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Comment favoriser le sommeil de nos enfants ?

Fotolia Sommeil bebeLes troubles du sommeil chez l’enfant rejaillissent sur toute la vie familiale, comment en sortir, pour le bien-être de nos enfants aujourd’hui et pour leur future vie d’adulte ?

Des enfants qui nous réveillent une, deux, trois fois par nuit, voire plus, et c’est tout l’équilibre familial qui en pâtit : fatigue, irritabilité, manque de patience... Alors, comment faire pour que nos petits (ou plus grands) fassent enfin leurs nuits et trouvent un sommeil apaisé ?

Alice attend son troisième enfant avec une certaine angoisse : son aînée de 5 ans la réveille régulièrement 4, 5 fois par nuits, avec en plus les réveils d’un nourrisson, comment va t’elle tenir le coup ? Elle a déjà essayé bien des solutions, psy, ostéopathe, huiles essentielles... Mais chaque soir revient cette angoisse de savoir comment la nuit va se passer, angoisse décuplée par la fatigue emmagasinée.

Pour le tout-petit, ce n’est que vers trois mois qu’il peut (enfin !) rester 6-8 heures sans manger. Alors jusque-là patience ! S’il nous réveille c’est qu’il a très certainement faim. Pour ne pas trop souffrir alors du manque de sommeil, le co-dodo peut nous aider en cas d’allaitement : pour ma quatrième, j’avais trouvé cette technique qui me permettait de me rendormir presqu’instantanément après l’avoir remise au sein (attention à ne pas l’écraser !).
Très vite, pour aider l’enfant à entrer dans le sommeil, il est bon de suivre un « rituel du coucher » à inventer dans chaque famille (lecture, câlin...) mais comme son nom l’indique, avec une régularité (dans les horaires, dans la manière de faire...) qui va être contenante, qui va répondre à son besoin de sécurité et va permettre à l’enfant de se laisser aller apaisé dans le sommeil.

« L’enfant se réveille la nuit, c’est normal, et cela intervient à chaque changement de cycle.(...) Ce qui n’est pas normal, c’est que l’enfant ne sache pas se rendormir tout seul »(Dr Challamel).

Alors quand il se réveille, je n’hésite pas à le laisser pleurer une dizaine de minutes, pour lui laisser le temps d’apprendre de lui-même à se rendormir. Entre un et deux ans, dans la période des « terreurs nocturnes », je vais juste le rassurer, lui dire que je suis là, et le laisse après se rendormir tout seul. Et, pour Arthur pour qui les cauchemars durent plus longtemps, il nous a fallu être plus inventifs : la boîte à cauchemars a fait son apparition dans le rituel, nous avons fait une entorse à nos principes et avons cédé pour une veilleuse, et surtout, avons discuté beaucoup plus avec lui sur ce qui le préoccupait, les copains d’école un peu violents, la maîtresse absente, le futur bébé qui arrivait dans la famille...

Et pourquoi vouloir favoriser le sommeil de notre enfant ? Il représente 1/3 de notre vie, il est vital pour notre santé comme pour notre équilibre psycho-affectif. Pendant notre sommeil, le corps se restaure, se défend contre les microbes, c’est le moment où le cerveau se développe : il digère les évènements de la journée, évacue la tension nerveuse et la mémoire s’y consolide.

Alors, allons-y, cela vaut le coup d’apprendre à nos enfants à bien dormir ! Et pour cela si nous commencions par nous reposer nous-mêmes !

Écrit par Claire, maman des Chantiers-Education de Corrèze

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