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Parents, premiers éducateurs de leurs enfants

Les AFC ont toujours eu à cœur de répondre au mieux aux besoins des parents, de se mettre au service de la famille, en particulier dans l’éducation.


L’un des axes majeurs des AFC est de soutenir les parents, « premiers éducateurs » de leurs enfants puisqu’ils leur ont donné la vie. Les AFC ont dès l'origine été créées pour défendre la liberté de l’enseignement à travers la sauvegarde des établissements de l’enseignement catholique. Ainsi, l’éducation, objectif essentiel et permanent des AFC, s’enracine dans nos origines pour demeurer au centre de notre action.

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La réforme du collège en 8 points

La réforme du collège n’en finit pas de susciter les critiques.

Voici l'analyse des AFc en 8 points : le rôle des parents, les EPI, le latin & grec, les classes bilangues, les programmes, le Français, l'Histoire, les SVT.

 



… « leur implication est essentielle dans la réussite scolaire de chaque élève ». Mais on attend toujours, dans les textes du Ministère, que les parents apparaissent comme les « premiers et principaux éducateurs » et non comme les auxiliaires de l’Education nationale.



… ou « Enseignements Pratiques Interdisciplinaires » visent à monter deux projets par an à cheval entre plusieurs matières, dans les heures imparties et selon un certain nombre de thèmes. Le but est de favoriser un décloisonnement des disciplines. L’un des bénéfices pourra être une plus grande autonomie et donc plus forte implication des professeurs concernés. L’un des risques sera dans l’insuffisance, ou la vacuité, des projets, voire de tomber dans de l’occupationnel, au détriment de l’acquisition des savoirs fondamentaux.



… n’étaient pas prévus dans les dotations horaires ou dans les programmes, hormis une vague initiation en Français et dans l’un des « Enseignements Pratiques Interdisciplinaires » qui peut concerner les « langues et cultures de l’Antiquité ». Devant le tollé, la ministre a rétabli des cours de latin ou de grec, cela se fera cependant au bon vouloir et selon les moyens qui seront accordés aux établissements, au rythme d’une heure en 5ème et de deux en 4ème et 3ème. (Pour mémoire, 2heures existent en 5ème et 4ème et 3 heures en 3ème, actuellement).



… perçues comme des filières élitistes. Néanmoins dans certaines zones socialement défavorisées, ces filières permettent aux élèves les plus doués de sortir du lot et d’avoir une chance d’accéder à un bon lycée.



… sont établis non plus par année mais pour l’ensemble du Cycle 4 (5ème à la 3ème) pour les matières scientifiques. Il n’est pas tenu compte des élèves changeant de collège en cours de cycle.
Les programmes sont beaucoup plus vagues sur les connaissances à acquérir, favorisant l’autonomie, et donc l’investissement, des professeurs ; néanmoins, il s’agira d’une révolution culturelle –à accompagner- pour notre système éducatif français dans lequel le « programme » est le texte de référence de l’enseignement.
Il reste une inconnue : sur quelles connaissances les professeurs de lycée pourront-ils s’appuyer avec des élèves venant de collèges différents ?



… n’est pas la matière qui permet de transmettre une culture vivante, mais un « outil de communication ». (cf notre analyse sur le Socle Commun)
On préconise de travailler le français par séquences. Le programme indique que des « séances spécifiques en étude de la langue peuvent se trouver justifiées à l’intérieur de la séquence ».
Hormis cette indication, on ne trouve nulle trace de travail sur les conjugaisons, l’orthographe ou la syntaxe. Mais il est vrai qu’à défaut de grammaire, les élèves apprendront à se servir d’un correcteur orthographique. Ce programme apparait bien naïf : comment croire, sauf à ne pas avoir croisé un élève de sixième depuis bien longtemps, que, dès la sortie du Primaire, il serait apte à maitriser toutes les subtilités de la grammaire française ?



