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Vacciner ou ne pas vacciner mon enfant ?

De nombreuses interrogations se font jour actuellement quant à l’opportunité et la sécurité des vaccinations.

La vaccination est un acte de prévention et de santé publique. Donc, elle relève en permanence d’un arbitrage entre des bénéfices et des risques. Il ne faut pas perdre de vue que les vrais risques sont d’abord ceux des maladies. Par exemple, beaucoup de parents hésitent à faire vacciner contre la rougeole, suspectée de déclencher des troubles neurologiques. Or, ils peuvent oublier, parce que le taux de couverture vaccinale est suffisant dans notre pays (si nous n’avons pas vacciné nos enfants, les enfants des autres sont souvent vaccinés), que la rougeole est une cause importante de décès des enfants dans le monde.

Selon l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), le nombre de décès dus à la rougeole est passé de 750 000 à 197 000 (-74%) entre 2000 et 2007 dans le monde grâce à une très importante campagne de vaccination.

Oui, il y a des risques pour les vaccins, très rares, infiniment plus rares que les risques liés aux maladies : diphtérie, tétanos, coqueluche, polio etc…

Nous l’avons oublié car nous ne conservons plus dans nos généalogies le souvenir de décès ou de maladies graves liés à ces pathologies et ce grâce à la forte diffusion de la vaccination.

Toujours pour l’exemple de la rougeole, les Etats Unis, qui ont connu plus tôt ce rejet des vaccins et le mythe du retour à la « bonne nature », ont vu une explosion des cas de rougeole inégalée depuis 50 ans puisque de 34 cas en 2004, 644 ont été comptabilisés en 2014.

Sur toutes ces questions, il est vivement conseillé de faire le point avec son médecin traitant.

Dr Pascale Morinière

Article publié en mai 2016, mis à jour en juillet 2017

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