort
et les visites étaient à la hauteur de ce qu'attendaient les participants : repos des mères de famille qui pouvaient se mettre les pieds sous la table, baignade au retour des journées si chaudes, cars climatisés, liberté des soirées.

 

Entrer dans cette terre sainte Fouler enfin cette terre d'Israël, ces lieux où vécut Jésus ! Il fallait bien un chauffeur talentueux, Elie, et un guide hors pair, Noam, pour assurer notre sécurité et notre bien-être dans ce pays où la paix semble si précaire et fragile ; Noam nous a fait mieux comprendre l'histoire de ce pays et ce peuple, tant de drames et de bouleversements, respectant l'aspect religieux de notre voyage. Le vendredi soir, veille du shabat pour les juifs, nous avons pu suivre avec intérêt mais non sans étonnement, certains rites propres aux juifs pratiquants ; car même dans l'hôtel, toute la vie s'organise pour respecter les innombrables lois du shabat. Dans cette terre sainte, au Saint-Sépulcre, au milieu d'une foule mélangée de pèlerins et de touristes, de résidents et de nationaux, nous avons été témoins de la guerre d'influence que se livrent les différentes communautés chrétiennes, aussi.

 

L'eau, le désert, et les basiliques Munis obligatoirement de nos casquettes et de nos bouteilles d'eau, nous sillonnons d'abord pendant trois jours la région désertique de la Mer Morte : dans ce désert inhospitalier, on devine la vie de bédouins, de juifs en kibboutz, de… l'armée israélienne, et on pense à tant de passages de la Bible. Arad, Béer Sheva, Sdé Boker, le Néguev, témoignent de l'histoire ancienne et récente de cette région. Jérusalem et ses environs nécessitaient bien les trois jours suivants : notre émotion est forte à Bethléem où flotte le drapeau palestinien, et où nous vivons la messe dans la crypte de St Jérôme : il y a traduit les Écritures saintes. Forte aussi quant enfin nos pas s'arrêtent devant tes portes, Jérusalem. Incompréhension face aux tensions interreligieuses, aux méfiances et précautions : notre guide est sur ses gardes. Basiliques, mont des Oliviers, musées, mais aussi mémorial de la Shoah Yad Vashem, sont au programme, avec pour cette dernière visite, un poignant discours de notre guide face à cette accumulation d'horreurs. Les trois derniers jours sont dédiés au lac de Tibériade et la Galilée : l'arrêt au Jourdain est l'occasion d'un petit rafraîchissement en y trempant nos pieds, nous déjeunons au bord du lac, du haut du Mont Thabor nous admirons l'immense plaine agricole de Jezréel, retrouvons les franciscains et l'italien Baruzzi associés à l'édification ou la tenue de nombreux monuments religieux,prenons du temps sur le Mont des Béatitudes, visitons Nazareth, Capharnaüm. Sur le chemin de l'aéroport, St Jean d'Acre et ses vestiges de l'époque des croisés auront précédé, dans l'amphithéâtre de Césarée maritime, notre dernière messe… ou un bain dans la Méditerranée, selon les participants !

 

Merci ! Merci aux membres de la confédération des AFC qui ont permis et suscité ce pèlerinage, ainsi qu'à chacun des membres de notre groupe avec lesquels j'ai partagé et échangé de profondes et passionnantes réflexions spirituelles et humaines, des moments de bouleversantes et intenses émotions mais aussi de convivialité et de franches rigolades contribuant à faire de ce voyage aux sources de notre foi, un temps d'exception. Un temps familial, en somme. Et si nous vous partagions le menu offert par Ziv près de la Mer Morte ? Aubergines frites à l'huile d'olive, galette, purée de pois chiche avec sa petite sauce aux herbes et aux épices, salade de choux, carottes et fèves, couscous et dattes, avec un thé à la menthe avant d'affronter la fournaise de l'après-midi ! Désormais, chaque lecture d'Évangile nous transportera et aura une image ou une saveur… reconnues. Quant aux sources de la famille, nous les avons trouvées, et les raconterons encore.
Sylvie Hiebel, participante, et secrétaire de l'AFC de Sarrebourg.