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Les accidents de la vie courante (« AcVC ») font cinq fois plus de morts en France que les accidents de la route.
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- Catégorie : Sécurité
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21 Juil 2011
- Publié le jeudi 21 juillet 2011 15:32
Une Hausse de 3,4 %.
Les décès par « AcVC » ont augmenté de 3,4% de 2007 à 2008. En réalité, l'étude de l'« InVS » rapporte qu'entre 2000 et 2008, avec l'accroissement du nombre des personnes âgées en France, le taux de mortalité a diminué de 2,8 % en moyenne par an.
Les chutes, 1ère cause de décès
L'étude démontre que, d'une manière générale, tous âges confondus, les chutes sont la première cause de décès par « AcVC ». Pour les personnes âgées de 65 ans et plus, les chutes constituent plus de 80% des accidents de la vie courante et sont responsables de plus des trois quarts des décès.
Les hommes plus touchés que les femmes
Il avait déjà été constaté qu'en moyenne, en France, les femmes vivaient huit années de plus que les hommes. L'étude de l'InVS renforce ce constat en établissant une nette surmortalité masculine (32,7 décès par accident de la vie courante pour 100.000 hommes, contre 18,9 pour 100.000 femmes). Cet écart est d'autant plus marqué chez les enfants de moins de 15 ans : les chercheurs ont enregistré une diminution du taux de mortalité plus importante chez les filles (-15%) que chez les garçons (-8,4%).
Selon l'InVS, les accidents de la vie courante : un « problème de santé publique majeur » qui touche tous les âges
La première cause de mortalité chez les moins de 1 an sont les suffocations et entre 1 an et 15 ans ce sont les noyades.
Les accidents de la vie courante sont responsables de près d'un cinquième des décès entre 1 et 4 ans (111 décès sur 599) et d'un décès sur sept entre 5 et 14 ans (102 décès sur 705), mais ne représentent que 0,00224 % des « AcVC ». Les chercheurs soulignent cependant une diminution du nombre de décès, passé de 358 en 2000 à 254 en 2008.
La période estivale est davantage propice aux accidents de la vie courante (piscines, barbecues, etc.), le meilleur moyen d'empêcher ce type d'accidents reste la prévention (sensibilisation des parents par le dialogue et explication des dangers) ainsi que la surveillance.
Entre 15 et 64 ans, la première cause de mortalité : les intoxications
Les intoxications ont provoqué 1 376 décès en 2008, soit 757 hommes et 619 femmes. L'étude met en lumière une augmentation spectaculaire des décès entre 15 et 64 ans : depuis deux ans, on est passé de 528 décès en 2006 à 751 en 2008. Plus des deux tiers des intoxications ont eu pour cause des médicaments (prises accidentelles ou erreurs de prescription), les autres étant dues à d'autres substances dont les gaz. La qualité de l'air intérieur étant en partie responsable de ces accidents (monoxyde de carbone, composés organiques volatils), de simples gestes comme aérer tous les jours son logement permettent d'éviter le pire.
Environ 450 000 chutes par an des 65 ans et plus
Les deux-tiers des décès par « AcVC » sont survenus chez les 75 ans et plus. Pour cette tranche d'âge, les conséquences de ces accidents sont souvent plus graves que pour le reste de la population : ils peuvent entraîner des séquelles physiques avec une perte d'autonomie. Ils sont, pour la plupart, évitables en aménageant le logement par exemple, ou en pratiquant des exercices physiques réguliers pour garder la forme. En effet, ces accidents sont évitables à peu de frais. Il existe des associations locales qui développent des aides et conseils pour des aménagements peu onéreux, et des organismes d'aide à domicile forment les intervenants habituels à ces conseils.
Une politique de prévention organisée localement est essentielle.
Tous les progrès possibles ne peuvent reposer que sur l'action locale des associations locales, coordonnées dans une structure locale. Dans ce cadre, les Associations familiales peuvent jouer un rôle important. Les victimes des « AcVC » sont en effet les membres les plus fragiles de nos familles, petits-enfants et grands parents.
Le CLAC (Collectif inter associatif de Lutte contre les Accidents de la vie Courante), dont font partie les AFC, regroupe de nombreuses associations. Il exprime sa volonté de soutenir la candidature des « AcVC » comme « Grande Cause Nationale » pour l'année 2013 et incite toutes les associations locales qui le souhaitent à mettre en place des actions de prévention des accidents de la vie courante. Selon Corinne Griffond, présidente du CLAC, administrateur de l'UNAF, « c'est un enjeu considérable. Il s'agit de faire baisser le nombre d'accidents dont une des conséquences est aujourd'hui un nombre de décès 4 fois plus élevé que celui produit par l'insécurité routière » (Article paru dans La vie des AFC n°136 juillet-août 2011).


