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Vie affective et sexuelle

Quelle action efficace pour prévenir l'avortement ?

C'est avec cette ambition que les AFC ont édité la brochure 12 questions à se poser avant de parler de la sexualité destinée aux parents et aux éducateurs d'adolescents, recommandée par la pédagothèque de l'Institut National de la Consommation. Cet ouvrage appelle à dépasser la vision étroite et technique de l'amour qui est celle qui prédomine actuellement dans la société. Il veut en particulier rappeler que l'amour est une relation qui permet de se réaliser mutuellement en totalité. Il vient aussi mettre en évidence qu'aimer doit engager toute la personne et que le bienfait de l'amour est l'épanouissement à la fois des sentiments, de la psychologie, de l'intelligence, en même temps que du corps...

La prochaine révision de la loi de bioéthique, dans la mesure où elle met en avant les nombreuses questions posées par l'assistance médicale à la procréation, repose la question des conditions d'une paternité et d'une relation à l'autre, à la fois effectives et unitives qui se trouvent au coeur de l'enseignement de l'Amour humain. Ces débats législatifs offrent donc une opportunité supplémentaire à saisir pour sortir d'une situation dramatique, mais qui n'est pas inexorable.

La grossesse serait-elle une maladie ? - courrier de la CNAFC à Mme Bachelot

Suite à ses récentes déclarations dans la presse, la CNAFC a écrit à madame Roselyne Bachelot pour lui faire part de ses interrogations et lui exprimer leur préoccupation face à la souffrance et à la détresse des trop nombreuses femmes qui avortent en France

Pour la CNAFC, la proposition de faire de l'IVG « une composante obligatoire de l'offre de santé » révèle des raccourcis inappropriés : ils consistent à assimiler la grossesse à une maladie, mais aussi à considérer l'avortement comme une simple composante de la contraception.

Ni la promotion croissante de la contraception, ni l'accentuation de la facilitation de l'avortement n'apporteront la solution aux difficultés que les femmes peuvent rencontrer devant une grossesse.

Elle rappelle au Ministre de la Santé que le recours à l'avortement prend naissance en particulier dans les conceptions erronées de la sexualité qui, selon elle, semblent procéder de la même logique que celle des propositions faites par le Ministre.

S'appuyant sur les chiffres récents à propos de l'avortement en France, la CNAFC a rappelé que seule une véritable éducation à l'Amour est susceptible de faire régresser l'avortement et constitue la prévention efficace que la Ministre appelle de se vœux.

Elle a également proposé, une nouvelle fois, de présenter en détails à Madame Bachelot l'ensemble des actions concrètes qu'elle met en œuvre dans le domaine éducatif et pour aider les mères en difficultés en matière d'information et en matière d'accueil (effort qui se concrétise annuellement lors de la Quête pour la Mère et l'enfant).

 

Les chiffres 2007 de l'avortement : quelles leçons ?

Deux  études récentes* publiées par la Direction de la Recherche, des Etudes, de l'évaluation et des statistiques (DREES) éclairent la pratique de l'avortement dans notre pays.

Plusieurs chiffres retiennent immédiatement l'attention :
- le nombre total d'IVG, en France métropolitaine, a augmenté entre 2001 et 2007 de 5,5 % passant de 202 180 à 213 382, cette évolution étant liée au développement des avortements « en ville » (et non en établissement de santé) depuis que cette pratique a été autorisée
- la part des IVG médicamenteuses a, elle aussi, crû : elles représentent aujourd'hui la moitié des avortements
- les trois quarts de IVG pratiquées à l'hôpital sont prises en charge dans le secteur public en 2007, l'auteur observant que « le désengagement du secteur privé se poursuit »
- « les femmes de 20 à 24 ans demeurent celles qui ont le plus souvent recours à l'IVG ... suivies par les femmes de 25 à 29 ans puis celles âges de 18 à 19 ans ».
- les mineures représentent 6 % des femmes ayant eu une IVG

Ces données, d'autres, posent de multiples questions préoccupantes :
- l'importance des chiffres l'ampleur appelle des actions ambitieuses et nouvelles : elle montre que la solution n'est pas dans une nouvelle facilitation de l'avortement, pas plus que dans la diffusion croissante de la contraception
- la part croissante des IVG médicamenteuses ne doit pas laisser penser que l'acte est devenu plus banal, il ne l'est pas, de nombreux travaux et témoignages en attestent, sur le plan de ses conséquences pour la femme qui avorte
- le recours aux IVG médicamenteuses, qui rend l'acte plus discret, et les informations relatives à la pratique en matière d'entretien pré/post IVG laissent craindre un isolement croissant des femmes qui avortent, particulièrement pour les femmes en détresse déjà isolées : elles risquent d'être encore plus livrées à elles-mêmes sans aucun accompagnement pour un acte qui interpelle l'opinion comme les pouvoirs publics tant par son ampleur que par sa portée

Pour les AFC, une véritable éducation à l'Amour constitue le levier susceptible de faire régresser l'avortement car le recours à l'avortement prend naissance dans les conceptions erronées de la sexualité. C'est avec cette ambition qu'elles ont édité la brochure 12 questions à se poser avant de parler de la sexualité destinée aux parents et aux éducateurs d'adolescents.

*DREES décembre 2009, n°712 : "Les établissements et les professionnels réalisant des IVG" ; n°713 : "Les interruptions volontaires de grossesse en 2007"

EllaOne : Une pilule ne remplacera jamais l’apprentissage de l’amour

Communiqué de presse

Une récente décision de la Commission européenne autorise la commercialisation de la pilule « EllaOne », désormais effective en France.

Le fait que le nombre d'avortements ne baisse pas en France est en soi un véritable drame. La société le mesure chaque jour. Elle mesure aussi qu'un tel acte marque la vie d'une femme et qu'il a des conséquences psychologiques importantes.

Les exemples passés, tels que la pilule du lendemain, montrent que la solution à cette situation n'est pas dans une nouvelle facilitation de l'avortement, pas plus que dans la banalisation de la contraception.

Cela tient au fait que ces mesures véhiculent une vision de la sexualité tournée vers le seul plaisir au détriment de toute autre dimension humaine.

La CNAFC propose une autre vision de la sexualité qui met en avant la relation à l'autre avec toutes ses dimensions et l'amour dans toute la richesse et la diversité de ses apports. C'est une véritable alternative à l'avortement.

IVG médicamenteuse par les sages-femmes : censure du Conseil constitutionel

Le Conseil constitutionnel vient d' annuler la disposition de la « Loi Hôpital » autorisant l'expérimentation de la pratique de l'IVG médicamenteuse par les sages-femmes. Le Conseil constitutionnel s’est saisi d’office pour déclarer contraire à la Constitution six dispositions de la loi. Il s’agit en l’occurrence de dispositions sous forme d’expérimentation dont le texte ne prévoit pas de limite dans le temps.
Entre autres, ont ainsi été censurées les articles portant sur l’autorisation d’étendre aux sages-femmes la pratique des IVG par voie médicamenteuse et sur l’autorisation des pharmaciens d’officine de délivrer la « pilule » aux femmes âgées entre quinze et trente-cinq ans dans une région connaissant un taux important de recours à l’IVG.

Lire la décision du Conseil constitutionnel

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