Le DPN désigne l'ensemble des diagnostics portés sur l'embryon ou le fœtus in utero en vue de dépister des maladies génétique ou chromosomique, une anomalie morphologique ou une prédisposition à développer une maladie dans le futur. Son objectif est d'identifier d'éventuelles maladies ou anomalies graves et en donner un pronostic. Ce faisant, il peut permettre de prévoir un traitement in utero et d'accueillir un nouveau né en difficulté dans de meilleures conditions. Cependant, lorsqu'il s'agit d'une « affection d'une particulière gravité », il peut conduire à proposer aux parents une interruption médicale de grossesse (IMG) qui est autorisée jusqu'au neuvième mois de la grossesse. Le développement du DPN accroît les enjeux éthiques liés à la responsabilité à la fois des parents et du médecin.

Le DPI s'inscrit dans le cadre des fécondations in vitro (FIV). Le DPI s'applique lorsque le couple recourant à la FIV est concerné par un problème de maladie génétique ou chromosomique. Il s'agit de rechercher des anomalies sur les embryons obtenus par la FIV pour faire le « tri » entre les embryons qui seront implantés dans l'utérus et ceux qui sont destinés à être détruits. Il n'est donc pas pratiqué dans le but de guérir mais porte en lui, parce qu'il permet aussi de détecter de nombreuses informations sur l'embryon, des dérives eugénistes (les fœtus supprimés seraient sans doute viables, mais avec un handicap).

Les questions posées dans le cadre des Etats généraux :
- Le DPN et le DPI : la loi actuelle encadre-t-elle suffisamment ces diagnostics afin de garantir tout risque d'eugénisme ?
Share/Save/Bookmark
 
Plus d'articles :

» Argumentaire de l'Union pour la vie sur le DPN et le DPI

Diagnostic prénatal - Diagnostic préimplantatoireDans une acception très large, le diagnostic prénatal pourrait désigner tout acte diagnostique accompli en vue de déterminer ou prévoir l'état de santé actuel ou futur de l'enfant à naître....

» Cour de Cassation : droit d’inscription à l’état civil pour le fœtus

Le 6 février dernier, la Cour de Cassation a reconnu une existence à tout fœtus né sans vie quel que soit son niveau de développement. Les parents obtiennent ainsi la possibilité de donner un nom à leur enfant, de bénéficier de certains...

Pour aller plus loin sur le DPN et le DPI

  • Liens
  • A lire :
  • Bioéthique, propos pour un dialogue, CEF, Lethielleux/Desclée de Brouwer
  • Lexique des termes ambigus et controversés sur la famille, la vie et les questions éthiques, Conseil pontifical pour la famille, Pierre Téqui éditeur
  • Essor de la génétique et dignité humaine, Conseil permanent de la CEF, Centurion/Cerf
  • La vie en question : la bioéthique au regard de l’Evangile, DVD
  • L’embryon quels enjeux ?, Mgr Michel Aupetit, Salvator
  • La fécondation artificielle au crible de l’éthique chrétienne, Mgr Jean-Louis Brugues, Communio Fayard
  • La bioéthique et l’embryon quels enjeux après la controverse du Téléthon ?, Pierre Olivier Arduin, Editions de l’Emmanuel
  • La trisomie est une tragédie grecque, Jean-Marie Le Mené
  • L’Eglise unanime au service de la vie, Documents du magistère, Pierre Téqui éditeur
  • La conscience chrétienne au service du droit à la vie, Académie pontifical pour la Vie, Edifa-Mame
  • Textes fondateurs de la bioéthique :
  • Ce qu'en dit l'Eglise :