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Bioéthique

L'écologie de l'homme, c'est tout d'abord le respect de la vie de la conception à la mort naturelle, l'affirmation de la dignité intrinsèque liée à la nature de l'homme et non à ses performances, l'affirmation de son intégrité physique (le corps ne peut donner lieu à des transactions commerciales), le respect de la complémentarité entre l'homme et la femme, la dignité de ses conditions de vie.

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La bioéthique et l’embryon

coup de coeur

 

Pierre-Olivier ARDUIN, La bioéthique et l’embryon. Quels enjeux après la controverse du Téléthon ?
Editions de l’Emmanuel, 2007

Animateur de la commission « Bioéthique et vie humaine » du diocèse de Fréjus-Toulon, Pierre-Olivier Arduin nous livre ici une réflexion intéressante sur les enjeux actuels et à venir en matière de bioéthique, autour de l’embryon. Il approfondit en cela le débat issu de la parution d’un communiqué de presse de la dite commission soulevant la question de la participation des catholiques au Téléthon. Mais sa contribution dépasse largement le cadre de « l’affaire du Téléthon » même si cette dernière constitue, pour l’auteur, un tournant important tant au niveau du rapport à la recherche qu’au niveau de la possibilité d’une prise de parole rappelant et défendant le principe de la dignité de vie humaine.

S’appuyant sur de nombreuses sources (textes du Magistère, de médecins, de philosophes…), Pierre-Olivier Arduin éclaire les termes du débat et, sans céder à la polémique, il met en lumière les incohérences, les impasses, mais aussi les perspectives positives du temps. Sur un plan scientifique, il fait état des dernières avancées de la science et des perspectives positives qu’elles ouvrent tant en ce qui concerne les malades, leur famille qu’au regard des principes éthiques (notamment en matière de recherche sur thérapies régénératrices par cellules souches adultes). Sur un plan philosophique, l’auteur décrypte certains des mécanismes à l’œuvre qui d’une part accroissent le pouvoir de la « technoscience » et partant la maîtrise de l’homme sur la vie humaine et d’autre part permettent de comprendre ce qu’il appelle « la dictature du relativisme éthique ». Sur un plan politique, il rappelle la « nécessité d’une éthique personnaliste universelle » fondée sur la morale naturelle, la mission du politique au service du bien commun et de la définition des projets de nos sociétés. Il esquisse aussi quelques pistes pour agir : nécessaire contribution au débat, objection de conscience, financement de la recherche…

La démonstration est convaincante, les mots sont forts ; ils sont à la hauteur des enjeux, présents et à venir.

Cour de Cassation : droit d’inscription à l’état civil pour le fœtus

Le 6 février dernier, la Cour de Cassation a reconnu une existence à tout fœtus né sans vie quel que soit son niveau de développement.

Les parents obtiennent ainsi la possibilité de donner un nom à leur enfant, de bénéficier de certains droits sociaux, ou encore celui de récupérer le corps afin d'organiser ses obsèques et de commencer leur deuil.

Après l’autorisation accordée aux pères d’enfants nés sans vie de bénéficier d’un congé de paternité, la CNAFC se réjouit de ce nouveau progrès que constitue cette prise en compte concrète de la dignité des personnes.

Cette décision illustre que, même avant la naissance, pour les parents toute la dimension de l’être humain est perceptible et forte.

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