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Les AFC agissent pour la Quête pour la mère et l'enfant

stockvault mère enfant

Dimanche 27 mai 2018, les associations qui accueillent et aident les nombreuses mères ou futures mères en détresse en France vont bénéficier de la générosité de nombreux donateurs. Date symbolique, la Quête pour la mère et l’enfant se déroule chaque année durant le week-end de la Fête des mères, pour rappeler à celles qui se sentent oubliées qu’elles ne sont pas seules.

Depuis la première Quête en 1970, chaque année, sous l’égide de l’UNAF, de nombreuses AFC se mobilisent. En 2017, elle a permis de récolter près de 167 000 euros pour la cause de ces femmes en difficulté. Grâce à elle, les associations bénéficiaires peuvent agir concrètement et quotidiennement auprès des mères ou futures mères en difficulté. Chacune ayant une vocation bien précise, au niveau national ou bien local.

Pour la collecte 2018, elles seront une vingtaine à recevoir ces dons et à continuer ainsi d’œuvrer pour les mères ou futures mères en détresse. Elles en sont extrêmement reconnaissantes, car non seulement ces associations gagnent en visibilité et en reconnaissance, mais elles en voient les fruits au quotidien : des femmes qui se reconstruisent et des enfants qui trouvent un véritable épanouissement dans un foyer. Cette quête fait office de thermomètre. Elle récolte les impressions de la population, leur réaction favorable, hostile ou indifférente. Sous les porches des églises ou sur les marchés et autres lieux publics, l’objectif est d’aller à la rencontre, de nouer de véritables contacts avec un public qui n’est pas forcément sensibilisé aux difficultés des mères en détresse, de l’informer que des associations existent. La quête publique permet de donner un aspect concret à la culture de vie et d’apporter une aide réelle.
C’est un véritable service de proximité. Actuellement, près d’une quarantaine de fédérations AFC quêtent chaque année. L’objectif est de doubler ce chiffre d’ici quelques années.
Enfin notons le désintéressement des AFC mobilisées pour quêter au profit d’une cause qu’elles soutiennent sans condition, et récoltant des fonds pour d’autres associations qu’elles-mêmes.

Don de congés à un collègue : comment ça marche ?

enfant maladeLe don de jours de repos permet à un salarié de renoncer à certains congés pour les offrir à un collègue. Le collègue en question bénéficie alors d’une rémunération pendant son absence.

Peuvent bénéficier d’un don de jours de repos :
1. les salariés dont un enfant est gravement malade et qui ont besoin de s’absenter pour être à ses côtés.
2. désormais, comme adopté dans la loi du 13 février 2018, les salariés proches aidants de personnes en perte d'autonomie ou en situation de handicap.

Ce don est anonyme, et sans contrepartie.

Les journées de repos susceptibles d’être données sont : les RTT, les journées offertes par l'entreprise, les jours de récupération, les congés payés (seulement les journées non-prises au-delà de la quatrième semaine de congés pour un enfant malade, au-delà du 24ème jour de congé pour des personnes en perte d'autonomie ou handicap).

Ce dispositif vient compléter le droit du travail existant et les congés autorisés pour raisons familiales
En savoir plus (sur le site de legifrance)

Toit + Moi, un site pour mettre en relation étudiants et seniors

toit plus moiAfin de prévenir l’isolement des retraités, la Cnav (Assurance retraite) et ses partenaires ont développé une plateforme numérique qui met en relation des retraités, disposant d’une chambre libre, avec des jeunes Erasmus à la recherche d’un logement, chacun s’engageant à une bienveillance mutuelle, à des échanges à l’occasion de repas ou de sorties, par exemple.

Pour les seniors, ce dispositif permet une présence rassurante et une ouverture à une autre culture. Pour les jeunes, il supprime un frein à la mobilité en simplifiant l’accès au logement dans le pays d’accueil.

