Back Vous êtes ici : Politique Politique et famille Prestations familiales et fiscalité

Prestations familiales et fiscalité

Congé parental : seul 4% des pères en profitent

Seulement 4% des pères français prennent un congé parental.

Le congé parental rémunéré, qui peut être pris par les deux parents, existe désormais dans 23 des 34 pays de l’OCDE, mais les pères restent peu nombreux à l’utiliser, souligne une étude de l’OCDE rendue publique le 2 mars 2016.

« Si les hommes prennent habituellement quelques jours de congé paternité juste après la naissance de leur enfant, seuls les plus motivés et les plus courageux utilisent leur droit à un congé parental plus long », note cette étude.
Dans de nombreux pays, les pères représentent moins d'un bénéficiaire sur cinq du congé parental. Certes leur part peut atteindre « 40% voire plus dans certains pays nordiques et au Portugal », mais elle n'est que « d' un sur cinquante en Australie, en Pologne et en République tchèque », précise l'Organisation qui relève toutefois une bonne nouvelle : « en moyenne, l'utilisation du congé parental par les hommes augmente ». Ainsi, en Finlande, leur part a doublé entre 2006 et 2013 tandis qu'en Belgique elle a progressé de près de dix points sur la même période.

En France, une réforme a modifié en janvier 2015 la durée du congé parental dans l’objectif, selon le gouvernement, de mieux le répartir entre les deux parents. Le Complément de libre-choix d'activité devenait ainsi la Prestation Partagée d'éducation et le partage du congé entre les deux parents prenait un caractère obligatoire.

Les AFC ont déploré ce caractère obligatoire qui entrave le libre-choix des familles dans l’organisation de leur vie familiale et professionnelle et qui, dans les faits, se solde souvent par un congé parental raccourci à partir du 2ème enfant.

Elles poursuivent leur travail de proposition de congé parental fractionné entre le père et la mère plus adapté aux familles désireuses d’harmoniser vie familiale et vie professionnelle au plus près des besoins de leurs enfants.

Lire aussi notre dossier sur la politique familiale en 2016

Fiscalité : soutenir financièrement un enfant adulte

solidarite familialeLes parents qui soutiennent financièrement leur enfant adulte, lorsque celui-ci n’a pas assez de ressources pour subvenir à ses besoins, peuvent déduire de leur revenu imposable les sommes qu’ils lui versent dans la limite d’un plafond fixé à 5732 € pour l’imposition des revenus de 2015.

De son côté, l’enfant doit déclarer les sommes reçues.
Pour être admises en déduction du revenu imposable, ces sommes doivent néanmoins être proportionnées aux besoins de l’enfant et aux ressources du parent.

En savoir plus sur les modalités d'application

Les familles au bord du burn-out fiscal !

Couple avenir politiquefamilialeLes coups de rabot successifs sur la politique familiale s’accentuent d’années en années, donnant aux familles la preuve d’un désamour et d’une reconnaissance toujours moindre de l’État, alors même que la famille demeure une réalité sociale extrêmement importante pour les Français, en particulier en période de difficulté économique. La famille est la cellule de base de la société !

Il y a plus de soixante-dix ans la France choisissait de mener une politique familiale encourageante et généreuse, reconnaissant ainsi que les parents rendent un grand service à la société en donnant naissance et en élevant leurs enfants. Depuis, ce soutien aux familles se traduit dans les faits par la prise en compte des charges liées aux enfants dans les mécanismes fiscaux ou d’allocation. C’est cette prise en compte qui est rognée depuis 30 ans, doucement mais sûrement.

Dernier avatar: depuis le 1 juillet 2015, les allocations familiales sont placées sous conditions de ressources. Une nouvelle fois, au nom d’économies à réaliser, ces mesures entament petit à petit le pouvoir d’achat des familles. Or non seulement leur efficacité est loin d’être avérée, mais surtout leur impact sur le moral des familles est très fort ! Preuves à l’appui, les AFC dénoncent le matraquage financier de plus en plus violent que les familles subissent et révèlent leurs craintes pour l’avenir. Un enfant est un projet de long terme. Comment s’engager sereinement pour 25 ans quand on sait que les règles du jeu vont changer sans cesse en cours de partie ?

En 2014, les AFC ont dénoncé publiquement la loi organisant cette mise sous condition de ressources des allocations familiales.

En 2015, passant de la parole aux actes, les AFC ont attaqué devant le Conseil d’État le décret d’application de cette loi.

En 2016, appuyées par un sondage d’opinion aux résultats sans appel, les AFC continuent de dénoncer ce phénomène de matraquage des familles, relayées avec vigueur par la presse et confortées par les chiffres de l’INSEE de janvier 2016, faisant état d’une baisse de la natalité et de la fécondité.

En vue de 2017, légitimées par l’opinion des Français, les AFC poursuivent résolument leur action en vue des élections : elles interpelleront les candidats aux élections présidentielles et législatives sur leur volonté de restaurer une politique familiale, au service de toutes les familles !

Cette grande politique familiale que les AFC appellent de leurs vœux devra respecter les principes de solidarité, d’équité et de stabilité, dans un climat de concertation !

Pour poursuivre cette action déterminée au service des familles, à votre service, nous avons besoin de votre soutien. Soutien d’adhésion à notre conviction d’abord, soutien ensuite en vous appropriant ces sujets pour vous en faire les relais, soutien financier enfin, car toutes ces actions ont un coût.

La presse en parle : sondage IFOP/AFC : les familles au bord du ras-le-bol fiscal

- Accéder au panorama de presse

RP Sondage IFOP2016

Actualités des familles La Croix