… se contente d’aborder des thèmes successifs et renonce explicitement à rendre compte de l’Histoire de manière continue. Les thèmes choisis ne s’enchaînent pas de manière logique ne permettant pas de comprendre les causes qui ont abouti à telle conséquence historique. Nombre de thématiques privilégiées sont de nature compassionnelle, l’accent étant mis, par exemple, sur les génocides, l’esclavage, ou les empires coloniaux suivant l’esprit de repentance qui a cours. Il s’agit là d’une vision de l’Histoire plus émotionnelle que raisonnée n’aidant pas l’élève à accéder à une compréhension dynamique et logique.



… abordent la reproduction sexuée avec le programme suivant : contraception, prévention des MST, spécificités de la sexualité humaine par rapport aux autres mammifères. On aurait pu espérer que les adolescents apprendraient comment se conçoit un enfant et comment se déroule une grossesse à un moment de leur cursus. Il n’en est rien. Les jeunes des générations à venir ne l’apprendront ni au collège, ni en 1ère, où ce thème est à nouveau traité. Comment peut-on espérer qu’ils puissent ainsi accéder à une sexualité de dialogue et de respect plutôt qu’à une sexualité de consommation de l’autre ?

Ce projet de réforme du collège semble avoir été élaboré dans une grande précipitation, il est marqué par l’idéologie « pédagogiste » de l’Education nationale, la volonté de mettre en œuvre un « socle commun » très technique et une vision égalitariste de l’école. La plus grande autonomie dévolue aux enseignants est une bonne évolution qui sera à poursuivre puisqu’il apparait clairement que la volonté de piloter le paquebot « Education nationale » depuis la rue de Grenelle de manière uniforme est un facteur d’immobilisme et d’appauvrissement continu, quels que soient les gouvernements et les réformes successives.

 

- Décret n° 2015-544 du 19 mai 2015 relatif à l'organisation des enseignements au collège
- Arrêté du 19 mai 2015 relatif à l'organisation des enseignements dans les classes de collège

Le nouveau visage de nos ados

En 2013, l'INSERM a interrogé 15 235 jeunes scolarisés, âgés de 13 à 18 ans, concernant leur propre adolescence.

Les résultats obtenus réaffirment le caractère complexe de ces adultes en devenir, avec une différence fille/garçon bien inscrite.

Les chiffres clés :

  • Près de 50 % des adolescents ont confiance en l'avenir
  • Pour 56 % des jeunes interrogés, l'adolescence n'est pas toujours une période facile
  • Une très grande majorité (74,5 % des filles et 57,6 % des garçons) privilégie l'isolement en cas de mal-être
  • 75 % des adolescents reconnaissent avoir besoin de limites

Une grande majorité se sent bien dans ses relations avec ses parents et pensent que ces derniers posent un regard positif sur eux.
82,3 des 13-18 ans sont globalement satisfaits de la relation avec leur mère, et 70,1 avec leur père.

Voir l'enquête INSERM

 

Les tout-petits et les écrans, étude UNAF sur les attitudes des parents

brochure-UNAF-ecran-2015Depuis plusieurs années, l'UNAF souhaite comprendre le rapport qu'entretiennent les familles vis à vis des écrans afin de mieux les accompagner.

A travers cette nouvelle étude, l'UNAF a souhaité poursuivre son action et s'intéresser à une question sur laquelle il existe bien peu de données : l'usage des écrans par les enfants de moins de 3 ans.

L'UNAF déconseille fortement l'usage des écrans par les jeunes enfants.

De nombreux parents, pourtant conscients que les écrans sont peu adaptés à leur très jeune enfant, demandent des conseils pour mieux gérer leur présence en fonction de leur réalité de vie. A travers cette nouvelle étude, l'UNAF s'intéresse à l'attitude des parents face à l'usage des écrans par leurs enfants de moins de 3 ans. D'une grande richesse et sans poser de jugement, l'étude évalue les habitudes dans les familles, la consommation médiatique des 0-3 ans, les principes éducatifs des parents et leurs inquiétudes.

Cette étude révèle qu'il n'est simple pour aucun parent de limiter l'accès aux écrans y compris au plus jeune âge. Aussi, elle nous propose quelques « trucs » qui peuvent aider les pères et mères à limiter l'exposition aux écrans.

