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Jacques Cheminade

  • Jacques Cheminade : ses propositions concernant la famille

    Jacques Cheminade c julien lemaitre Wikicommons

     « Le seul critère d’une politique familiale doit être le soutien aux familles pour qu’elles donnent naissance à autant d’enfants qu’elles le désirent. (...) L’état doit prendre un engagement à long terme à leur égard, correspondant à l’engagement sur toute une vie. »

     

    v politique familiale

    Ses convictions sur les mesures de politique familiale :

    Un état d’esprit

    «Je tiens à souligner en conclusion que si les familles qui composent une société donnent naissance à des enfants, c'est parce qu'elles ont confiance en l'avenir de leurs enfants et donc en celui de la société où ils vont vivre. Aujourd'hui en France plus des deux tiers des familles françaises pensent que leurs enfants et petits-enfants vivront moins bien qu'eux-mêmes ont vécu. C'est donc une confiance dans le monde à venir que nous devons rétablir, une confiance à la fois dans notre pays et ceux qui le dirigent, dans la possibilité de trouver des emplois utiles et qualifiés et dans une sécurité et une justice sociale dignes de ce nom. Cela s'appelle, pour moi, la politique d'accueil, d'hospitalité et d'intégration qui ont été le propre de notre pays à ses meilleures heures. L'Encyclique Laborem exercens, sur le respect du travail humain, est un de mes textes de référence dans cette entreprise de « salut commun ».

    Principales mesures générales :

    1. Ajuster l'imposition des foyers. Éviter la progressivité excessive de l'impôt, dans le système actuel, en appliquant un quotient familial calculé en fonction du nombre de personnes composant le foyer est nécessaire pour assurer une politique familiale à la fois juste et assurant notre vitalité démographique. (…) Les 50% les plus pauvres se partagent seulement environ 10% de ce montant. Dans un nouveau système fiscal, le quotient familial actuel pourrait être remplacé par une prestation ou un crédit d'impôt égal pour tous, dès le premier enfant, quel que soit le revenu des parents. Il s'agirait d'un système progressif pour chaque nouvel enfant, le montant du crédit d'impôt ou de la prestation augmentant par enfant jusqu'au troisième inclus.

    2. Universaliser les allocations familiales. Je suis favorable à conserver le versement des allocations suivant le système actuel, qui me paraît relativement satisfaisant. Tous les enfants et toutes les familles doivent être traités également. Je refuse à la fois de mettre leur versement sous condition de ressources et leur fiscalisation voulue par certains.

     3. Favoriser le libre choix des rythmes de travail. (…) le système de congé maternité actuel devrait être étendu de 16 à 18 semaines, à quoi viendrait s'ajouter un congé d'accueil de l'enfant de 8 semaines, que les deux parents pourraient se partager selon leur choix. (…)

    4. Diversifier les modes de garde. (…) ouvrir 300.000 nouvelles places au sein des crèches et chez les assistantes maternelles. (…)

    5. Revaloriser la retraite des parents de trois enfants et plus. (…)

    6. Inscrire la politique familiale sur la longue durée (…) L'État doit prendre un engagement à long terme à leur égard, correspondant à l'engagement sur toute une vie qui est de donner naissance à des enfants. Une durée de 18 à 21 ans me paraît correspondre à ce double engagement des ménages vis à vis de leurs enfants et de l'État vis à vis des familles.

    Situation des familles monoparentales

    - Porter l'allocation de soutien familial (ASF) en faveur de parents isolés à 200 euros par mois et par enfant, quel que soit le revenu de la famille. (…)

    - Étendre l'aide complémentaire à la santé (ACS) aux parents isolés jusqu'à un revenu de deux fois le SMIC, alors qu'elle ne concerne actuellement que les personnes dont les ressources sont légèrement supérieures au plafond d'attribution de la CMU-C.

    - Établir un régime de déductions fiscales en faveur des familles monoparentales dont les revenus ne dépassent pas trois fois le SMIC faisant appel à des travailleuses familiales ou à des aides ménagères pour l'accomplissement de certaines activités quotidiennes ayant trait à la vie familiale. (…)

    - Établir une carte de disponibilités concernant les centres médico-psychologiques (CMP), en comblant systématiquement les déficits actuels. (…)

    - Étendre la réduction d'impôts pour permettre aux producteurs de donner du lait, des oeufs, des fruits, des légumes, des pommes de terre transformés et conditionnés aux familles monoparentales dont les revenus ne dépassent pas 1800 euros. Cibler, dans le cadre du Cice (crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi)

    Source :Réponse à la CNAFC, 2 août 2016

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