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Faut-il que je corrige mon enfant quand il n’emploie pas le bon mot ?

Fotolia ortophoniste« Arki tocoup. » Voilà un charmant remerciement ! Dans cette communication quotidienne, celle qui vise l’échange simple et banal de la vie, l’organisation habituelle, on peut reprendre facilement l’enfant quand il n’emploie pas le mot juste ou la construction de phrase attendue.

Et l'enfant va être longtemps confronté aux subtilités de la langue française. Compter des œufs est, par exemple, tout un art pour les liaisons : un Nœuf, deux Zoeufs, trois Zoeufs, quatR'œuf, cinQoeufs, six Zoeufs, sept Toeufs... Il va apprendre à s'ajuster. Ce travail se fait très naturellement avec ses parents, ses éducateurs. Ils s'y attendent et sont heureux de guider l'enfant sur ce chemin de maitrise. C'est un lieu de compliments, de fierté qui tissent des liens durables dans la famille.

On rit aussi des bons mots qui peuvent demeurer dans le lexique familial pour longtemps (quand le Centre Leclerc devient le Centre bleu-clair, que Pascal se fait appeler Pas-Sal, que le camembert se transforme en camion vert...), en veillant à ce que le « créateur » n'en soit pas humilié. Et c'est vite arrivé ! Un petit charmait sa grand-mère en la nommant « mômère ». Alors pourquoi faire évoluer ce qui plait ? Ce qui n'est pas corrigé ? Les vacances arrivent avec les grands cousins qui, hilares, se mettent à appeler la grand-mère comme le petit. Lequel, percevant immédiatement la pourtant très légère moquerie, arrête immédiatement cette prononciation enfantine.

C’est peu à peu que les mots nouveaux sont appris, et la prononciation mise au point. Quelques fois l'enfant n'y arrive pas seul, l'incompréhension des mots formulés par l'enfant dure. L'entourage peut ne pas savoir comment aider, peut aussi s'agacer... En cas de trouble de la prononciation, le médecin traitant sera le mieux placé pour faire vérifier par un ORL l’audition de l’enfant ou l’orienter vers une aide orthophonique.

Et s’il n’emploie pas le bon mot en racontant un cauchemar ? Dès que l’implication émotionnelle est forte, elle passe avant toute correction sous peine de couper l’envie de s’exprimer sur un sujet important pour l’enfant. Dans ces moment-là les parents doivent être attentifs à ses ressentis, à le rassurer, à aller plus loin « qu’est-ce que tu veux dire ?... Qu’est-ce que ça te fait de constater cela ?... La gestion des émotions est plus importante que l’emploi du bon mot.

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