Il n’y aura pas d’engagement monétaire ou d’obligation de présence, uniquement une participation aux charges courantes (électricité, eau, internet, etc.) dans la limite de 150 euros mensuels. Un référent associatif accompagnera systématiquement le binôme.

Sur le 1er trimestre 2018, début du déploiement, les retraités intéressés devront résider à Bordeaux, Paris ou Lille, dans le prolongement d’une première expérimentation réussie lancée à Bordeaux en septembre 2017.
Voir le site Toit + Moi

Les AFC ont évoqué d’autres propositions intergénérationnelles de logement personnes âgées et jeunes comme www.ensemble2generations.fr, dans le N°169 (janv-fév 2017) de La Vie des AFC

Journée de la femme : entretien avec Marianne Durano

Mariane Durano twitterA l’occasion de la Journée de la Femme, Marianne Durano, auteure de Mon corps ne vous appartient pas et de Nos limites. Pour une écologie intégrale, a accepté de répondre aux questions des AFC sur le rôle et la place de la femme dans la société, et sur sa vision du féminisme.

Pourquoi rappelez-vous sans cesse aux femmes que leur corps leur appartient ?

Je pense qu’aujourd’hui on voit l’émergence d’un nouveau type d’aliénation : celui du corps de la femme. Les femmes sont soumises aux techniques qui viennent les exproprier de leurs corps. La contraception n’est rien d’autre qu’une mise sous contrôle, une mise sous – grande – dépendance du corps médical, où le médecin saurait mieux que la femme comment elle doit gérer son corps, sa sexualité... finalement, son couple, sa vie de famille, sa vie tout court.

Alors que précisément c’est la femme qui sait ! Son corps lui appartient : son corps, c’est elle, et c’est elle qui est la mieux placée pour le sentir, le comprendre, le vivre. Expropriation de son corps également par le marché inouï de la procréation face auquel il faut clamer la dignité du corps de la femme. Le corps de la femme n’est ni à louer, ni à vendre. Le corps n’appartient pas aux laboratoires pharmaceutiques : « je suis mon corps ».

« Mon corps m’appartient ». Le titre de votre ouvrage reprend le slogan des « féministes » pro contraception et qui, au nom de ce même leitmotiv, justifient « leur droit, leur liberté, leur choix » clamé dans les campagnes annuelles de contraception, de manière totalement opposée à vos affirmations.

C’est une ineptie totale ! Au nom du « mon corps m’appartient », il est parfaitement contradictoire de prôner la contraception qui précisément me désapproprie entièrement de mon corps de femme. Je suis pour une liberté de choix, ce qui implique une réelle information. Information aujourd’hui non proposée... car la société, à commencer par le corps médical, n’en est plus capable. Mais il faut rendre justice aux médecins qui ne sont eux-mêmes plus formés. Les gynécologues apprennent à maitriser le corps de la femme, à mettre en place des techniques qui mettent en sommeil le cycle de la femme. On en arrive à une situation aberrante où les gynécologues ne connaissent plus le cycle féminin. Lorsque j’ai fait part à quelques médecins de mon désir d’adopter un mode de contraception naturelle, les plus sarcastiques m’ont répondu « A dans 9 mois ! », et la meilleure réponse que l’on m’ait faite est « Je respecte mais en revanche je ne vais pas pouvoir vous aider car je ne suis pas compétent en la matière ».

Quelle est la reconnaissance sociale de la femme aujourd’hui ?

La reconnaissance sociale passe uniquement par la carrière. On valorise la working girl. Jusqu’à 25 ans, je fais mes études (les meilleures possibles, carrière oblige !). Entre 25 et 30 ans, alors que c’est la période où la femme est la plus féconde, il faut faire ses preuves professionnelles pour lancer sa carrière. Et entre 30 et 40 ans, alors que la femme est la plus disposée dans son corps pour la maternité, elle doit gravir les échelons professionnels. Tout cela va clairement à l’encontre de la nature, du cycle féminin. La reconnaissance sociale oblige donc les femmes à un déni de leur corps. Ma conviction profonde est qu’il faut revaloriser la maternité, la vie familiale (qui inclut les hommes !) et qui vont à l’encontre d’une société marchande. J’appelle à une révolution culturelle. Je suis très touchée – et frappée - par les photos de Jade Beall qui a célébré le corps de la femme après qu’il ait donné la vie. Cette photographe a pris une série de photos de femmes après leurs accouchements : ces corps sont beaux car uniques.

