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Administrateurs UDAF, qu’est-ce que c’est ?

porte paroleLa réunion annuelle des administrateurs et représentants AFC en UDAF a réuni, le 30 septembre 2017 à Paris, plus d'une vingtaine de personnes. Mais quel est leur rôle ? En quoi représentent-ils la voix des familles AFC ?

L’UNAF et les UDAF

L'Union Nationale des Associations Familiales(UNAF) est une institution nationale chargée de promouvoir, défendre et représenter auprès des pouvoirs publics les intérêts de toutes les familles vivant sur le territoire français, quelles que soient leurs croyances ou leurs appartenances politiques.

Union et non fédération d'associations, elle permet aux familles de s'exprimer, dans toute leur diversité, pour une politique familiale globale, innovante et forte.
Elle anime le réseau des 22 Unions Régionales des Associations Familiales (URAF) et des 100 Unions Départementales des Associations Familiales (UDAF), et les appuie dans leurs missions institutionnelles et de services aux familles.

Les mouvements familiaux

Les AFC sont le 3ème mouvement familial en nombre de familles adhérentes. Mais les membres de l’UNAF sont nombreux : 70 mouvements nationaux et 6 700 associations représentant environ 650 000 familles sur tout le territoire, de toutes sensibilités : confessionnelles, laïques, à recrutement général ou spécialisé... (voir la liste sur le site de l'UNAF).

S’engager au sein de l’UNAF ou d’une UDAF, c’est non seulement représenter les AFC au « parlement des familles », mais c’est aussi saisir l’occasion d’agir au sein des très nombreuses instances de proximité où les UDAF sont elles-mêmes présentes pour faire valoir les intérêts des familles : Caisses d’Allocations Familiales, Caisses Primaires d’Assurance Maladie, Centres Communaux d’Action Sociale, Office Public d’Aménagement et de Construction (OPAC), Office Public des HLM, commission de médiation loi DALO (Droit au Logement Opposable), comité de protection de la personne, représentant des usagers du système de santé, Conseil Départemental de l’Éducation nationale, Commission d’Agrément des Candidats à l’adoption etc...

Il existe ainsi de très nombreuses possibilités pour faire concrètement entendre nos voix et nos convictions dans la vie de la Cité. En 2016, il y avait sur toute la France 15 427 représentants familiaux.

Journée des administrateurs et représentants AFC en UDAF

Les représentants AFC en UDAF ne sont pas forcément des personnes qui sont engagées dans le Conseil d’administration de leur AFC. Il suffit d’être adhérent et à jour de cotisation, et d’avoir la volonté et le temps de s’engager sur une des missions proposées.

La journée du 30 septembre a été l’occasion pour les personnes présentes de réfléchir à de nombreuses questions :
- Quelle utilité a-t-on de siéger dans les UDAF et dans les représentations départementales ?
- Qu'est-ce que l'on peut en faire ?
- Comment le faire savoir auprès de nos adhérents ?
Les points suivants ont été rappelés :
- Savoir discerner est très important pour un représentant d’où la nécessité de se former (notamment à la doctrine sociale de l’Eglise)
- Il est légitime de siéger en tant que catholiques : une parole de conviction fait souvent avancer les choses.
- Il faut identifier les personnes-relais et les bons canaux pour faire passer les informations utiles.
- Les remontées du terrain et les liaisons transversales entre bénévoles, occupant des représentations identiques, sont indispensables pour comprendre la réalité des enjeux et agir efficacement.

Le chrétien s'appuie sur la Doctrine Sociale de l'Eglise. Il a des convictions et des revendications moralement pertinentes et a toute légitimité pour travailler au Bien Commun de la société.

Politique familiale : le matraquage continue !

assemblée nationaleLe projet de loi de financement de la Sécurité de sociale pour 2018 présenté hier par Mme Agnès Buzyn, ministre des solidarités et de la santé, prévoit un nouveau coup de rabot sur la politique familiale.

Il réduit les montants des prestations et remonte aussi les seuils, excluant toujours plus de familles des prestations familiales.

M. Olivier Véran, député de l’Isère et rapporteur général de la commission des affaires sociales de l’Assemblée Nationale, remet même en cause l’universalité des allocations familiales, déjà malmenée par la récente mise sous condition de ressources.
Alors que la branche « famille » de la Sécurité Sociale est excédentaire, il est injuste de continuer à matraquer les familles !

