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Pouvoir d'achat

Une famille peut-elle vivre sans utiliser de chèques ?

Communiqué de presse

Un rapport sur l’avenir des moyens de paiement en France vient d’être publié par le Comité Consultatif du Secteur Financier. Il conduit à envisager la réduction, voire la suppression de l'usage du chèque.
 
 Bien que les cartes de paiement, les TIP, les prélèvements se soient développés pour devenir d’utilisation courante, une famille doit faire face à des dépenses régulières et peu faciles à payer sans chéquier, tels que frais de scolarité et cantine, services à domicile, adhésions à des associations, dépenses de médecine ou encore activités sportives et culturelles.
 
Par ailleurs, nombre de personnes sont encore peu habituées aux cartes et autres moyens de paiement dématérialisés, basés sur des codes secrets difficiles à mémoriser, ou aux moyens techniques nécessaires à l'acquisition d'espèces, ou ne souhaitent pas porter trop d'espèces sur elles par crainte du risque.
 
L'abondance de ces moyens techniques modernes dématérialise la notion de dépense, le pointage des comptes bancaires, et le suivi du budget familial pour les plus fragiles. A ce titre, le chèque entre dans le domaine des besoins et non de l’accessoire.
 
En tant qu’association de consommateurs, les AFC souhaitent également attirer l’attention sur la gratuité du chèque, avantage non-négligeable qui, dès lors qu’il disparaîtrait, pénaliserait ceux et celles, et en particulier les familles, qui auraient recours à ce type de paiement en raison de ressources économiques modestes.
 
Aussi, pour les AFC, toute réflexion sur une évolution vers la disparition du chèque doit donc être accompagnée d'une proposition de moyen de paiement facile d'accès aux familles et aux consommateurs ayant la plus faible culture économique.

Un guide pour surmonter une situation de surendettement

L'Association Française des Sociétés Financières (ASF) vient de publier une brochure  en concertation avec plusieurs organisations de consommateurs représentatives (dont les AFC) pour aider les familles qui se trouvent dans une situation de surendettement à surmonter leurs difficultés et prendre un nouveau départ. Elles y trouveront des recommandations pour bénéficier d'une procédure de traitement du surendettement, les obligations et droits que cette procédure entraine, le déroulement d'un plan d'apurement classique...

 Pour consulter ou télécharger la brochure : http://www.asf-france.com/publications-asf/Livrets/Vous-aider-a-faire-face-a-vos-dettes.pdf

J’achète – je vote

A côté des actions menées pour promouvoir la famille, diffuser la culture de Vie, faire entendre la voix des familles, faire des propositions aux pouvoirs publics, aux élus locaux, le tout en s'appuyant sur l'enseignement social et familial de l'Eglise, les AFC agissent également en faveur de la promotion de conditions favorables à une consommation éclairée et responsable. Ce dernier aspect est peut-être moins évident, moins connu ; pourtant, il n'est pas dénué de sens.
Chaque fois que nous achetons quelque chose, nous « votons » en quelque sorte « pour » le producteur, favorisons sa prospérité, son développement ainsi que ceux des intermédiaires et des vendeurs. En ce sens, l'acte d'achat, pour répondre à une nécessité, à un besoin, a également une portée qui le dépasse. Ce « vote » est pour le chrétien, comme pour tout citoyen, l'occasion d'exercer sa responsabilité éthique, économique et sociale. La doctrine sociale de l'Eglise nous rappelle en quoi consiste cette responsabilité, éclaire sa portée et ses modalités d'exercice:
« L'utilisation du pouvoir d'achat doit s'exercer dans le contexte des exigences morales de la justice et de la solidarité et de responsabilités sociales précises: il ne faut pas oublier le « devoir de la charité », c'est- à-dire le « devoir de donner de son "superflu" et aussi parfois de son "nécessaire" pour subvenir à la vie du pauvre ». Cette responsabilité confère aux consommateurs la possibilité d'orienter, grâce à une plus grande circulation des informations, le comportement des producteurs, à travers la décision - individuelle ou collective - de préférer les produits de certaines entreprises à d'autres, en tenant compte non seulement des prix et de la qualité des produits, mais aussi de l'existence de conditions de travail correctes dans les entreprises, ainsi que du degré de protection assuré au milieu naturel environnant. » (Compendium de la doctrine sociale, n° 359).
Une préoccupation de plus pour les familles catholiques ? Certainement, mais en même temps, ne serait-ce pas l'occasion de renouveler notre regard sur la consommation pour en faire un instrument de solidarité, de justice et de paix ?
En ce début de nouvelle année, prenons donc les bonnes résolutions pour être les entrepreneurs d'une civilisation de l'amour basée sur la justice et la vérité. Pour ce faire, achetons juste, votons bien !

 

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