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Actualités foi et société

40 ans de l'encyclique Humanae Vitae

Dans le cadre du 60ième anniversaire du Jour du Seigneur, ont été programmés en cette fin d'année 4 téléfilms réalisés par Marie Viloin. L'un d'eux, intitulé Lettres d'Amours, évoque les années qui ont précédé la publication de l'encyclique Humanae Vitae, et pour l'essentiel à travers des références à des interrogations de couples chrétiens à propos de leurs relations conjugales et à l'enseignement des Papes de ces années sur ces questions.

Nous pensons judicieux d'ouvrir 40 ans après le débat sur l'encyclique Humanae Vitae. Malheureusement ce téléfilm, en se voulant objectivement historique, se révèle partiel dans la mesure où il ne rend compte pour l'essentiel que d'une situation d'incompréhension du Magistère de l'Eglise par un nombre important de couples chrétiens.

Il en ressort une impression forte de désespoir dans la mesure même où, il n'est pas fait suffisamment mention des défis nouveaux et des approfondissements anthropologiques et théologiques qui se firent jour à cette époque et qui ont été abondamment complétés par la suite.
Consultés avant la projection nous avons tenu à manifester auprès du producteur notre tristesse de voir le JDS associé, au moins en apparence, à une trop facile opposition au Magistère de l'Eglise et plus encore à la propagation de cette impression d'impasse pour les couples.

Nous continuons à penser qu'il serait à la fois tout aussi aisé, nécessaire et utile de présenter des témoignages sur la vision de la théologie du corps, de l'amour humain et de la famille, telle que de nombreux couples la découvrent et la vivent aujourd'hui dans la mesure où ils ont été concrètement éclairés par le Magistère - notamment par Jean-Paul II qui y a consacré de nombreux documents au long de son pontificat, puis par Benoît XVI - qui restitue à l'amour entre un homme et une femme son sens total et sa joie.

Il pourrait même être à proprement parler enthousiasmant de montrer que sur ces bases il existe les moyens de sortir des impasses qu'illustrent ce téléfilm, tout en mettant en évidence l'ampleur et la nature des défis qui se présentent pour leur mise en œuvre.

Notre Mouvement rappelle les initiatives qu'il prend en ce sens et se tient prêt pour coopérer, notamment avec le JDS, convaincu non seulement de l'importance de ces questions mais aussi de la nécessité de sortir de controverses inutiles car n'offrant pas d'issue.

Communiqué de la COMECE sur les cellules souches

Non brevetabilité des cellules souches embryonnaires humaines : une décision de bon sens et un bon signe

Le Secrétaire général de la COMECE Piotr Mazurkiewicz salue la décision rendue publique aujourd’hui par la Grande Chambre de recours de l'Office Européen des Brevets (OEB). « La brevetabilité de cellules souches embryonnaires humaines va à l’encontre du droit européen des brevets. Cette confirmation de la part de l’Office européen des brevets est un signe important en faveur de la protection des embryons humains.»

Les cultures de cellules souches humaines qui ne peuvent être obtenues qu'en détruisant des embryons humains ne sont pas brevetables en vertu du droit européen des brevets. C'est le constat que fait la Grande Chambre de recours de l'Office européen des brevets (OEB) dans sa décision rendue ce 25 novembre. Cette décision met ainsi fin en dernière instance à la procédure de recours concernant la demande de brevet "WARF/Thomson", qui avait été partiellement rejetée et qui portait sur une méthode pour obtenir des cultures de cellules souches embryonnaires de primates, y compris humaines.

La demande de brevetage des cellules souches embryonnaires humaines - et donc l'utilisation des embryons humains à des fins commerciales - avait suscité beaucoup de critiques de différentes parts. Le Président de la COMECE, Mgr Adrianus van Luyn, ainsi que le Secrétaire général de l'époque, Noël Treanor, avaient envoyé en octobre 2006 une lettre Amicus Curiae à la Chambre de recours dans le but d'exposer des objections juridiques et éthiques à l'octroi du brevet demandé. Ils ont souligné qu'étant donnée la grande importance des brevets dans le domaine de la recherche et des applications industrielles, l'OEB assume une responsabilité sociétale particulière lorsqu'il est amené à traiter des demandes qui touchent à l'inviolabilité de la vie humaine et à sa dignité. Même si le droit des brevets, du point de vue de la forme, ne concerne que le droit d'interdire à toute autre personne d'utiliser une invention (comme par exemple en vendant des licences d'utilisation), les brevets apportent en même temps un certain soutien aux inventions brevetées. Dans le cas de demandes de brevets relatives à la vie humaine, l'octroi d'un brevet ne pourrait dès lors ignorer la dimension éthique de l'invention. En tout état de cause, la Convention sur le brevet européen prévoit que des inventions biotechnologiques qui ont pour objet l'utilisation d'embryons humains à des fins industrielles ou commerciales ne peuvent pas faire l'objet d'un brevet.

