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Fin de vie : une réflexion collective

Mardi 18 juillet, François Hollande, en visite à la Maison de soins palliatifs Notre-Dame-du-Lac (Hauts-de-Seine), a salué avec respect le travail accompli et permettant aux personnes en fin de vie de « rester digne à tout moment de son existence ».

Poursuivant, il a invité les français à réfléchir sur de « multiples » questions : « à quel moment l'issue peut-elle être considérée comme fatale ? Comment évaluer le caractère insupportable d'une douleur ? Comment recueillir le consentement d'un patient et, s'il ne peut pas être obtenu, sur quel autre fondement peut-on prendre cette décision ? ». Une mission de réflexion que pilotera Didier Sicard, président d'honneur du Comité Consultatif National d'Ethique (CCNE).

Les AFC voient avec intérêt cette mission de réflexion et d'écoute de la société civile, compte-tenu de la portée et la gravité des questions soulevées qui interrogent chaque citoyen sur la manière d'humaniser ses relations et d'envisager la solidarité. Elles sont disposées à participer aux travaux conduits par Didier Sicard.

Elles sont mobilisées, en tant que corps intermédiaire, pour contribuer à cette concertation dont elles souhaitent vivement qu'elle ne soit pas seulement formelle.
Pour les AFC, l'accompagnement des personnes en fin de vie appelle d'abord des actions de terrain et l'application des textes déjà en vigueur. Notamment, la mise en œuvre résolue des soins palliatifs doit prévaloir sur de nouvelles lois, en particulier si elles instauraient un " droit à mourir ". Un point qu'a souligné le président qui souhaite « rendre systématique » pour les personnels de santé la formation aux soins palliatifs.

Par ailleurs, comme le soulignait également le président de la République, la loi Leonetti a accompli un « grand progrès » en refusant l'acharnement thérapeutique. « Il n'y a donc plus en France de légitimation de l'acharnement thérapeutique», estimait-il. « Il faut que tous les malades, toutes les familles le sachent ».

Les AFC, à cette occasion, rappellent avec force l'indispensable nécessité de développer les unités de soins palliatifs seules à même d'apporter le soulagement psychologique et physique dont ont besoin et qu'attendent les personnes en fin de vie. Elles souhaitent une mise en œuvre de la loi Leonetti selon laquelle « le médecin est autorisé en dernier recours à utiliser un traitement contre la douleur pouvant provoquer la mort du patient » et « reste interdite l'euthanasie active, c'est-à-dire l'injection d'un produit en vue de provoquer la mort et l'aide au suicide. »

Concernant la question posée par François Hollande sur la conduite à tenir dans les cas où les patients seraient dans l'incapacité à exprimer leurs intentions des patients, le Conseil de l'Europe a circonscrit, lors d'une résolution adoptée par l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe en janvier dernier, par une liste un certain nombre de principes visant à encadrer la pratique des " directives anticipées " afin de prévenir les abus.

L'accompagnement des personnes en fin de vie appelle d'abord des actions de terrain et certainement pas de nouvelles lois qui instaureraient un « droit à mourir ». La mort ne saurait être en aucun cas une réponse à la souffrance.

L'écologie de l'homme doit être prise au sérieux, au même titre que les questions économiques, diplomatiques, environnementales..., afin de mettre en œuvre des stratégies globales et multidisciplinaires pour apporter une réponse effective, médicale et éducative à la souffrance des personnes.

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