Alors que le taux de fécondité diminue encore en 2016, à 1,93 enfants par femme (INSEE, août 2017), on constate une nouvelle fois le lien fort entre le manque d’ambition de la politique familiale et la démographie française !

Alors que le nombre idéal d’enfants souhaités s’établit à 2,39 (UNAF, février 2017), on constate que les Français n’ont pas autant d’enfants qu’ils le désirent !

La politique familiale exprime la solidarité par laquelle les familles sans enfant s’associent à l’effort consenti par les familles qui accueillent des enfants.

Ce n’est pas en prenant en otage des familles contre d’autres que l’on améliorera la situation des familles monoparentales. Rappelons à ce titre - pour prendre des analyses de terrain (UDAF 77 Observatoires de familles) - que « la rupture conjugale après une période de vie commune (mariage ou vie maritale) concernait 73,7 % des familles monoparentales en 2005 (soit 24.055 familles sur 32.658) avec une progression de 27 % en cinq ans...

Ce gouvernement reste dans la même ligne que les précédents qui ont considérablement dégradé la vie des familles : abaissement par deux fois du plafond du quotient familial ; mise sous conditions de ressources des allocations familiales, imposition de la majoration de retraite dont bénéficient les retraités ayant élevé au moins 3 enfants ; abaissement des seuils de ressources pour bénéficier de la Prestation d’accueil de jeune enfant et réduction de son montant ; recul de la date de versement de la prime de naissance ; diminution de la durée du congé parental...

Par cette approche il a été demandé 4 milliards d’efforts annuels aux seules familles avec enfants !

Les AFC s’indignent de cet acharnement manifeste de nos gouvernants à pénaliser les familles, qui demeurent pourtant l’un des meilleurs lieux d’investissement pour l’avenir de notre pays.

Les motivations du bénévolat

main ensembleDossier du mois

On croyait le bénévolat en voie d’extinction et, pourtant, c’est l’inverse qui se produit. Depuis 2010, on assiste au contraire à son développement massif, notamment chez les jeunes. Il y a de plus en plus d’engagements et de moins en moins de renoncements. Les associations fidélisent et améliorent ainsi leur image. Les enquêtes le montrent : dans l’ensemble, donner de son temps de façon désintéressée n’a jamais remporté autant de succès. Il est étonnant de constater que la crise économique n’a pas empêché l’accroissement du bénévolat, bien au contraire.

Si les jeunes s’engagent de plus en plus, la tendance est plutôt à la baisse pour les seniors. Le renouvellement des générations donne naissance à de nouvelles raisons d’adhérer. Les motivations répondent à des aspirations profondes : il s’agit de donner du sens au service d’une cause qui nous est chère, de remettre de la gratuité et du temps face à un monde pressé et consumériste. 21 % ont le souhait profond d’être utile en s’engageant en 2016.

Les difficultés inhérentes au monde associatif (manque de moyens matériels et humains), qui étaient l’un des principaux problèmes de l’engagement durable des bénévoles, n'empêchent pas aujourd'hui leur adhésion. Mais celle-ci est différente. Ils sont présents pour des services ponctuels et ne s'investissent pas dans la durée. 37% d’entre eux se sont engagés dans plusieurs associations à la fois. Les bénévoles d’aujourd’hui se sentent donc largement prêts à affronter les imperfections du monde associatif, certainement parce qu’ils trouvent en celui-ci des valeurs importantes auxquelles ils adhèrent : partage, solidarité, don de soi, générosité...

Les bénévoles donnent beaucoup, parce qu’ils reçoivent aussi beaucoup. Les rencontres sont nombreuses, très enrichissantes parce qu’elles sortent du milieu social et professionnel habituel. Cet échange entre donner aux autres et recevoir des autres est le moteur du bénévolat aujourd’hui.

Source : Enquête 2016 Sondage Ifop, France Bénévolat

Au cœur du bénévolat, la rencontre

Les bénévoles des AFC ont de nombreuses raisons de s’engager. Entretien avec Côme de Castelbajac et Marie-Hélène Ravidat, tous les deux présidents d’AFC.

Qui sont-ils ?

  • Marie-Hélène Ravidat est présidente de la fédération des AFC de l’Ain depuis trois ans. Elle est aussi membre du conseil d’administration de la CNAFC.
  • Côme de Castelbajac est président de l’AFC de Nantes depuis 2014 et membre du conseil d’administration de la CNAFC.

Qu’est-ce que pour vous le bénévolat ?

