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Bioéthique

L'écologie de l'homme, c'est tout d'abord le respect de la vie de la conception à la mort naturelle, l'affirmation de la dignité intrinsèque liée à la nature de l'homme et non à ses performances, l'affirmation de son intégrité physique (le corps ne peut donner lieu à des transactions commerciales), le respect de la complémentarité entre l'homme et la femme, la dignité de ses conditions de vie.

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La COMECE publie "Science et Ethique"

Commission des Episcopats de la Communauté Européenne

Communiqué de presse - Lundi 6 octobre 2008

Publication de la COMECE:

„Science et Ethique"

Le Secrétariat de la COMECE publie 16 avis de son Groupe de réflexion bioéthique en version française et anglaise. L'objectif de cette publication est d'éveiller l'intérêt pour les questions bioéthiques et de promouvoir un climat favorable au dialogue entre Eglise, monde politique, scientifique et économique.

Au cours des 12 dernières années, le Groupe de réflexion bioéthique de la COMECE a élaboré 16 avis concernant une vaste série de questions bioéthiques. Les avis les plus récents traitent les aspects éthiques du don d'organe, les questions anthropologiques et éthiques liées à la création d'organismes humain-animal, les questions éthiques soulevées par la nanomédecine et la brevetabilité de cellules souches humaines. Les avis portent également sur les dispositions de fin de vie et l'euthanasie, les tests génétiques, la recherche biomédicale dans les pays en voie de développement ou encore le clonage et la recherche sur les embryons et les cellules souches embryonnaires.

Ces dernières années, les sujets bioéthiques jouent un rôle de plus en plus important dans divers domaines de la politique européenne. Une directive européenne relative à la protection juridique des inventions biotechnologiques (directive relative au droit des brevets) est par exemple actuellement au cœur des débats de l'Office européen des brevets, et plus précisément à cause de la question concernant l'attribution ou non d'un brevet pour les lignées de cellules obtenues à partir de cellules souches embryonnaires humaines. La promotion du clonage et l'utilisation de cellules souches d'embryons humains à des fins scientifiques est une thématique qui, ces dernières années en Europe, a régulièrement été sujette à controverse en raison du soutien à la recherche dont elle a bénéficié via le programme cadre de recherche européen. A l'heure actuelle, la Commission européenne prépare une proposition de directive relative aux dons d'organes destinés aux transplantations. Ici aussi, les questions fondamentales en matière d'éthique ne manquent pas, notamment s'agissant du don volontaire et du principe de non-commercialisation du corps humains et de ses parties.

Au vu de la signification de ces questions bioéthiques pour les politiques de l'UE, la COMECE a lancé en 1996 ce Groupe de réflexion bioéthique. Il s'agit d'examiner les implications de ces questions bioéthiques pour l'Union européenne et ses institutions, et par la même occasion d'informer les Evêques membres de la COMECE et leurs conférences épiscopales. Ce Groupe est composé de représentants de plusieurs disciplines relevant notamment de la théologie, de l'éthique et de la philosophie, mais aussi du droit, de la médecine et de la pharmacologie.

La publication peut être commandée en anglais ou en français auprès du Secrétariat de la COMECE : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ou téléchargée  :

version anglaise

version française

Johanna TOUZEL

Press Relations Officer

Commission des Episcopats de la Communauté Européenne

Commission of the Bishops' Conferences of the European Community

42, rue Stévin B - 1000 Bruxelles

Tel. + 32 (0)2 235 05 15

Fax + 32 (0)2 230 33 34

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Téléthon 2006 : fraternité et vérité - CP CNAFC

Communiqué de presse CNAFC

Le site Internet de l’évêché du Var a formulé des critiques à l’encontre de recherches financées par le Téléthon ; des médias ont cru y discerner un manque de charité des Chrétiens ; l’Association Française contre les Myopathies a répondu en indiquant soutenir « toutes les pistes thérapeutiques ».

Dans ce contexte, la Confédération nationale des Associations familiales catholiques réaffirme ses propos :

Le Téléthon est chaque année une des manifestations de l’élan fraternel et collectif dont sont capables les Français. La CNAFC se réjouit de ces manifestations du meilleur de l'homme : le souci des plus fragiles et la valeur de leur existence, la culture du don. C'est cette valeur et cette culture qui sont la racine et le moteur de l'action solidaire des Associations Familiales Catholiques.

La CNAFC, pleine de gratitude envers les chercheurs, les appelle à approfondir leur vocation au service de la vie. Elle leur demande de ne pas trier les embryons et de ne pas supprimer ceux dont ils douteraient de la valeur. La CNAFC rappelle qu’elle ne partage pas un certain nombre des choix éthiques effectués par les organisateurs du Téléthon.

Elle demande que les donateurs du Téléthon aient la possibilité de choisir les programmes de recherche qu'ils soutiennent, en tenant compte des conséquences sur l'embryon. Et plus généralement, elle souhaite une plus grande transparence financière dans l’affectation des fonds aux différents programmes de recherche.

Elle souhaite par ailleurs attirer l'attention sur des recherches moins aidées par la télévision et les pouvoirs publics - recherches essentielles menées avec un souci radical de l'éthique.

La bioéthique et l’embryon

coup de coeur

 

Pierre-Olivier ARDUIN, La bioéthique et l’embryon. Quels enjeux après la controverse du Téléthon ?
Editions de l’Emmanuel, 2007

Animateur de la commission « Bioéthique et vie humaine » du diocèse de Fréjus-Toulon, Pierre-Olivier Arduin nous livre ici une réflexion intéressante sur les enjeux actuels et à venir en matière de bioéthique, autour de l’embryon. Il approfondit en cela le débat issu de la parution d’un communiqué de presse de la dite commission soulevant la question de la participation des catholiques au Téléthon. Mais sa contribution dépasse largement le cadre de « l’affaire du Téléthon » même si cette dernière constitue, pour l’auteur, un tournant important tant au niveau du rapport à la recherche qu’au niveau de la possibilité d’une prise de parole rappelant et défendant le principe de la dignité de vie humaine.

S’appuyant sur de nombreuses sources (textes du Magistère, de médecins, de philosophes…), Pierre-Olivier Arduin éclaire les termes du débat et, sans céder à la polémique, il met en lumière les incohérences, les impasses, mais aussi les perspectives positives du temps. Sur un plan scientifique, il fait état des dernières avancées de la science et des perspectives positives qu’elles ouvrent tant en ce qui concerne les malades, leur famille qu’au regard des principes éthiques (notamment en matière de recherche sur thérapies régénératrices par cellules souches adultes). Sur un plan philosophique, l’auteur décrypte certains des mécanismes à l’œuvre qui d’une part accroissent le pouvoir de la « technoscience » et partant la maîtrise de l’homme sur la vie humaine et d’autre part permettent de comprendre ce qu’il appelle « la dictature du relativisme éthique ». Sur un plan politique, il rappelle la « nécessité d’une éthique personnaliste universelle » fondée sur la morale naturelle, la mission du politique au service du bien commun et de la définition des projets de nos sociétés. Il esquisse aussi quelques pistes pour agir : nécessaire contribution au débat, objection de conscience, financement de la recherche…

La démonstration est convaincante, les mots sont forts ; ils sont à la hauteur des enjeux, présents et à venir.

Actualités des familles La Croix