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Demographie-conditions de vie

Mariage en France : premiers signes d’une désaffection ou nécessité d’un approfondissement ?

L’INSEE publie les chiffres sur le mariage (http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?id=3797&reg_id=0).

Ainsi, en 2011, 236 826 mariages civils ont été célébrés en France (231 100 en France métropolitaine), soit un recul d'environ 15 000 par rapport à 2010 (environ 6 %). Ce chiffre, nous dit l’étude, « atteint son niveau le plus bas depuis le début du XXe siècle en dehors des années de guerre (1914-1918 et 1940-1944) ».

Parmi les autres chiffres à retenir,

-          l’âge au premier mariage qui continue de progresser et atteint 33,2 ans pour les hommes et 31,1 ans pour les femmes. Si l’écart est à peu près constant depuis 1997, l’âge du mariage a progressé de 3 années

-          « la part des remariages dans l'ensemble des mariages n'évolue plus depuis cinq ans. Elle est de 21 % pour les hommes et 19 % pour les femmes. En quarante ans, elle a presque triplé. En 2011, 71 % des mariages sont célébrés entre deux célibataires ».

On apprend aussi que « la part des mariages où au moins un des deux époux est de nationalité étrangère augmente en 2011 par rapport à l'année précédente, passant de 15 % à 16 %. Cette augmentation rompt ainsi avec la tendance à la baisse observée depuis 2003 (à l'exception de 2009), année où cette part avait atteint environ 20 %, son niveau le plus haut ».

 Enfin, on peut lire que, « en 2011, 62 % des mariages sont célébrés entre juin et septembre. Cette préférence estivale est d'autant plus marquée que la commune de mariage est petite. Ainsi, dans les communes rurales, près des trois quarts des mariages (72 %) ont lieu pendant ces mois d'été alors que dans l'agglomération de Paris et les communes d'au moins 100 000 habitants, ces proportions sont respectivement de 47 % et 57 % ».

Une dynamique démographique ralentie en 2012 ?

Les chiffres publiés par l’INSEE révèlent un taux de croissance démographique limité, dans une France qui comptait au 1er janvier 2013 une population totale de 65,8 millions d'habitants. En effet, en 2012, la population totale a grimpé d'environ 300.000 personnes. En pourcentage, cela correspond à une augmentation de 0,47 %. C'est la plus faible croissance de ces dix dernières années. Ce chiffre ne doit cependant pas masquer le fait que l’exception française en matière démographique se confirme.

Une croissance au ralenti
La faiblesse relative de ce taux de croissance s'explique par différents facteurs, selon les chiffres rendus publics par l'Insee.

Il y a d'abord les effets d'un solde migratoire, soit la différence entre le nombre de personnes entrées et sorties du territoire, resté relativement faible en 2012, avec un solde positif de 54.000 personnes.

Ensuite, le solde naturel, soit la différence entre le nombre de naissances (822.000) et le nombre de décès (571.000), est le plus faible enregistré depuis 2003. Cette situation est due à une augmentation du nombre des décès l’an passé.

 Le nombre de décès en hausse
En 2012, Les naissances ont un peu diminué, un léger recul qui s'explique par une diminution du nombre de femmes en âge de procréer et une stabilité de la fécondité, à 2,01 enfants par femme. Même si la France affiche toujours le taux de fécondité le plus élevé d’Europe après l’Irlande. L'âge moyen à l'accouchement a continué d'augmenter pour atteindre 30,1 ans.
Mais 2012 est une année exceptionnelle en terme de décès. Vague de froid exceptionnelle, épidémies de grippe ou de gastro-entérite en hausse par rapport aux années précédentes, plusieurs raisons et une conséquence : la diminution de deux mois de l'espérance de vie pour les femmes (84,8 ans contre 78,4 pour les hommes, un chiffre en stagnation). Le nombre de décès en 2012 est lui aussi parmi les plus hauts de ces dix dernières années. Pascale Breuil, chef de l'unité des études démographiques et sociales de l'Insee précise : "Comme avec la canicule de 2003, c'est un accident, pas une rupture de tendance"

 Un Français sur dix a au moins 75 ans
Le vieillissement des classes nombreuses du baby-boom devrait mécaniquement augmenter le nombre de décès et ralentir la croissance démographique à l'avenir. «Le moteur de la croissance démographique française est structurel, pas éternel», a souligné Pascale Breuil, responsable du département démographie à l'Insee. Au 1er janvier 2013, la France comptait 17,5% d'habitants âgés d'au moins 65 ans et près d'un habitant sur dix avait au moins 75 ans.

 Rebond du nombre de mariages
L'année 2012 a aussi marqué le retour en force des mariages, qui après une baisse quasiment continue depuis 2000, ont vu leur nombre augmenter significativement l'an dernier. Quelque 241.000 mariages ont été célébrés, soit environ 4000 de plus qu'en 2011. De son côté, le nombre de divorces affiche un léger recul à 132.977 ruptures (-1000).

 S’il est adopté, « le mariage pour tous » entretiendra-t-il ce rebond ? Il y a fort à parier qu’il participera plutôt du flou qui existe aujourd’hui autour du mariage.

 Pour en savoir plus : http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?ref_id=ip1385

Insee première n°1385, janvier 2012 "Bilan démographique 2011",

L’argent ne fait pas le bonheur, et la famille ?

L'aisance financière ne joue que partiellement dans le sentiment de bien-être ressenti par les Français, qui sont aussi très sensibles aux liens sociaux ou au stress de la vie quotidienne, note une étude de l'Insee qui vient de paraître.

Les adultes vivant en France métropolitaine déclarent en 2011 un niveau moyen de satisfaction dans la vie de 6,8 sur une échelle allant de 0 à 10, écrit l'Institut de la statistique qui a réalisé cette étude en 2011, dans la foulée du rapport de l'économiste Joseph Stiglitz de 2009 qui recommandait entre autre de mettre au point des indicateurs de "bien-être".

"Si 13% d'entre eux estiment leur bien-être à 9 ou 10, ils sont 7% à le situer à moins de 5 sur l'échelle de satisfaction", précise l'Insee.

Ils sont 22,5% "parmi les personnes les plus modestes" à être peu satisfaits de leur vie tandis qu'à l'opposé, 23,4% des personnes les plus satisfaites appartiennent à un ménage à hauts revenus.

Pour autant, malgré "le fort effet apparent du revenu" sur le sentiment de bien-être, "les écarts de bien-être ne se réduisent pas à des écarts de ressources", note l'Insee.

"Ce ne sont pas seulement les restrictions monétaires, contraintes financières ou faibles revenus, qui vont de pair avec une moindre satisfaction", poursuit l'Insee, qui relève que "d'autres aspects de la qualité de vie, comme la faiblesse des liens sociaux ou le stress dans la vie courante, jouent autant, voire davantage que les contraintes financières".

"Viennent ensuite les difficultés liées à la santé, au logement, et à l'insécurité physique et économique".

En revanche, "la perception de la qualité de l'environnement ou celle de tensions dans la société n'ont pas d'influence significative sur le bien-être ressenti".

L'enquête aborde aussi pour la première fois en France la question des risques psychosociaux au travail, qui "vont de pair avec un moindre bien-être des actifs en emploi".

La lecture achevée une question reste en suspens qui mériterait d’être creusée : la dimension familiale dans la perception du bien-être. Quel est le rôle de la famille en la matière ? A quelles conditions peut-elle jouer son rôle irremplaçable pour l’épanouissement des personnes qui aspirent justement au « bonheur en famille » ?

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