Comment agir maintenant

La « rupture de civilisation » induite par la loi ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe est « consommée », mais nous ne nous résignons pas !  En effet, jamais, rien, pas même une loi promulguée n’empêchera que seuls un homme et une femme peuvent être légitimement mariés.

A l’issue d’un processus politique inadmissible et violent, la manifestation du 26 mai a été un nouveau succès populaire. Ensemble, nous avons redit que tout cela est mauvais, que cette loi est un mensonge et que nous n’en voulons pas.

La mobilisation doit se réorienter et les AFC ont un rôle à jouer, notamment :

  • pour poursuivre localement le réveil des consciences par les liens qu’elles rendent possibles, par le cœur des familles pour faire reculer le relativisme, l’individualisme, la solitude que produisent les évolutions mal conduites de nos sociétés,
  • pour réclamer la reconnaissance de l’objection de conscience : pour les maires par exemple, comme cela avait d’ailleurs été évoqué par François Hollande lui-même, …

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Le mariage en débat

Réserves de l’Académie des Sciences Morales et Politiques sur le « mariage pour tous »

Dans un avis rendu public hier, l’Académie des Sciences Morales et Politiques a émis des réserves importantes sur le projet de loi ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe qui doit être discuté à partir du 29 janvier prochain à l’Assemblée nationale.

Cet avis souligne les modifications qu’induira le texte, s’il est adopté, sur le sens du mariage et le fait qu’il engage gravement la responsabilité de la société à l’égard des enfants.

 Sur le premier point, ainsi que les AFC ont pu le souligner, « l'Académie des sciences morales et politiques observe que la réforme proposée transforme en profondeur le droit français du mariage et de la filiation. En vue de répondre à la demande de couples de même sexe désireux d'organiser leur vie commune, elle impose cette transformation radicale aux couples de sexe différent. Opérée au nom des droits individuels des premiers, elle met en cause les droits des seconds ».

 Sur le second point, l’avis explique que « la rupture envisagée par le projet de loi en ce qui concerne la filiation est plus profonde encore. L'adoption a pour but de suppléer l'absence de parents biologiques en leur substituant des parents de remplacement. Admettre qu'un couple unissant des personnes de même sexe puisse se substituer au père et à la mère biologiques soulève des problèmes sérieux en ce qui concerne le destin de l'enfant adopté. Des vues diverses ont été exprimées à cet égard et aucune étude approfondie n'a encore été opérée sur le sujet. Or, s'il n'existe pas de droit à l'enfant, il est des droits de l'enfant sur lesquels le législateur doit veiller face à ces incertitudes sérieuses. S'il est un domaine dans lequel la prudence est de rigueur, c'est bien celui-là ».

 En conclusion, peut-on lire dans ce texte, « le projet de loi procède à un bouleversement du droit qui ne touche pas seulement les couples homosexuels. Aux pères et mères de l'enfant, il tend à substituer les parents. La parentalité prend ainsi la place de la paternité et de la maternité. Il tend à promouvoir un droit à l'enfant qui fait passer celui-ci de sujet à objet de droit. Il conduit à nier la différence biologique entre les sexes pour lui substituer un droit à l'orientation sexuelle de chacun. On comprend qu'il ait pu de ce fait susciter des soutiens enthousiastes et des oppositions affirmées, auxquelles il est temps encore de substituer un débat serein et approfondi ».

Parution de "Tous unis pour le mariage"

Ils sont philosophes, juristes, psychanalystes, professeurs, hommes politiques, simples citoyens. Ils ont souhaité présenter leur point de vue sur le mariage homosexuel, sans préjugé ni tabou. Ils veulent vous inviter à la réflexion sur un sujet essentiel pour tous. A l'heure où chacun réalise qu'il est concerné par ce projet de loi de "mariage pour tous", ils veulent vous en faire mieux comprendre les enjeux. Ils sont une parole. A votre tour, prenez la parole.

Parmi les contributeurs : Antoine Renard,président des AFC, Thibault Collin, Professeur agrégé de philosophie morale, Guillaume Drago, Professeur agrégé des Facultés de droit, Christian Flavigny, psychanalyste, Philippe Arino, essayiste de l’homosexualité...

Editions Universitaires

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Mensonges d'Etat autour du « mariage pour tous »

Communiqué de presse
Le premier article de la loi « ouvrant le mariage aux personnes de même sexe » a été adopté cette nuit par la commission des lois de l’Assemblée nationale, après le rejet par la même commission des propositions alternatives d'alliance civile. Le débat que le Gouvernement promet s’ouvrira-t-il  malgré tout en séance ?

Les nombreux Français qui ont marché dimanche à Paris connaissent le texte adopté par le Conseil des Ministres. Les 22 articles suivants vont maintenant être examinés : 16 d'entre eux visent à retirer de tous les codes concernés les mots « père », « mère », « mari » et « femme ». Le Ministre de la Justice continue d'expliquer que ce n'est pas vrai. De son côté, le Ministre de l’Education Nationale écrit que "Le Gouvernement s'est engagé à changer les mentalités". Y parviendra-t-il assez vite ?

Les manifestants savent qu'ils étaient plus d'un million dans la rue ; aucun correctif n'a été apporté à l'estimation officielle, dont on ne parle plus, comme si, une fois de plus, "l'incident était clos". L'exposé des motifs du projet annonce que le texte va ouvrir l'accès à la parenté aux couples de personnes de même sexe par "le mécanisme de l'adoption"; c'est bien le cœur de l'affaire.

Les manifestants affirmaient tranquillement qu'on ne devient pas parent par un mécanisme, mais par une personne, l'autre, l'autre de l'autre sexe, par l'union charnelle d'un homme et d'une femme. Ils ont marché pour l’institution républicaine, pour la justice et la jeunesse. Que penseront-ils en effet de la liberté, de l’égalité et de la fraternité, ces jeunes des générations futures dont certains se sauront nés de leur père et de leur mère, et d’autres s’entendront dire : « toi, c’est plus compliqué, on ne peut pas te dire de qui tu es né, parce que la société qui t’accueille aujourd’hui a décidé un jour que tu pourrais t’en passer ». Suffira-t-il de leur dire qu’on les aime ?

Les manifestants demandaient respectueusement au président de la République de prendre le courage qu’on en débatte.

Dans son texte Ce qu'on oublie souvent de dire, le Grand Rabbin Gilles Bernheim évoque la confrontation de deux visions du monde. Celle portée par le Gouvernement utilise le mensonge, ce qu’on prend soin de ne pas dire.

Le président de la République peut-il continuer, par un silence distant, à couvrir de son autorité cette série de mensonges ? Il en va de son crédit personnel et de la suite de son quinquennat, comme il en va de l'unité des Français que, par deux fois, il vient d'appeler justement de ses vœux.

Les Associations Familiales Catholiques appellent le million de manifestants, de France, de l’étranger et de l’outre-mer, à écrire au président de la République : « nous attendons votre réponse ».

 

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