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Energie

Ampoules comment faire un choix éclairé ?

Depuis quelques années, l'ampoule traditionnelle, à « incandescence », a été détrônée par des ampoules plus économes en énergie qui font appel à de nouvelles technologies. Ces nouveaux produits avait amenés la CNAFC à éditer une fiche pratique sur le sujet au moment où leur utilisation a été généralisée. Voici ici, résumées en quelques lignes, les caractéristiques de chacune.

Les ampoules incandescentes
ce sont les ampoules « traditionnelles » à filament incandescent. Elles consomment beaucoup d'énergie (95% de l'énergie part sous forme de rayonnement infrarouge et de chaleur). La France a choisi d'en interdire progressivement la commercialisation pour des raisons d'économies d'énergie. En septembre prochain, seules les ampoules de 40 Watts et moins seront disponibles à la vente.

Les ampoules fluocompactes
- Ce sont les ampoules dites à « basse consommation ». Outre ce premier atout, elles ont une ne longévité de 6 à 10 fois plus important que les incandescentes et chauffent peu.
Mais elles ont aussi des inconvénients qui viennent d'être pointés du doigt par un récent avis de la Commission de Sécurité des Consommateurs (CSC) :
- elles contiennent du Mercure(Hg) sous forme de vapeur. Même si la teneur en est faible (3 fois moins que les tubes fluorescents dits « Néons » ou 5 fois moins qu'une pile de montre), par son état gazeux, elle est particulièrement gênante en cas de rupture des tubes de la lampe. Il est alors conseillé d'aérer la pièce, de ne pas utiliser d'aspirateur pour ramasser les bouts de verre mais d'utiliser des gants. En fin de vie, il convient de les rapporter au magasin pour leur recyclage car le mercure est dommageable pour l'environnement (tous les magasins en vendant sont tenus de les reprendre pour les recycler) ;
- elles génèrent des chants électromagnétiques. Une controverse existe sur la dangerosité de ces ondes. Elles sont aujourd'hui inférieures aux normes européennes, à condition de ne pas se situer à plus de 30 centimètre de la source. Elles ne conviennent donc pas à l'équipement de tables de chevet ou de lampes de bureau ;
- la fréquence de la lumière émise peut provoquer des troubles chez les 5% de la population française sensible à « l'effet stroboscopique » ;
- l'indication usuelle sur les emballages en « Watt équivalent » (par exemple : « 20W équivaut à une ampoule à incandescence de 100W ») n'est pas une indication précise sur la puissance lumineuse émise. Il faut se référer à la puissance lumineuse mesurée en lumens (lm).
- elles mettent un peu de temps à atteindre leur intensité lumineuse optimale.
- le rendu des couleurs est de moins bonne qualité que pour les ampoules à incandescence ;
- elles supportent mal les faibles températures et la répétitivité de l'allumage ;

Les lampes LED
Elles présentent l'avantage de durer entre 10 et 30 fois plus longtemps que les ampoules à incandescence classiques et consomment encore moins que les lampes fluocompactes. Cependant, leur prix est encore très élevé et l'Agence nationale chargée de la sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (ANSES) a souligné, dans un avis d'Octobre 2010, que de nombreuses lampes à LED pourraient présenter des risques sanitaires liés notamment au spectre d'émission particulièrement intense en lumière bleue.

Les ampoules halogènes
Avec le retrait obligatoire de la vente d'ampoules à incandescence, si l'on veut éviter ces inconvénients, reste-t-il une alternative ?
Oui. Elle réside dans un nouveau type d'ampoules halogènes appelées "ampoules halogène à économie d'énergie". Elles ont relativement les mêmes caractéristiques que les ampoules à incandescence classiques (type de lumière, rapidité d'allumage, innocuité) et présentent quelques avantages en plus :
- une consommation électrique réduite de 30 à 50% ;
- une longévité deux à trois fois supérieure.
Rappelons enfin que le but recherché dans l'obligation de remplacement des ampoules à incandescence est la diminution de la dépense énergétique liée à l'éclairage et que la diminution de cette dépense passe déjà par des gestes simples comme ne pas laisser inutilement la lumière allumée dans une pièce, adapter l'éclairage selon les situations, se coucher plus tôt...

(Attention : les ampoules fluocompactes ne doivent pas rejoindre les poubelles à cause du mercure qu'elles contiennent. Pour les recycler, les ramener auprès des magasins vendant ce type d'ampoules, qui doivent mettre à disposition des bacs de recyclage.)

Nouvelles exigences de performance énergétique : par où commencer ?

Faisant le constat de la raréfaction des ressources énergétiques et de l'élévation de leurs coûts comme d'une sensibilité environnementale grandissante dans la population, le Grenelle II a décidé de mettre en œuvre des politiques plus directives en vue d'une gestion économe de l'énergie.

Les habitations privées sont responsables des deux tiers de la dépense énergétique en matière de chauffage. Les familles sont donc les acteurs privilégiés de cet effort économique et environnemental. Elles ont d'autant plus besoin d'informations précises en la matière.

