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Vie affective et sexuelle

Pourquoi parler d’éducation affective et sexuelle ?

L’éducation affective et sexuelle, ou EAS, n’est pas un sujet parmi d’autres au milieu de la trigonométrie ou des règles de grammaire, même si nous sommes persuadés que ce sujet nous échoie, nous n’en voyons pas toujours l’urgence où l’importance et les multiples conséquences dans la vie et l’avenir de nos enfants.

Ou bien encore, nous en voyons l’urgence sous l’angle de la méfiance et de la protection contre un monde qui nous parait agressif, qui nous assiègerait et dont nous voulons protéger nos enfants. Cela ne constitue pas une base suffisante pour ce que nous avons à leur transmettre. Nous prendirons le risque que nos enfants retiennent seulement de nos messages que leurs parents ne sont pas à l’aise, qu’ils ont peur ou que ce sujet est sale ou dangereux.

Ce sujet est essentiel car c’est - en partie - à partir de ce que nous leurs transmettrons que nos enfants pourront aborder la vie amoureuse, la vie de couple, le mariage, la vie de famille.... Ce sera à eux d’apporter les matériaux et de construire leur maison, mais nous leur transmettrons en grande partie le plan !

Nous devons d’abord répondre à des questions de nature existentielle plutôt que de nature morale. Nous aurons à répondre à des questions morales, mais pas en premier.

D’où je viens ?

La première question est celle de l’origine : « D’où je viens ? » « Comment je suis arrivé là ? » qui se pose le plus souvent sous la forme « Racontez-moi quand je suis né, comment vous avez choisi mon nom, su que j’étais un garçon/une fille ?... »
Ce sujet est passionnant pour les enfants, peu de sujets l’intéressent autant. A travers ces questions autour de l’origine de leurs vies, à travers ces « pourquoi » il y a l’amour qui a présidé à leur venue au monde. Dans tout ce que nous leur dirons autour de ce sujet, nous devons leur permettre de comprendre le « pourquoi ? ».

Les enfants sont des chercheurs de sens, si nous répondons à côté, avec gêne, avec des interdits ou en éludant, ils iront chercher ailleurs.

Nous devons leur permettre de comprendre avec leur intelligence ! Et nous nous adresserons en même temps à leur cœur (le « sens ») en leur montrant que leur vie est le fruit de l’amour de leurs parents et de la Providence.... non du hasard. C’est l’histoire merveilleuse de leur propre vie que nous leur racontons. Nous leur parlons d’eux-mêmes, de leurs propres raisons d’être.

Où je vais ?

La seconde question est « Où je vais ? ». Quel est ce chemin de ma vie que j’entrevois et qui m’invite à devenir un homme fort et sûr comme papa ou une femme jolie et tendre, comme maman ? Quelles sont les balises de ce chemin ? Est-il sûr ? Puis-je m’y aventurer en confiance ? Est-ce un chemin de bonheur ? Comment unifier ce que j’ai reçu (un corps de garçon ou de fille) et ce que je suis appelé à être (un homme ou une femme). Il y a là un grand champ éducatif pour nous, parents. Nous y reviendrons.

Donc, les questions de l’origine et de l’avenir : il faut d'abord répondre aux questions existentielles.

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Comment parler d’éducation affective et sexuelle avec nos enfants ?

Répondre à notre enquête : Quelle éducation affective et sexuelle pour nos enfants ?

Quelle éducation affective et sexuelle pour nos enfants ?

La sexualité s'affiche partout. Les enfants sont confrontés à un éveil précoce de leur compréhension de l'amour et de la vie. Et pourtant, devenus adultes, de plus en plus apparaissent fragilisés dans leur capacité à s'engager dans une relation conjugale fidèle et durable.

Une question apparaît, prioritaire pour le bonheur de nos enfants et petits-enfants : notre mobilisation pour promouvoir la famille peut-elle faire l'impasse de l'éducation affective et sexuelle ?

Cette question vous est posée dans une enquête lancée auprès des donateurs et adhérents des AFC qui a déjà reçu plus de 600 réponses. Vous aussi, répondez à notre enquête maintenant ! Ou soutenez l'action de la Confédération des AFC par un don.

 

Si vous ne voyez pas le formulaire ci-dessous, vous pouvez y accéder par ce lien

Zizi sexuel, une exposition inadaptée à son public et réductrice

expozizi-sexuelLa Cité des Sciences et de l'Industrie organise du 14 octobre 2014 au 2 août 2015 la réédition de l'exposition sur le « Zizi sexuel » destinée à « expliquer l'amour et la sexualité aux 9-14 ans ». Elle ambitionne d' « aborder sans fard les questions qui titillent les pré-ados sur l'amour et la sexualité ». Il leur sera proposé une « quarantaine de manips intéressantes et délurées pour (...) se préparer à aborder sereinement leur vie d'adulte ».