Accéder à l'étude

 

De quelle autorité l’enfant a-t-il besoin pour grandir ?

 Ce texte est un extrait de notre dernière brochure 12 questions à se poser avant de crier sur ses enfants.

Selon la philosophe Hannah Arendt, l'autorité est « une manière d'obtenir l'adhésion sans avoir recours à la contrainte et à la menace ».

xene-brochureL'autorité juste, ajustée, est une autorité naturellement efficace, parce que légitime et ressentie comme crédible, parce qu'elle allie la bienveillance et la fermeté. Elle permet un espace de liberté dans un cadre sécurisant pour les enfants.

Bienveillance

Les enfants ne sont ni laissés à leurs seuls désirs, ni soumis à l'unique volonté de leurs parents : ceux-ci observent, écoutent et prennent des décisions en fonction de ce qui leur semble le meilleur pour le développement de leurs enfants. Cette écoute ou ce dialogue ne sont pas une négociation, mais une attention forte prêtée à ce qui est le bien de l'enfant pour l'instant présent et dans une perspective d'avenir. Dans une même fratrie, les besoins ne sont pas identiques aux mêmes âges. Ils nécessitent de mener cette écoute attentive pour chacun.

Le père ou la mère acceptent que les règles puissent être enfreintes sans se sentir remis en cause car ils ne se confondent pas avec les règles qu'ils ont fixées. Ils savent les rappeler, encourager et donner à l'enfant le temps de grandir dans la liberté.

À Adam, 5 ans : « Tu n'as pas réussi à ne pas te lever avant 8 heures, dimanche dernier. J'installe une pendule dans ta chambre. Tu pourras te lever quand la petite aiguille sera sur le 8. Je suis sûre que tu vas y arriver. »

Fermeté

Les règles ou les consignes sont énoncées aux enfants et sont ensuite appliquées et respectées sans que les parents reviennent dessus. L'assurance tranquille dans leur application ne varie pas en fonction des réactions de l'enfant et limite la durée des inévitables conflits, qui ne se transforment pas en bras de fer.

À Paul, 6 ans : « Tu ne veux pas terminer ta purée alors que tu aimes bien ça ? Ce n'est pas grave : je ne t'oblige pas à finir mais tu peux sortir de table puisque tu n'as plus faim. » À Laura, 16 ans : « Je t'avais demandé de rentrer à 22 heures au plus tard et il est presque minuit... Tu connais la règle : il n'y aura pas de sortie pour toi pendant un mois. » Ces règles s'appliquent de manière juste, c'est-à-dire que le détenteur de l'autorité ne l'utilise pas comme un pouvoir abusif ou arbitraire. Celui-ci s'efforce d'être cohérent, voire exemplaire.

On imagine aisément que le commandement : « Arrêtez de vous taper ! » serait contreproductif s'il s'accompagnait d'une distribution de claques. De même, il est plus facile d'apprendre aux adolescents à éteindre leur portable à table lorsque les parents respectent eux-mêmes cette règle. La cohérence rend l'autorité crédible ; elle est sécurisante pour l'enfant ou l'adolescent qui peut évoluer en confiance dans un environnement sûr qui l'aide à se construire intérieurement

Ce cadre éducatif va évoluer en fonction de l'âge, de la maturité et de la personnalité de l'enfant – Il y aura des interdits, fermes et non négociables : « Tu ne joues pas avec les allumettes » ; « Tu peux aller sur Facebook après tes devoirs, pas plus de vingt minutes. » – Il y aura aussi des libertés et des règles qui laisseront, avec l'âge, une part de plus en plus grande au libre-arbitre : « Tu te couches entre 21h et 21h30. »

L'objectif de l'autorité est d'arriver à ce que, à l'âge adulte, le cadre s'efface et que le jeune devienne capable de vivre dans la société de manière autonome et responsable, de poser des choix libres et d'en assumer les conséquences.

Commander la brochure sur le site de l'Emmanuel

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