Côme de Castelbajac – Le bénévolat, c’est d’abord un travail non rémunéré. Le mot travail est trop souvent associé au salaire que l’on perçoit. Il n’y a pas que ça. Pour sentir sa valeur, je crois qu’il faut faire ressortir aussi la notion de gratuité. Le bénévolat est aussi une action citoyenne, un engagement pour la cité. Le bénévolat progresse en France, il est notamment de plus en plus plébiscité par les jeunes, certainement parce qu’il fait de plus en plus sens pour eux.

Marie-Hélène Ravidat – Je définirai le bénévolat en trois points principaux : tout d’abord, le bénévolat est pour moi un engagement civique dans le sens de l’engagement auprès de la cité, quand on participe à des clubs sportifs par exemple, à des assemblées générales. Le bénévolat est aussi un engagement relationnel : c’est une façon de rencontrer et de partager avec des personnes différentes de ce que l’on fréquente habituellement. Enfin il y a la dimension du don qu’il ne faut pas sous-estimer : on peut vivre en donnant, c’est un moyen de reconnaissance dans la société. Si on croit en quelque chose, il faut s’engager, c’est une manière d’incarner l’idéal. Ce qui me fait vivre, c’est la foi : pour moi, être catholique et non pratiquante n’a pas de sens. Le bénévolat fait aussi partie de la pratique.

Comment se caractérise ce don ?

M.-H. R. – Je donne d’abord beaucoup de temps. Il faut savoir d’ailleurs faire attention à ne trop en consacrer à ses activités bénévoles et à savoir en laisser à sa famille. On donne de son énergie, on y met ses tripes sans toujours un retour ou une gratification : l’ego doit être mis de côté. Nous sommes multitâches et, parfois, certaines tâches sont ingrates. Ce n’est pas un métier, on n’est pas recruté par rapport à nos compétences et on n’agit pas pour gagner sa vie.

C. de C. – Il se caractérise par le temps que l’on consacre. Il faut parfois empiéter sur les loisirs, sur le sommeil. Le risque est parfois d’empiéter sur notre propre vie de famille et notre travail. Un rééquilibrage est sans cesse nécessaire pour rendre compatible vie familiale, vie professionnelle et vie bénévole. Mais ça nous oblige en même temps à être plus efficace dans la gestion de son temps.

Quels sont vos engagements bénévoles ?

C. de C. – Je n’ai que les AFC. Je suis à la fois président de l’AFC de Nantes et administrateur à la confédération. N’avoir qu’un engagement est une manière pour moi de ne pas trop me disperser, de réaliser ma tâche bénévole le mieux possible et de préserver du temps pour ma famille et pour moi. Sinon, le risque est de tomber dans l’activisme et de ne plus être capable de se ressourcer.

M.-H. R. – Maintenant que je travaille de nouveau, je consacre à mes activités bénévoles cinq à six heures par semaine. Avant, c’était un véritable temps plein. Je m’investis pour les AFC, pour Alliance Vita, pour le journal de ma paroisse, en tant que parent d’élève… Avec mon mari, on a compté qu’on était adhérent de 18 associations. Avec cinq enfants, ça va vite.

Qu’est-ce que vous recevez en retour ?

M.-H. R. – Nous recevons beaucoup. Lorsque j’étais encore au foyer, le bénévolat m’a permis de continuer à agir au-delà de la famille, au sein de la cité. Mais le bénévolat m’a aussi aidée à retrouver un travail. J’ai eu de l’expérience acquise dans le bénévolat qui a ajouté de nombreuses lignes à mon CV. Le bénévolat est du temps donné, mais jamais perdu.

Les rencontres diverses et variées m’apportent beaucoup. Par exemple, les élus sont des personnes très différentes à l’opposé de nos idées parfois. Mais leurs réactions me permettent de regarder les choses sous des aspects différents.

C. de C. – Je retiens moi aussi les rencontres admirables et exceptionnelles que nous n’aurions jamais faites en dehors de notre engagement bénévole. C’est une manière d’aller au-delà de son cercle naturel. C’est important parce que cela rejoint ce que le pape François disait à propos des périphéries. On apprend aussi à mieux se connaître, ses forces et ses limites. On comprend rapidement qu’on a besoin des autres. Il ne s’agit pas d’un engagement solitaire, mais d’un travail en équipe. Les fruits que l’on récolte sont collectifs.

Quel est le sens pour vous de votre action au sein des AFC ?

