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Le Tribunal administratif de Paris annule l’agrément « Education nationale » accordé à SOS homophobie

Communiqué de presse

La CNAFC, ainsi que plusieurs fédérations d'AFC et deux AFC, saisies par des parents gênés par le contenu du " module de sensibilisation " utilisé par l'association SOS Homophobie dans les classes de leurs enfants, ont été conduites à engager une démarche contentieuse le 30 octobre 2009, sur laquelle le Tribunal Administratif de Paris vient de statuer.

Le 23 novembre 2012, le Tribunal a annulé l'agrément de cinq ans dont bénéficiait cette association en tant qu'association éducative complémentaire de l'enseignement public.

En effet, le Tribunal a notamment considéré en prenant connaissance du module de sensibilisation mis en œuvre par l'association SOS Homophobie que :

  • les scénarios intitulés " Le proviseur homophobe ", ou encore " La mère homophobe " - bâtis à partir de témoignages et destinés à faire réfléchir les élèves sur le mode " et toi, comment aurais-tu réagi ? " - , sont à ce point insuffisamment nuancés qu'ils portent atteinte au principe de neutralité qui s'impose aux associations qui interviennent dans l'enseignement public,
  • les affirmations telles que les représentants des religions " interviennent souvent publiquement pour s'opposer aux avancées en matière de droit des homosexuels " et " justifient même parfois une certaine discrimination à l'embauche à l'encontre des homosexuels " ou par ailleurs " les institutions religieuses sont libres de parler à leurs adeptes mais on est en droit d'attendre d'elles qu'elles n'interviennent pas dans le débat public pour peser sur la législation " sont susceptibles de porter atteinte aux convictions religieuses et philosophiques, tant des élèves que de leurs parents ou des enseignants.

À cette occasion, les AFC tiennent à rappeler leur conviction - conforme aux conclusions du Tribunal - qu'un enseignement dispensé avec neutralité et respect vis-à-vis de la liberté de conscience n'est en aucune façon un obstacle au recul de l'exclusion.

Les AFC pensent qu'une telle attitude, respectueuse de la liberté de conscience, est une condition nécessaire à la lutte contre toute forme d'exclusion, en particulier quand celle-ci est fondée sur l'orientation sexuelle, lutte que les AFC estiment hautement opportune et nécessaire - notamment à l'école.

Les formes de la vie et la question de l'evolution

Entre Evolutionnisme et Créationnisme, de nombreuses théories scientifiques se sont développées pour tenter de répondre aux question de l'origine de la Vie sur la terre. Un ouvrage complet et bien documenté fait à présent le point sur ces courants de pensée et les articule avec la Révélation en
faisant dialoguer les domaines scientifiques, philosophiques et religieux.
Ce livre permet de couvrir les programmes du collège au lycée; il intéressera aussi les enseignants et tous les esprits curieux d'une vision d'ensemble dans laquelle Foi et Raison se complètent l'une l'autre.

La morale à l'école

Vincent Peillon a annoncé un retour de l'enseignement de la morale à l'école. Beaucoup ont noté que le "retour de la morale" est cyclique avec les nouvelles équipes ministérielles et évacuent la question d'un haussement d'épaule.

Regardons tout de même ce qui nous est proposé .....
De fait, enseigner la morale pourrait aider chaque jeune à être plus libre, parce que plus à même de distinguer le bien et le mal, et à tous de développer des relations plus paisibles parce que fondées sur le respect mutuel.

Nous ne pouvons que partager ces objectifs.
Mais la vraie question tient au contenu de ce qui serait enseigné aux élèves ; avons-nous encore une morale partagée? La "bien pensance" ne tient-elle pas lieu de morale commune? Ne risque-t-on pas de réduire la morale au plus petit commun dénominateur : le respect, la politesse, l'égalité homme-femme...? Qu'est-ce que cette "morale laïque" citée par le ministre? Voici sa réponse : "le but de la morale laïque est de permettre à chaque élève de s'émanciper car le point de départ de la laïcité, c'est le respect absolu de la liberté de conscience. Pour donner la liberté de choix, il faut être capable d'arracher l'élève à tous les déterminismes, familial, social, ethnique, intellectuel, pour après faire le choix".
Il y a de la naïveté dans cette vision qui entend s'affranchir de tout déterminisme et, étonnamment pour le ministre de l'Education nationale, elle semble nier toute transmission possible d'un patrimoine moral d'une génération à l'autre. Nous ne partageons pas cette vision de l'éducation où les parents ne seraient plus les premiers éducateurs de leurs enfants.

Nous avons cependant des propositions concrètes pour l'école :
L'enseignement de la morale ne peut être seulement théorique. Un collégien peut avoir d'excellentes notes à un devoir sur la non-violence et être un élève harceleur dès la récréation suivante. Cet enseignement a besoin d'être concret : cela passe et par l'exemple et par la relation éducative. Les heures de "vie de classe" pourraient être le lieu d'un tel accompagnement ancré dans le réel, suivi dans le temps et incarné dans une relation.
Il serait bon de bannir les zones de "non-éducation" au sein de l'école (récréation, cantine, couloirs...). Toute l'école devrait être un lieu éducatif et pas seulement les temps où les professeurs sont devant les élèves. Cela passe par plus de présence auprès des jeunes, une plus grande proximité et des propositions inventives.

Pascale Morinière
Responsable du secteur Education de la CNAFC

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