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Hausse de la contraception et hausse d’IVG : où est le problème ?

Un rapport de la DREES (Direction des Etudes et Statistiques du ministère de la Santé) paru en juin dernier indique que le nombre d'avortements en France a augmenté en 2013 de 4,7% par rapport à 2012, soit 10 000 avortements de plus.

Cette hausse, souligne l'étude, est pourtant conjointe à « un recours à la contraception » qui, lui, « quelle que soit la méthode utilisée, n'a pas diminué ».
On y apprend par ailleurs que « deux femmes sur trois ayant eu une IVG utilisaient une méthode contraceptive qui n'avait pas fonctionné en raison d'un oubli de pilule ou d'un accident de préservatif ». De même, les femmes « utilisent de plus en plus » la contraception d'urgence.

En somme, l'étude souligne, une nouvelle fois, le paradoxe français, et pointe l'impasse dans laquelle se sont engagées les récentes mesures prises ces derniers mois par les pouvoirs publics, en voulant « libéraliser » la contraception et l'IVG. Car faciliter l'accès aux moyens de contraception n'a non seulement pas endigué le nombre d'avortements, mais encore il l'a accru.

L'enjeu de la question est d'abord éducatif. Il ne se résume pas à prévenir les MST et à verrouiller la fécondité. Il s'agit de développer une véritable éducation affective et sexuelle, seule à même d'enrayer de manière durable le problème des IVG croissante, chez les jeunes en particulier puisque la hausse d'IVG s'observe particulièrement dans la tranche 20-24 ans.

Les politiques actuelles ne permettront donc pas de répondre effectivement aux questions de nombreuses femmes, ni, par conséquent, de réduire le coût – moral et financier – engendré par une sexualité centrée sur une apparente liberté, en réalité individualiste et hédoniste.

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