Cette exposition s'inspire du livre Le guide du zizi sexuel de Zep et Béatrice Bruller. Elle avait attiré, en 2007, 340 000 jeunes visiteurs. L'évènement subventionné par le Ministère de l'Education Nationale se veut une approche humoristique et ludique des questions liées à l'amour et la sexualité autour du personnage de bande dessinée Titeuf, et de Nadia, dont il est amoureux.

Cette exposition présente la sexualité sur un mode mécaniciste et hygiéniste avec des informations centrées sur la technique et le plaisir, et sur une « sentimentalité » qui ne dit rien de la vérité du sentiment amoureux et se réduit à un impératif de « respect » mutuel. La sexualité est ordonnée au plaisir et à la performance et non pas orientée vers le don réciproque et la communion des personnes.

L'exposition propose un contenu peu adapté avec des mises en scène beaucoup trop explicites de la relation sexuelle en particulier au regard de la tranche d'âge choisie, beaucoup trop large pour permettre une prise en compte respectueuse de la maturité affective de tous ses visiteurs. D'ailleurs, peu de place est laissée à la poésie et à l'imaginaire, ce qui remet en question la caution « pédagogique » de cette exposition .

Derrière les questions des jeunes adolescents sur l'amour et la sexualité , parfois posées sur un mode provocateur, se profilent des questions sur eux-mêmes, leur origine et leur avenir, leur capacité à aimer et être aimés. Ce sont des questions qui touchent à l'intime de leur personne, corps et cœur, qui ne sont jamais banales, qui ne peuvent prêter à un humour gras ou se traiter sur la place publique.

Pour finir, l'exposition met complètement de côté les parents, qui sont même priés de laisser leurs enfants pénétrer seuls dans certains espaces. Les AFC déplorent cette banalisation de la sexualité ainsi présentée de façon « officielle » aux enfants, et dénoncent cette mise à l'écart des pères et mères, premiers et principaux éducateurs de leurs enfants.

Ligne Azur : le Conseil d’Etat annule la décision de Vincent Peillon

logo conseil-etat

Suite aux inquiétudes exprimées par des pères et des mères au Ministère de l'Éducation nationale l'année dernière et restées sans réponse, suite également à des démarches (courriers, entretiens) des AFC auprès de ce Ministère, la Confédération Nationale des AFC (CNAFC) a porté devant le Conseil d'Etat un « recours en excès de pouvoir »

contre la lettre de Vincent Peillon aux recteurs, en date du 4 janvier 2013.

Cette lettre rappelait en préambule que « le Gouvernement s'est engagé à changer les mentalités en s'appuyant sur la jeunesse » puis invitait « à relayer avec la plus grande énergie la campagne de communication relative à la « Ligne Azur » », « ligne d'écoute pour les jeunes en questionnement à l'égard de leur orientation ou de leur identité sexuelles ».

Hier, mercredi 15 octobre 2014, le Conseil d'Etat a annulé la décision du 4 janvier 2013 du Ministre de l'Education nationale.

Il a conclu que les contenus relayés par la campagne de communication relative à la « Ligne Azur » « portent atteinte à la neutralité du service public de l'Éducation nationale et à la liberté de conscience des élèves » et a décidé de « rendre illégale l'invitation du ministre à relayer la campagne « Ligne Azur » », invitation qui, selon les AFC :

  • était entachée d'un vice de procédure faute d'avoir été précédée d'une consultation du Conseil supérieur de l'éducation  ;
  • violait le principe de neutralité et la liberté de conscience des élèves  ;
  • violait le droit des parents sur l'éducation de leurs enfants  ;
  • violait l'article L. 312.16 du code de l'éducation en conduisant des tiers à intervenir dans l'éducation à la sexualité*.

Les AFC (Associations Familiales Catholiques) se réjouissent de cette décision du Conseil d'Etat dans la mesure où ce site contient des indications dont le moins que l'on puisse dire est qu'elles apparaissent insuffisamment nuancées au sens du devoir de réserve défini par Jules Ferry, et qu'il contient des développements politiques, oriente vers des publications qui relèvent clairement de la pornographie, encouragent à la violation de la loi et dont les contenus constituent de l'activisme politique et assurent la promotion d'associations qui heurtent délibérément les consciences*.

Les AFC saluent d'abord cette décision parce qu'elle constitue un rappel de la nécessité de privilégier les actions éducatives qui permettent la coopération effective des responsables des établissements scolaires, des professeurs et des familles de manière à ce qu'elles restent les premiers et principaux éducateurs de leurs enfants.

 


* Points évoqués en ces termes dans le « recours en excès de pouvoir » déposé par les AFC devant le Conseil d'Etat.

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