De nouveaux indicateurs du coût du non-mariage
- Détails
- Catégorie : Non-mariage
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24 Jan 2011
- Date de publication
Etudier les « coûts du non mariage », c'est montrer l'importance du mariage - « union physique, intellectuelle, affective, stable d'un homme et d'une femme, ouverte à la vie, fondée sur l'amour, l'intelligence et la liberté des époux, manifestée par un engagement mutuel et social... ». Importance aussi bien pour les membres de la famille ainsi constituée que pour la société dans son ensemble.
Dans le prolongement du travail réalisé en 2006, des études récentes permettent de mesurer de façon précise différents effets sociaux, économiques ... de choix qui, a priori individuels, conditionnent le fonctionnement et l'avenir de la société :
- des effets très lourds pour les enfants : qu'il s'agisse du rapport du Défenseur des enfants (2008) ou de celui de la Cour des Comptes sur la protection de l'enfance (2009), plusieurs documents mettent en avant les conséquences de l'instabilité familiale en termes de résultats scolaires (« La séparation des parents avant la majorité de l'enfant réduit la durée de ses études de 6 mois à plus d'un an en moyenne » écrit Paul Archambault dans son étude des conséquences de la séparation des parents sur la scolarité des enfants), de détresse (les jeunes pris en charge par la protection judiciaire de la jeunesse appartiennent plutôt à des familles désunies) ;
- une précarité socio-économique accrue : là encore, les données disponibles sont plus précises et confirment que, comme le rapport 2008 du Secours Catholique, « avec ou sans enfant(s), les personnes sans conjoint sont particulièrement exposées à la pauvreté », aux difficultés de logement... Une étude de l'INSEE, de janvier 2009, montre que le taux de pauvreté des enfants de familles monoparentales est de 37% alors qu'il est de 13% des enfants vivant avec leurs deux parents ; une autre, de juin 2008, met en évidence que seule la moitié des mères de famille monoparentale occupe un emploi à temps complet ;
- des coûts pour la société : ainsi, la Cour des Comptes notait en 2009, que « Les dépenses consacrées à l'accompagnement social des familles en difficulté se sont élevées à 439 M€ en 2007 (12 % des dépenses d'action sociale) ». Parallèlement, les situations de non-mariage alimentent l'activité des tribunaux et contribuent à leur engorgement. Ainsi, Dominique Versini notait dans son rapport 2008 que « les contentieux familiaux représentaient 65% de l'activité des tribunaux de grande instance en 2008 ».
Les effets ainsi décrits se cumulent et accentuent les difficultés des personnes concernées : l'instabilité familiale augmente la précarité qui génère une intervention publique sociale (versement de prestations...), parfois juridictionnelle (en cas de contentieux) et d'autres mesures de « protection », c'est-à-dire qui visent à en limiter les effets.
Toutes ces informations viennent rappeler l'importance de la stabilité de la famille pour la société et la nécessité de mesures ambitieuses à même de la favoriser, à commencer par la préparation et la valorisation du mariage.













