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Demographie-conditions de vie

La Famille en chiffres - 2015

logo unaf75,2% des enfants mineurs vivent avec leurs deux parents ensemble …
Le nombre de divorces recule depuis 2010 …
5490€ par an : c'est en 2012 la différence de niveau de vie médian d'un couple avec 3 enfants par rapport à un couple sans enfants.
0 = déficit du régime de retraites en 2045 si le taux de fécondité atteignait 2,1

Ce ne sont que quelques-unes des données sur la famille contenues dans le recueil 2015 de l’UNAF…. Cette étude très complète vient combattre un certain nombre d’idées reçues et témoigne d’un attachement très fort au modèle de la famille durable que les AFC promeuvent sans relâche.
Elle illustre également la nécessité de poursuivre l’effort d’une véritable politique familiale, destinée à favoriser l’accueil de l’enfant et à assurer la pérennité de notre système de solidarité.

Crèches et laïcité : plus de peur que de mal

assembleeL’Assemblée Nationale a adopté à l’unanimité le 13 mai dernier la loi sur la laïcité dans les crèches. La proposition de loi émanait à l’origine du Sénat où elle avait déjà été votée en 2012 et faisait suite à la jurisprudence Baby-Loup, qui avait abouti à justifier le licenciement par une crèche associative d’une salariée voilée.

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La France compte encore 1,7 million de familles nombreuses mais pour combien de temps ?

En France, une famille sur cinq est une famille nombreuse, c'est-à-dire composée de trois enfants ou plus d'après une étude inédite de l'INSEE sur la base des données recueillies lors de l'enquête « Familles et logements » de 2011.*

Entre 1999 et 2011, la part des familles nombreuses a diminué de 3 points et ne représente plus que 21,5 % des familles (1,7 million au total).
La part des familles "traditionnelles" (même père et mère pour tous les enfants) demeure très nettement majoritaire (4 familles nombreuses sur 6) et témoigne d'un attachement fort à ce modèle. Les plus grandes familles sont proportionnellement des familles recomposées (36,7 % contre 21 %), « une nouvelle union motive parfois le désir d'un nouvel enfant », commente l'Insee.

De nombreux facteurs interviennent dans la composition des familles nombreuses.
Le niveau de diplômes est un facteur clé. « Les non-diplômés, hommes comme femmes, habitent plus fréquemment que les diplômés avec trois enfants ou avec quatre enfants ou plus
Les immigrés vivent plus souvent avec trois enfants ou plus à la maison que les non-immigrés (36 % contre 20 %). En revanche, les descendants d'immigrés vivent quasiment dans les mêmes proportions que les autres non-immigrés avec trois enfants ou plus (22 % contre 20 %).
La région d'origine des parents semble elle aussi jouer un rôle, les familles nombreuses sont moins présentes dans la moitié sud de la France.
Les enfants reproduisent en partie le modèle familial de leurs parents. Par exemple, relève l'Insee, 35 % des quinquagénaires ont une famille nombreuse lorsqu'ils sont issus d'une famille de quatre enfants ou plus, contre 22 % de ceux qui étaient enfants uniques.
Le fait d'avoir eu deux enfants du même sexe motive également le désir d'en avoir un troisième.

Première conséquence, les mères de familles nombreuses sont moins présentes sur le marché du travail. Le taux d'activité des femmes de 25 à 49 ans varie nettement selon le nombre d'enfants. De 92 % pour celles qui vivent avec un seul enfant, celui-ci passe à 59 % pour celles qui vivent avec quatre enfants ou plus

Par ailleurs, plus les familles sont nombreuses, plus elles sont exposées à la pauvreté, surtout si elles sont monoparentales. Plus du tiers (35 %) des couples avec quatre enfants ou plus vivent sous le seuil de pauvreté.
Le niveau de vie, qui tient compte du nombre de personnes qui partagent ce revenu, décroît avec avec le nombre d'enfants. Les couples avec un enfant unique affichent un niveau moyen de 2020 euros mensuels contre 1440 euros pour les familles de quatre enfants ou plus !

Enfin plus les familles sont importantes en taille, plus elles subissent le surpeuplement dans leur logement.

Pour les AFC, ces chiffres éclairent les différences de niveaux de vie entre familles avec enfants et familles sans enfants, accentuées par la taille des fratries, qui justifient leur prise en compte par des mesures de politique familiale. Or la politique familiale française ne va plus dans ce sens. Les nouvelles mesures prises ne peuvent qu'accentuer la baisse du nombre de familles nombreuses et fragiliser la bonne tenue de la démographie en France pour les années à venir.

Voir l'étude sur le site de l'INSEE

Actualité La Croix

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