Marchons Enfants ! Les infos

Marchons enfant 2019 bannière

Back Vous êtes ici : Politique Politique et famille Vie familiale et professionnelle Les vacances familiales

Les vacances familiales

Des soucis logistiques à la joie des retrouvailles

Que ne feraient pas les grands-parents et les parents pour permettre à toute la famille de se retrouver l'été, et aux enfants de se créer leurs premiers souvenirs de vacances ! Organisation, préparation des repas, adaptation de chacun, mais aussi causeries, parties de plage, promenades… Les vacances familiales génèrent des souvenirs précieux.

Il y a quelques décennies, les familles élargies qui habitaient la même région étaient majoritaires. Aujourd'hui, parfois réparties sur toute la France, ces familles contraignent les grands-parents à devenir de véritables globetrotters pour voir leurs enfants et leurs petits-enfants. Mais l'été, l'inverse se produit, les enfants rejoignent tous ensemble la maison. La joie est réelle, mais cela ne va pas sans quelques sacrifices pour que la vie en collectivité se passe pour le mieux.

Se retrouver en famille étéDes grands-parents mobilisés

Si les vacances évoquent plutôt le repos, pourtant, pour les grands-parents, ces retrouvailles sont synonymes d'intense activité : Lors de ces retrouvailles, les grands-parents sont très actifs : « Le travail se multiplie, la machine à laver tourne et tourne sans arrêt, mais nous sommes tellement heureux de nous retrouver ! », témoigne Maria-Luz, mère de quatre enfants désormais adultes. Le bonheur de se revoir fait oublier le surcroît d'activité. Cela passe par un certain dévouement des grands-parents et une adaptation permanente : « Nous nous mettons à la disposition de nos enfants pour les accueillir, mais leur réponse doit être libre, explique Paul, père de six grands enfants. Nous devons donc accepter que certains réduisent leur séjour à quelques jours certaines années et que toute la famille ne soit pas nécessairement réunie aux mêmes dates. L'essentiel est que ces réunions soient désirées par tous et soient de bons moments. » En effet, partir en vacances n'est pas donné à toutes les familles, certaines ont des obligations professionnelles, d'autres n'en ont pas les moyens, et ces familles-là restent nombreuses. Mais il suffit parfois de quelques jours, parfois une journée, qui peuvent être intenses en émotion.

« Nous veillons à ce que chacun puisse exercer ses talents et ses goûts, en matière de sport, de cuisine, de jardinage… ou de farniente ! » Paul, père de six grands enfants

Quelques règles à tenir pour la vie en collectivité

Quand tout le monde se retrouve sous le même toit, il faut poser des règles, mais pas trop, juste pour permettre une cohabitation harmonieuse, comme le dit Paul : « Matériellement, nous laissons les parents responsables de leurs enfants et notamment de l'alimentation et de la garde. Toutefois, nous nous tenons prêts à les remplacer s'ils souhaitent faire des excursions ou sortir le soir. Nous veillons à ce que chacun puisse exercer ses talents et ses goûts, en matière de sport, de cuisine, de jardinage… ou de farniente ! Nous voulons éviter un modèle qui s'imposerait à tous et risquerait d'être trop éloigné du tempérament et des aspirations de certains. »

Accepter l’autre

L'acceptation de l'autre est sans doute la règle élémentaire quand on sait que pendant une dizaine de jours la promiscuité sera de mise pour la famille. Pour Amélie, étudiante, avant-dernière d'une fratrie de neuf, une attention à l^autre accrue est la condition d'un séjour agréable : « Je prends sur moi pour que tout le monde passe de belles vacances. La nécessité de se retrouver tous ensemble nous oblige à nous accueillir les uns et les autres : par exemple, je ne me vexe pas si j'entends telle ou telle réflexion, j'aide ma soeur si je vois qu'elle est débordée, je prépare le repas des grands si celui des petits s'éternise un petit peu, je mets la table, je range le salon… Finalement, c'est accepter de changer un peu ses habitudes pour que chacun se sente bien accueilli dans la cellule familiale. » Si Amélie accepte parfois de se lever la nuit quand un bébé pleure, ses frères et soeurs lui laissent faire tranquillement la grasse matinée pour qu'elle puisse se reposer. Lorsque la famille soudainement s'agrandit, il faut trouver des moyens d'adaptation pour faciliter la bonne gestion du groupe. Toutes les familles n'ont pas forcément la maison adéquate pour tout le monde. Maria-Luz n'hésite pas à planter la tente pour accueillir les nouveaux invités, et tout le temps qu'elle reçoit, se facilite la vie en limitant la vaisselle au maximum.

« Je ne me vexe pas si j'entends telle ou telle réflexion, j'aide ma soeur si je vois qu'elle est débordée, je prépare le repas des grands si celui des petits s'éternise un petit peu, je mets la table, je range le salon... » Amélie, étudiante et huitième d'une fratrie de neuf

Souvenirs, souvenirs

Ces vacances soudent la famille, car elles forgent des souvenirs communs. Amélie se souvient « des repas qui se prolongent, suivis d'un départ en trombe à la plage pour être sûrs de ne pas rater la marée ou le rayon de soleil qui perce le ciel de Bretagne. Il y avait toujours des disputes, mais aussi beaucoup d'excitation, car enfin on allait pouvoir se défouler sur la plage ». « Nos petits-enfants attendent impatiemment ces occasions de se retrouver et engrangent de merveilleux souvenirs qu'ils conserveront toute leur vie », trouve Paul. Pour Maria-Luz, tous ces « temps de réflexion, de retrouvailles et d'amour partagé », c'est tout simplement le « paradis sur terre ».

 

A lire également :
Les conditions du succès des vacances familiales
Se retrouver en famille garde une valeur (entretien avec Jean-Philippe Vallat, directeur des politiques et actions familiales et des études à l'UNAF)

Coup de cœur

PMA couv enjeux debats

Actualités des familles La Croix