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Eduquer au quotidien

« Avant j’avais des principes, maintenant j’ai des enfants ! »

Fotolia dispute MLors d'une conversation entre amis, il peut arriver que nous comparions nos expériences éducatives. C’est aussi l’objet des rencontres mensuelles des Chantiers-Éducation.

Et souvent, si ces amis n’ont pas encore d’enfant, sort la phrase « Avant j’avais des principes, maintenant j’ai des enfants ! ».
Une phrase qui peut paraître défaitiste. Mais qu’en est-il finalement ?

Les principes...

Lors des rencontres de notre Chantier-Education, il peut ressortir, par exemple, qu’éduquer un aîné peut sembler plus difficile que pour les cadets sans doute parce qu'avec un premier enfant tout parent veut tout bien faire. Ensuite, il arrive que nous perdions nos illusions sur nous-mêmes et que nous nous décontractions avec les suivants.

Alors pour bien éduquer ses enfants, faut-il d'abord perdre toute illusion sur notre capacité à être de "bons parents" ?

A moins d'être immatures ou exceptionnellement insouciants, tout parent débute sa carrière en étant bourrés de principes (plus ou moins bons) qui deviennent autant de projets que la réalité a tôt fait de malmener. Et plus les enfants grandissent, plus nos principes éducatifs sont malmenés !

... maintenant j’ai des enfants

Vient donc (périodiquement) le temps de « l'autocritique ». Et heureusement ! Car à rester accroché à ses projets de départ, nous risquons de passer à côté de ce que sont réellement nos enfants. Mais si cette attitude critique peut sembler nécessaire, elle peut devenir désastreuse quand elle nous conduit à douter du caractère primordial et irremplaçable de notre mission de parents et de notre capacité à la remplir.

Il serait judicieux de se considérer comme de perpétuels apprentis en éducation, ce qui implique la possibilité de faire des erreurs et, dès lors, le droit de se reprendre.

 Géraldine, Chantier-Éducation du Val de Marne

Semaine de l'argent : sensibiliser les enfants

affiche semaine argent 2018A l’initiative d’une organisation non-gouvernementale, Child & Youth Finance International, la « semaine de l’argent » aura lieu du 12 au 18 mars 2018.

« Les questions d’argent sont importantes » est le thème de cette édition 2018.

C’est l’occasion de faire réfléchir les jeunes à l’argent en général. En éduquant les jeunes aux finances personnelles, adultes ils pourront prendre les bonnes décisions et gérer leur budget, en consommateur averti.
Cette semaine peut être l’occasion pour les familles d’évoquer cette question de l’argent, pour les parents de parler argent avec leurs enfants, de donner du sens à l’argent et leur apprendre la valeur des choses.

Pour associer l'utile à l'agréable, des challenges Facebook sont proposés. Plusieurs institutions, dont la Banque de France, organisent des ateliers et lancent des initiatives pour aider les enfants dès leur plus jeune âge à comprendre ce qu’est l’argent, son utilisation, sa gestion...


Voir le programme sur https://www.mesquestionsdargent.fr/semaine-de-largent

Faut-il que je corrige mon enfant quand il n’emploie pas le bon mot ?

Fotolia ortophoniste« Arki tocoup. » Voilà un charmant remerciement ! Dans cette communication quotidienne, celle qui vise l’échange simple et banal de la vie, l’organisation habituelle, on peut reprendre facilement l’enfant quand il n’emploie pas le mot juste ou la construction de phrase attendue.

Et l'enfant va être longtemps confronté aux subtilités de la langue française. Compter des œufs est, par exemple, tout un art pour les liaisons : un Nœuf, deux Zoeufs, trois Zoeufs, quatR'œuf, cinQoeufs, six Zoeufs, sept Toeufs... Il va apprendre à s'ajuster. Ce travail se fait très naturellement avec ses parents, ses éducateurs. Ils s'y attendent et sont heureux de guider l'enfant sur ce chemin de maitrise. C'est un lieu de compliments, de fierté qui tissent des liens durables dans la famille.

On rit aussi des bons mots qui peuvent demeurer dans le lexique familial pour longtemps (quand le Centre Leclerc devient le Centre bleu-clair, que Pascal se fait appeler Pas-Sal, que le camembert se transforme en camion vert...), en veillant à ce que le « créateur » n'en soit pas humilié. Et c'est vite arrivé ! Un petit charmait sa grand-mère en la nommant « mômère ». Alors pourquoi faire évoluer ce qui plait ? Ce qui n'est pas corrigé ? Les vacances arrivent avec les grands cousins qui, hilares, se mettent à appeler la grand-mère comme le petit. Lequel, percevant immédiatement la pourtant très légère moquerie, arrête immédiatement cette prononciation enfantine.

C’est peu à peu que les mots nouveaux sont appris, et la prononciation mise au point. Quelques fois l'enfant n'y arrive pas seul, l'incompréhension des mots formulés par l'enfant dure. L'entourage peut ne pas savoir comment aider, peut aussi s'agacer... En cas de trouble de la prononciation, le médecin traitant sera le mieux placé pour faire vérifier par un ORL l’audition de l’enfant ou l’orienter vers une aide orthophonique.

Et s’il n’emploie pas le bon mot en racontant un cauchemar ? Dès que l’implication émotionnelle est forte, elle passe avant toute correction sous peine de couper l’envie de s’exprimer sur un sujet important pour l’enfant. Dans ces moment-là les parents doivent être attentifs à ses ressentis, à le rassurer, à aller plus loin « qu’est-ce que tu veux dire ?... Qu’est-ce que ça te fait de constater cela ?... La gestion des émotions est plus importante que l’emploi du bon mot.

Coup de cœur

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