Plusieurs pistes s'ouvrent à elles pour réduire la charge financière liée au chauffage et pour répondre aux nouvelles obligations règlementaires.

Le diagnostic de performance énergétique permet d'évaluer si un habitat nécessite des travaux de rénovation pour limiter les déperditions d'énergie. Pour trouver un professionnel de qualité pouvant effectuer ce diagnostic, il est conseillé de consulter la liste des professionnels reconnus : http://www.infoenergie.org
Il faut compter un minimum de 300 € pour les cinq diagnostics obligatoires pour une vente ou une location immobilière. Les notes de performance énergétique vont de A à G. On considère qu'il convient d'entreprendre des travaux si la note est comprise entre D et G.

Les travaux varient fortement en fonction de la situation particulière du bâtiment. Les plus efficaces sont souvent l'isolation du toit, des murs et du plancher ou l'installation d'un système de chauffage plus performant. L'Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie (Ademe) met à disposition un guide présentant les travaux de rénovation thermique les plus efficaces, le temps de retour sur investissement pour chaque type de travaux ainsi que les subventions auxquelles on peut prétendre :
http://www.anah.fr/fileadmin/anahmedias/Textes_et_publications/Guide/Guide_Pratique_Renovation_Thermique.pdf

Les économies d'énergie passent aussi par des gestes simples au quotidien (fermeture des volets ou des rideaux, coupure du chauffage les jours où la température est plus douce, installation de thermostats précis et programmables, etc.).

A l'heure où le développement de nouvelles sources d'énergie (photovoltaïque, éolien, gaz de schiste) reste sujet à débats, des économies sont dès à présent à notre portée ! Le Gouvernement nous y encourage par des incitations fiscales. La balle est entre nos mains. Jouons la !

Conclusions de la Commission Champsaur : le pouvoir d’achat des consommateurs d’électricité en danger ?

Communiqué de presse commun

Les dix-sept associations nationales de défense des consommateurs - l'Adéic, l'AFOC, l'ALLDC, l'ASSECO-CFDT, la CGL, la CLCV, le CNAFAL, la CNAFC, la CNL, la CSF, Familles de France, Familles Rurales, la FNAUT, l'INDECOSA-CGT, l'OR.GE.CO., l'UFCQueChoisir, l'UNAF - et une Fédération nationale de collectivités locales, la FNCCR, s'associent pour demander le maintien des tarifs réglementés d'électricité après 2010.
La Commission Champsaur chargée par le Gouvernement de réfléchir à l'évolution des prix de l'électricité et à leur encadrement a rendu ses conclusions début avril. A ce jour ces dernières n'ont toujours pas été rendues publiques. L'heure est aux arbitrages politiques sur cette question.

L'Adéic, l'AFOC, l'ALLDC, l'ASSECO-CFDT, la CGL, la CLCV, le CNAFAL, la CNAFC, la CNL, la CSF, Familles de France, Familles Rurales, la FNAUT, l'INDECOSA-CGT,
l'OR.GE.CO., l'UFC-Que Choisir, l'UNAF et la FNCCR demandent
:

  • le maintien des tarifs réglementés de vente d'électricité après 2010 pour les consommateurs particuliers et petits professionnels (artisans, commerçants, ...) ;
  • le maintien de la faculté pour les consommateurs particuliers de pouvoir bénéficier à nouveau des tarifs réglementés de vente d'électricité, 6 mois après les avoir quittés
    pour le marché (réversibilité totale) ;
  • le maintien pour un consommateur qui emménage sur un nouveau site de la possibilité de bénéficier des tarifs réglementés de vente d'électricité.
  • Il est acquis que la logique de marché n'est pas adaptée au secteur français de l'électricité et qu'elle ne pourrait qu'obérer un peu plus le pouvoir d'achat des français. En effet, ce
    marché présente les spécificités suivantes :
    - le coût de l'électricité sur le marché européen ouvert (production d'électricité majoritairement à partir de sources fossiles types charbon, gaz) est largement supérieur au coût moyen du kWh nucléaire, or le nucléaire constitue l'essentiel du parc de production français (près de 80%);
    - l'organisation d'un marché libre de l'électricité en France sans la préservation d'un tarif réglementé de vente d'électricité garanti par les pouvoirs publics conduirait à des rentes de situation au profit des producteurs électronucléaires en situation de monopole ou d'oligopole, au détriment du pouvoir d'achat des consommateurs. Le financement de la production électronucléaire doit donc être assis nécessairement sur un autre dispositif que celui d'un prix de marché.

    A l'heure où le pouvoir d'achat est au coeur des préoccupations des français, l'Adéic,l'AFOC, l'ALLDC, l'ASSECO-CFDT, la CGL, la CLCV, le CNAFAL, la CNAFC, la CNL, la
    CSF, Familles de France, Familles Rurales, la FNAUT, l'INDECOSA-CGT, l'OR.GE.CO.,l'UFC-Que Choisir, l'UNAF et la FNCCR en appellent à la responsabilité des pouvoirs publics afin que soient maintenus les tarifs réglementés de vente d'électricité au-delà dejuillet 2010.

    Actualités des familles La Croix