Concrètement, dans le cas Thomson, le requérant a fait une demande de brevet pour les cultures de cellules souches embryonnaires humaines entre-autres. Par la suite, en 2003, il a retiré de sa demande de brevet le paragraphe relatif à la méthode qui favorise l'obtention de cellules souches à partir d'embryons humains au stade de blastocyste; à savoir la première étape incontournable qui permet la culture des cellules souches. Cependant, il existe un lien étroit et indéfectible entre l'emploi d'embryons humains et la mise en culture de cellules souches embryonnaires humaines ainsi que leur utilisation à des fins industrielles et commerciales. C'est pourquoi ces deux étapes ne peuvent être dissociées l'une de l'autre lorsqu'elles font l'objet d'un examen dans le cadre d'une demande de brevet.

La lettre Amicus Curie de la COMECE est consultable à l'adresse suivante: http://www.epoline.org/portal/PA_1_0_FS/DocumentViewer?RLANG=de&RACTION=LOAD&RAPPNO=96903521.1&RCOUNTRY=EP&RIID=ANONYMOUS&RROLE=PUBLIC&RORGNAME=EPOPORTAL&RDOCPAGENO=FIRST&RDOCTITLE=amicus+curiae&RDOCPAGECOUNT=11&RDOCTYPE=PDF&RDOCNO=EK66Z7W04065500&NPL=false



source: site comece

Soeur Emmanuelle est décédée

Soeur Emmanuelle, qui a dédié sa vie aux plus pauvres, est décédée lundi 20 octobre à l'âge de 99 ans. Elle s'est éteinte "dans son sommeil". Elle sera inhumée mercredi au cimetière de Callian (Var), après une cérémonie très simple, conformément à sa volonté, à la chapelle de la maison de retraite. Une messe à sa mémoire sera célébrée prochainement à Paris

Communiqué des Eveques sur la crise financière

Au cœur de la crise : faire crédit, faire confiance

La crise que nous traversons témoigne de l'importance de la finance pour l'économie et la paix sociale.

La financiarisation de l'économie a accéléré la mondialisation dont il serait injuste de dire qu'elle n'a que des effets négatifs. Elle a facilité le transfert des richesses et des technologies. Elle a été un levier puissant pour des projets d'investissements dans des pays en voie de développement.

Le marché libre, à condition de respecter certaines exigences, demeure sans doute l'instrument le plus efficace pour utiliser les ressources et répondre aux besoins des hommes et des sociétés de façon efficace.

Mais la crise nous révèle nombre de conséquences négatives lorsque les logiques financières poussées à l'extrême sont déconnectées de l'économie et ont pour seule fin la recherche d'un profit immédiat.

Nos sociétés sont ébranlées. Et comme toujours, en pareil cas, les plus pauvres sont les premières et bien innocentes victimes.

Cette crise nous invite tous à nous interroger sur nos modes de vie, sur notre rapport à l'argent, sur nos manières de faire fructifier notre épargne et de recourir au crédit.

Nous ne pouvons que saluer les efforts des gouvernements et des responsables politiques pour faire face à la situation.

Il est essentiel que les mesures préconisées se donnent une autre fin que le seul maintien d'un système financier qui a révélé ses faiblesses et leurs conséquences humaines.

Ceci ne pourra se faire :
- sans une coopération entre les Etats et naturellement pour nous en Europe,
- sans la mise en place d'institutions nationales et internationales efficaces d'organisation des marchés financiers,


- sans se donner les moyens de réorienter nos économies pour qu'elles soient au service des personnes et non du seul profit.

Ceci suppose une réflexion éthique et un engagement :
- pour que l'on s'interroge sur des pratiques spéculatives visant la rentabilité maximum à court terme,
- pour que l'on revoie les systèmes de rémunération et de gratification des dirigeants d'institutions financières surtout quand ils ont contribué à la crise ou pourraient en tirer profit de manière inconsidérée,
- pour que soient mis en place les moyens d'une plus grande traçabilité de l'argent et d'une meilleure identification des risques,
- pour que l'économie développe un recours plus raisonné au crédit,
- pour que le marché financier, par des investissements socialement responsables, soit réorienté au service d'une économie productive et modulée par les exigences environnementales.

La crise actuelle peut être l'occasion de resserrer notre lien social.

Quand la finance prétend être sa propre fin et n'est plus animée que par le désir exclusif du profit, elle perd la tête.

Quand le souci de l'homme, de tout l'homme et de tous les hommes redevient prioritaire, la confiance renait.

 

Les évêques du Conseil pour les questions familiales et sociales

Jean-Charles Descubes, archevêque de Rouen
Michel Dubost, évêque d'Evry
Michel Guyard, évêque du Havre
François Jacolin, évêque de Mende
Michel Pansard, évêque de Chartres

 

http://www.eglise.catholique.fr/conference-des-eveques-de-france/textes-et-declarations/au-coeur-de-la-crise--faire-credit-faire-confiance.html

Actualités des familles La Croix