M.-H. R. – L’AFC est un outil très riche qui touche de nombreux domaines comme l’éducation, la santé… Le sens de mon action au sein de la Fédération, c’est véritablement de promouvoir la famille. Que la famille aille bien ou mal, elle est dans le cœur de chaque individu : mon envie est d’encourager chacun à découvrir la force qu’elle lui apporte.

C. de C. – J’ai voulu m’engager à la suite de la Manif pour tous qui m’a permis de réfléchir à ce qu’était la famille, à sa fragilité ainsi qu’à la nécessité de la promouvoir. J’étais alors tout juste marié et nous venions d’avoir notre premier enfant. Ça a bien évidemment joué dans ma prise de décision, lorsque des amis engagés aux AFC m’ont incité à en faire partie. Le fait que les AFC reposent sur la sagesse de l’enseignement social de l’Église (ou Doctrine sociale de l’Église), ça m’a beaucoup plu aussi. Notre objectif est maintenant d’élargir l’audience de nos associations et d’arriver à toucher toutes les générations.

Allocation rentrée scolaire 2017

Rentree scolaireSous condition de ressources, l’Allocation de rentrée scolaire (ARS) aide les familles à assumer le coût de la rentrée pour les enfants de 6 à 16 ans et les enfants de 16 à 18 ans qui sont déclarés encore scolarisés ou en apprentissage.

Elle a commencé à être versée à partir du 17 août 2017.

Pour les jeunes dont la déclaration n’a pas été réalisée avant le versement de l’ARS, les familles doivent la réaliser auprès de la Caf pour pouvoir la percevoir. Le versement se fera quelques jours après la réception de cette déclaration.

Son montant dépend de l’âge de l’enfant :

6 à 10 ans  : 364,09 €
11 à 14 ans : 384,17 €
15 à 18 ans : 397,49 €

Les ressources de la famille ne doivent pas dépasser un certain plafond (ressources 2015) qui dépend du nombre d’enfants :

Pour 1 enfant : 24 404 €
Pour 2 enfants : 30 036 €
Pour 3 enfants : 35 668 €
Par enfant supplémentaire : + 5 632 €

En cas de léger dépassement du plafond, une allocation dégressive appelée allocation différentielle, calculée en fonction des revenus, peut être versée.
Attention, l’enfant instruit au sein de sa famille n’y donne pas droit.

Les AFC souhaiteraient que les familles dont l’enfant est encore scolarisé en lycée au-delà de 18 ans (redoublement, échec au baccalauréat...) puissent continuer à percevoir l’ARS pendant la durée de sa scolarisation dans l'enseignement secondaire.


En savoir plus : https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F1878

Politique familiale : des paroles et peu d'actes !

gouvernement ephilippeCommuniqué de presse

Les AFC ont écouté attentivement le discours de politique générale du Premier Ministre à l'Assemblée Nationale hier.

Elles se réjouissent que le Gouvernement affirme sa considération pour la place de la famille dans la société en déclarant que les familles ne doivent pas être considérées comme de "simples variables d'ajustement fiscal" ou encore que "la baisse de la natalité de son côté, réelle depuis deux ans, doit nous alerter".

Pourtant, simultanément, elles constatent le peu de mesures concrètes destinées à conforter son rôle alors mêmes que les familles - et en particulier les familles nombreuses - ont été sévèrement matraquées pendant 4 ans par une fiscalité idéologique : baisses du plafond du quotient familial, mise sous conditions de ressources des allocations familiales… !

Les mesures améliorant le congé maternité et les solutions de garde d'enfant que proposera la Ministre des solidarités et de la santé vont dans le bon sens.
Elles demeurent néanmoins très insuffisantes pour redonner confiance aux familles et stabiliser leur environnement économique.
Insuffisantes pour rapprocher le taux de natalité du nombre d'enfants souhaité (2,4). Insuffisantes pour traduire au plan politique que "les familles sont de plus en plus diverses, mais leur rôle reste central", et qu'il faut "aussi reconnaître et soutenir les solidarités familiales affectives et financières".

Les AFC rappellent qu'un enfant, pendant plus de vingt ans, est intégralement à la charge de sa famille qui le loge, le nourrit, l'éduque, l'instruit… Or c'est précisément cet enfant qui assurera la société de demain.

Ce Gouvernement veut rajeunir les cadres, mieux accompagner les entrepreneurs et redonner confiance à la société.

Qu'il encourage réellement la famille, premier lieu où ces ambitions devront prendre corps !

Coup de cœur

Le sommeil ami de lhomme

Actualités des familles La Croix