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Eduquer au quotidien

Semaine de l'argent : sensibiliser les enfants

affiche semaine argent 2018A l’initiative d’une organisation non-gouvernementale, Child & Youth Finance International, la « semaine de l’argent » aura lieu du 12 au 18 mars 2018.

« Les questions d’argent sont importantes » est le thème de cette édition 2018.

C’est l’occasion de faire réfléchir les jeunes à l’argent en général. En éduquant les jeunes aux finances personnelles, adultes ils pourront prendre les bonnes décisions et gérer leur budget, en consommateur averti.
Cette semaine peut être l’occasion pour les familles d’évoquer cette question de l’argent, pour les parents de parler argent avec leurs enfants, de donner du sens à l’argent et leur apprendre la valeur des choses.

Pour associer l'utile à l'agréable, des challenges Facebook sont proposés. Plusieurs institutions, dont la Banque de France, organisent des ateliers et lancent des initiatives pour aider les enfants dès leur plus jeune âge à comprendre ce qu’est l’argent, son utilisation, sa gestion...


Voir le programme sur https://www.mesquestionsdargent.fr/semaine-de-largent

Faut-il que je corrige mon enfant quand il n’emploie pas le bon mot ?

Fotolia ortophoniste« Arki tocoup. » Voilà un charmant remerciement ! Dans cette communication quotidienne, celle qui vise l’échange simple et banal de la vie, l’organisation habituelle, on peut reprendre facilement l’enfant quand il n’emploie pas le mot juste ou la construction de phrase attendue.

Et l'enfant va être longtemps confronté aux subtilités de la langue française. Compter des œufs est, par exemple, tout un art pour les liaisons : un Nœuf, deux Zoeufs, trois Zoeufs, quatR'œuf, cinQoeufs, six Zoeufs, sept Toeufs... Il va apprendre à s'ajuster. Ce travail se fait très naturellement avec ses parents, ses éducateurs. Ils s'y attendent et sont heureux de guider l'enfant sur ce chemin de maitrise. C'est un lieu de compliments, de fierté qui tissent des liens durables dans la famille.

On rit aussi des bons mots qui peuvent demeurer dans le lexique familial pour longtemps (quand le Centre Leclerc devient le Centre bleu-clair, que Pascal se fait appeler Pas-Sal, que le camembert se transforme en camion vert...), en veillant à ce que le « créateur » n'en soit pas humilié. Et c'est vite arrivé ! Un petit charmait sa grand-mère en la nommant « mômère ». Alors pourquoi faire évoluer ce qui plait ? Ce qui n'est pas corrigé ? Les vacances arrivent avec les grands cousins qui, hilares, se mettent à appeler la grand-mère comme le petit. Lequel, percevant immédiatement la pourtant très légère moquerie, arrête immédiatement cette prononciation enfantine.

C’est peu à peu que les mots nouveaux sont appris, et la prononciation mise au point. Quelques fois l'enfant n'y arrive pas seul, l'incompréhension des mots formulés par l'enfant dure. L'entourage peut ne pas savoir comment aider, peut aussi s'agacer... En cas de trouble de la prononciation, le médecin traitant sera le mieux placé pour faire vérifier par un ORL l’audition de l’enfant ou l’orienter vers une aide orthophonique.

Et s’il n’emploie pas le bon mot en racontant un cauchemar ? Dès que l’implication émotionnelle est forte, elle passe avant toute correction sous peine de couper l’envie de s’exprimer sur un sujet important pour l’enfant. Dans ces moment-là les parents doivent être attentifs à ses ressentis, à le rassurer, à aller plus loin « qu’est-ce que tu veux dire ?... Qu’est-ce que ça te fait de constater cela ?... La gestion des émotions est plus importante que l’emploi du bon mot.

Faut-il donner des tâches quotidiennes à mes enfants ?

Enfant qui fait la vaisselle3 gros mots incompatibles : tâche, répétition et consentement libre car qui dit service dit gratuit !

Qu’est ce qui peut bien pousser des parents qui aiment leurs enfants à vouloir leur transmettre la capacité et même la volonté de rendre service dans la vie familiale ? A première vue nous sommes sadiques : nous imposons à nos enfants des tâches inintéressantes, jamais au bon moment, qu’il faut recommencer à peu près tous les jours et que nous exécuterions mieux et plus vite tout en cachant – nous - notre mauvaise volonté !

Eh bien c’est justement à cause de cette histoire de volonté bien meilleure qu’on ne croit ! Adultes, nous avons enfin la sagesse de reconnaître que les tâches monotones sont la trame de notre confortable cocon familial : le gîte - qui mérite un coup de balai - et le couvert qui nécessite d’être posé sur la table nous rappellent la joie - toujours palpable ? - d’avoir uni 2 vies pour en accueillir 1, 2, 3, ... autres !

Et notre essentiel est bien de nous aimer pour transformer les chrysalides que nous sommes encore : notre vie en petite communauté ne peut se tisser que d’attentions libres, de délicatesses gratuites, de soutien désintéressé et donc de services. Alors quelle chance d’avoir autant d’opportunités !!!

Et enfin nous connaissons bien notre responsabilité de former nos enfants à entretenir la fidélité à leur nature - ô combien serviable : (vous vous souvenez de votre petit Tom de 2 ans vidant le lave-vaisselle tout seul ?). Nous avons là le moyen d’augmenter, de diversifier leurs capacités pratiques, intellectuelles, affectives jusqu’à ce que leur intelligence et leur cœur ne fassent plus qu’un !

Béatrice, Chantier-Éducation du Vaucluse

Coup de cœur

livre laetitia de calbiac

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