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Quelle réforme des retraites pour les familles ?

Couple ordinateur age medium plus 684x480Les AFC ont rédigé une fiche claire et synthétique pour comprendre les enjeux de la réforme des retraites actuellement discutée par le gouvernement et qui va faire l'objets d'états généraux.

Consultez notre fiche à télécharger librement ci-dessous.

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Télécharger ce fichier (Reforme_retraite_AFC_06_07_2018.pdf)Fiche Quelle réforme des retraites pour les familles ?[Juillet 2018]416 Ko

Communiqué de presse : Réforme des retraites : les AFC attentives aux droits des familles

Le Haut-Commissaire à la réforme des retraites Jean-Paul Delevoye, ancien président de CESE, vient de lancer une grande consultation citoyenne en vue d’une réforme des retraites en 2019.

Chaque citoyen est invité à donner son avis en ligne sur les constats et les propositions identifiés par le Haut-Commissaire, et à proposer de nouvelles pistes de réflexion ou des solutions sur 11 thèmes : Comment améliorer l’acquisition de droits pour les plus jeunes ? Quelle solidarité pour les plus faibles revenus ? Comment donner plus de liberté dans les conditions de départ à la retraite ?...

Si les AFC ne contestent pas la nécessité d’une réforme globale de notre système de retraite, elles soulignent que celle-ci ne saurait s’effectuer au détriment des familles.

C’est ainsi que doivent être préservées la majoration de la durée d’assurance retraite de deux ans par enfant élevé dont bénéficient les mères de famille, la majoration de 10 % de la pension de retraite dont bénéficient les retraités ayant élevé au moins trois enfants, l’assurance-vieillesse du parent au foyer.

La réversion de la pension de retraite du conjoint décédé sur le conjoint survivant doit être maintenue. Notamment toute réforme soumettant celle-ci à des conditions de ressources très faibles du conjoint survivant aboutirait, dans les faits, à sa suppression.

Cette réversion permet de réduire l’écart des retraites entre hommes et femmes puisqu’elle bénéfice à 87 % aux femmes et même, pour certaines, constitue  la seule retraite. Surtout, elle met en oeuvre un  mécanisme de solidarité conjugale bienvenu, au moment où se développe dangereusement  une vision très individualisée de la protection sociale.

Ce sont en effet les familles, particulièrement les familles chargées de nombreux enfants, qui contribuent à l’équilibre de notre régime de retraite. Les AFC seront extrêmement vigilantes à ne pas les sacrifier une nouvelle fois, tant économiquement que dans la reconnaissance que doit lui porter la société.

Réductions cartes Familles nombreuses TGV

carte enfant famille 250x135Suite aux questions de nos adhérents sur les réductions cartes famille nombreuse pour les billets TGV pris sur internet, nos bénévoles nationaux représentant la CNAFC auprès de la SNCF ont interrogé son service consommateurs.

Voici la réponse de la SNCF :

Le site OUI.sncf vend les mêmes tarifs que ceux des gares. Ces tarifs sont contenus dans Résarail.

Il a été décidé que la nouvelle page de devis ne remonte que trois propositions tarifaires :

  • Non échangeable et non remboursable
  • Echangeable sous conditions
  • Echangeable sans conditions

Lors d’une réservation avec une carte famille nombreuse, le site OUI.sncf affiche le tarif le moins cher dans la catégorie « Echangeable sous conditions ». En effet, les tarifs sociaux ou conventionnés sont calculés sur la base du Plein tarif loisir et non sur tarif Loisir du jour.

Sur demande de l’Etat, les tarifs sociaux, conventionnés et ayants-droit conservent leurs règles de calcul des réductions basées sur deux types de train :

  • Les anciens trains Période de Pointe deviennent les trains standards et sont indexés sur le plein tarif loisir.
  • Les trains au tarif moins élevés (ex-trains Période Normale) deviennent les trains réglementés et résultent d’un accord avec l’Etat.

Quotient familial : les AFC demeurent vigilantes

Communiqué de presse

Le député Chiche (LREM), qui a auditionné les AFC dans le cadre de la mission parlementaire sur la politique familiale qu'il conduisait avec le député Lurton, a fait part hier de ses propositions personnelles.

Il proposait notamment la fusion des allocations familiales et du quotient familial, pour "créer une nouvelle allocation mensuelle (...) à toutes les familles dès le premier enfant, [qui sera] soit modulée en fonction des revenus (...), soit fiscalisée", entraînant de fait la suppression du quotient familial. Il a été contredit dès aujourd'hui par le porte-parole du Gouvernement, qui "écarte toute modification du quotient familial".

Pierre angulaire de notre politique familiale depuis plus de 70 ans, le quotient familial est la traduction du principe constitutionnel exprimé par la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen selon lequel l'impôt "doit être également réparti entre tous les citoyens en fonction de leur faculté contributive". Ainsi, les AFC rappellent avec insistance que le quotient familial n'est pas une aide aux familles, mais le mécanisme permettant d'adapter le montant de l'impôt sur le revenu aux capacités contributives d'un ménage !

Sa suppression entraînerait une augmentation très forte de l'impôt des familles - et pas seulement des familles dites aisées - mais également celui des familles aux revenus modestes. En effet, parmi les 54 % de foyers non imposables, une forte proportion d'entre eux le sont justement du fait du quotient dont ils bénéficient, sans d'ailleurs toujours bien s'en rendre compte.

Cette suppression pénaliserait particulièrement les familles nombreuses, dont le nombre est en constante diminution. Or ce sont ces familles qui contribuent au renouvellement des génerations et donc à l'avenir du financement de notre régime de retraite.

Pour les AFC, l'enjeu majeur est de donner les moyens aux familles d'exercer toute leur liberté, et notamment d'élever le nombre d'enfants qu'elles souhaitent, quel que soit leur niveau de revenu, dans une société qui valorise la famille. C'est à juste titre que Mme Buzyn rappelait le 20 mars à l'Assemblée nationale que parmi les objectifs de la politique familiale, qui ne doit pas être confondue avec la politique sociale, figurent notamment "la conciliation de la vie familiale et de la vie professionnelle, la relance de la natalité et le soutien à la parentalité". Plus que jamais, les AFC demeurent mobilisées et attentives à l'édification d'une politique familiale juste et ambitieuse !

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