Back Vous êtes ici : Education Vie scolaire et éducation Eduquer au quotidien

Eduquer au quotidien

Chronique éducative - Comment apprenons-nous ? (1/3)

Le rôle des sens

Nous percevons le monde par nos sens, particulièrement la vue et l'ouïe, et par le mouvement de notre corps ; le toucher, l'odorat y contribuent. Les chercheurs ont montré que chacun d'entre nous a une faculté principale, et ils nous classent en Visuels, Auditifs et Kinesthésiques (du grec kinesis, mouvement du corps, dont dérive le mot cinéma).
Cette faculté dominante joue un rôle essentiel dans l'apprentissage. Cependant les non-spécialistes ne peuvent la déterminer facilement. Par conséquent il est souhaitable, dans tout processus d'apprentissage, de faire appel à la fois, ou l'une après l'autre, aux trois facultés auditive, visuelle, kinesthésique. Cela facilite grandement la compréhension et la mémorisation.

Pensée et parole

Nous sommes capables d'acquérir des automatismes et des réflexes, nous pouvons faire quelque chose sans y penser. C'est parfois utile, et même nécessaire. C'est aussi parfois se rabaisser volontairement au niveau d'une machine sans esprit. Par exemple, apprendre par coeur un texte sans le comprendre et l'apprécier est peut-être utile en termes de bachotage, mais c'est le contraire de l'éducation, qui vise à faire des hommes et des femmes complets et donc conscients ; c'est apprendre sans comprendre.
Apprendre à raisonner, c'est apprendre à relier des idées de façon logique. Les idées s'expriment par des mots. La parole adressée à une autre personne peut être vide et sans intérêt, ou porteuse d'idées et de sentiments. La parole nous oblige à préciser nos idées, nos raisons. C'est pourquoi nous devons apprendre aux enfants à se parler à eux-mêmes (parole interne).

Percevoir, parler, penser

Dire et écrire ce que l'on perçoit, à haute voix ou en se parlant à soi-même, est le moyen de faire passer la perception au niveau de la conscience, pour ensuite alimenter la pensée par des idées elles-mêmes traduites par des mots.
Les spécialistes disent que les « visuels » perçoivent les idées par l'écrit ; les « kinesthésiques » s'approprient les idées en écrivant ; les « auditifs »  accèdent à la connaissance par la parole.                                                                                                                                                  

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.      

Source : Instruire et transmettre     

Le calcul mental, un jeu d'enfant

Le calcul mental est, comme le calcul posé, un facteur essentiel de familiarisation avec les nombres.

Mais pourquoi le calcul mental, puisqu’il existe des calculettes et des ordinateurs ?

A cela, plusieurs réponses :

-          L’usage exclusif de la calculette, dès le plus jeune âge, n’apprends rien aux enfants. Trouver magiquement que le produit de 2075 par 527 est 545 025 n’exige aucun effort et n’ajoute rien aux connaissances utiles.

-          Certes le calcul mental ne fournit que difficilement le résultat exact de 1075x527 ; en revanche, il donne presque instantanément l’ordre de grandeur du résultat : 1100x500 = 550 000. Cet ordre de grandeur est souvent suffisant pour nous informer et pour alimenter notre réflexion. D’autre part, il permet de vérifier le résultat d’une opération ou d’une série d’opérations, en évitant les erreurs grossières comme les erreurs de saisie ou de lecture sur calculette.

 Que faire si un enfant est très malhabile en calcul mental ?

Il est possible de l’aider en lui faisant faire des exercices, d’abord très simples, qui, à la longue, ressembleront à des jeux pour ceux qui auront persévéré.

La vie courante offre de nombreuses occasions : les additions, soustractions, multiplications lors des achats, la comparaison des prix de lots de composition et de tailles différentes, les remises lors des soldes, les distances et durées des déplacements. Toutes sortes d’informations lues ou entendues dans les médias se prêtent aussi au calcul mental.

Entraînement au calcul mental

Il faut avoir au préalable un certain nombre de connaissances, et d’ailleurs les exercices en font prendre conscience. Par exemple, connaître :

-          Le principe de la numération décimale : tout nombre entier est la somme d’unités, de dizaines, de centaines, etc.

-          Les tables de multiplication, dans tous les sens (58 = 7x8 plus 2 ou 8x7 plus 2)

-          Les compléments à 100 : 31-69, 47-53, etc.

-          Les multiplications et divisions par 10,100,1000…, les nombres comportant des décimales, les pourcentages, etc.

Quelques conseils :

• La vitesse de calcul n’est pas l’objectif : elle s’acquiert par l’expérience

• Pas de devinettes : l’élève doit être capable d’expliquer comment il a logiquement obtenu un résultat

• Un calcul mental se fait rarement en essayant de se représenter mentalement le calcul posé

• Il y a souvent plusieurs chemins pour faire un calcul ; lorsque l’élève a acquis une certaine habilité et qu’il a fourni un premier résultat juste, lui demander de chercher une autre façon de faire.

Eduquer à bien parler : une gageure ?

L’avenir d’un adolescent dépend en partie de sa façon de s’exprimer. Car la parole établit le lien avec nos semblables. Plus ou moins intelligible, plus ou moins claire, elle façonne l’idée que les autres se font de notre pensée et de notre caractère.

Bien parler, en français correct, est un atout dans la vie courante

Les parents doivent s’en occuper dès la petite enfance, et en réalité, dès la naissance. Car le bébé ne cesse d’apprendre.

Les enfants et les adolescents ont une tendance naturelle à parler comme les jeunes de leur âge : souvent, on parle trop vite, on avale les mots, on remplace les phrases par des mots isolés, on parle un argot. Sans s’y opposer frontalement, les parents doivent faire admettre que les enfants et adolescents doivent s’adresser aux adultes, et d’abord à leurs parents, dans une langue française intelligible.

Le « programme » tient en quelques points :

• Parler posément, en articulant

• Employer les mots justes, donc cultiver son vocabulaire, respecter la grammaire et la syntaxe françaises

• Prendre l’habitude de réfléchir avant de parler pour construire un discours ordonné et pleinement compréhensible ; certes la spontanéité est plaisante, mais, exagérée, elle donne l’image d’une personne écervelée.

 Un exercice utile : à l’extérieur, dans un endroit calme, parler suffisamment fort pour être compris par une personne placée à 5 ou 10 mètres.

Parler fort n’est pas crier ; cela oblige à articuler, sans précipitation. Cela donne de l’assurance.

Actualités des familles La Croix