Quelle est votre vision du féminisme ?

Les femmes ont besoin des hommes pour leur sexualité et leur vie de famille. Mais ce besoin se heurte à une société technico-marchande où la technique les émancipe de la nature. Le vrai féminisme, c’est de revaloriser la vie, la femme, dans ce qu’elles ont de non-marchand.

Crédit Photo : Compte Twitter de Mariane Durano https://twitter.com/marianne_durano

Retrouvez Mon corps ne vous appartient pas et Nos limites. Pour une écologie intégrale sur le site de la Procure.

Vote au CESE sur la fin de vie : les AFC désapprouvent le vote du groupe famille

Communiqué - 27 avril 2018

 
Le mardi 10 avril, le Conseil économique, social et environnemental (CESE) s’est prononcé en faveur du développement des soins palliatifs mais aussi de la légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté, en adoptant un avis par 107 voix pour, 18 voix contre et 44 abstentions.
 
Le groupe famille du CESE au sein duquel siègent des militants AFC a voté « pour » l’avis à une large majorité.
 
Les AFC ne doutent ni de leurs convictions, ni de leur désapprobation des propositions en faveur de l'euthanasie puisqu'ils ont courageusement travaillé à la rédaction d’un dissensus (opinion divergente) formellement inscrit dans l’avis. Ils ont aussi dénoncé avec force les mentions « décès naturel » à l'état civil ou « derniers soins » en cas d'euthanasie.
Les AFC estiment néanmoins que ce vote s’est révélé une erreur dans la mesure où, à l’expérience, il fait l’objet d’interprétations contradictoires. D’autant que l’ambiguïté de ces interprétations a été entretenue par la communication du CESE, dont les AFC ont obtenu qu’il la rectifie et rende compte plus loyalement du dissensus qu’il avait tout d’abord occulté. 
  
En particulier, pour beaucoup, la présence de 11 bonnes préconisations en faveur du développement des soins palliatifs et la formulation explicite d’un dissensus sur les préconisations 12, 13 et 14 qui sont favorables à l’euthanasie et au suicide assisté, n’auraient pas dû exonérer de la nécessité de voter contre l’avis dans son ensemble.
Surtout, au-delà d’un vote inapproprié aux interprétations ambiguës, les AFC appellent à garder les yeux d’abord rivés sur la gravité de la situation. Car même si le groupe famille avait voté « contre », les préconisations en faveur de l'euthanasie auraient obtenu une écrasante majorité.
 
L’engagement contre l'euthanasie et pour le développement des soins palliatifs requiert une action ambitieuse et durable d'explication, notamment des points suivants :
- « La dignité est inhérente à la nature humaine. Elle ne dépend pas de l’idée que chacun se fait de lui-même, elle n’est donc pas un principe, mais son respect en est un. »1
- « La légalisation de l’assistance au suicide entrerait en contradiction avec le droit de toute personne à la vie ; elle mettrait en cause un principe anthropologique présent dans tout notre système juridique qui reflète une société́ prioritairement soucieuse de protéger le plus faible » 2 - texte repris du dissensus introduit par les opposants du CESE à l’euthanasie.
- « Si certains font le choix désespéré du suicide, la société a avant tout le devoir de prévenir ce geste traumatisant. Ce choix ne doit pas entrer dans la vie sociale par le biais d’une coopération légale au geste suicidaire. » 3
  
Les AFC redisent inlassablement que chacun doit pouvoir être assuré que la main qui le soigne ne peut être une main qui donne la mort. 
 
1 Avis du CESE, Déclaration du groupe de l’UNAF, avril 2018
2 Avis du CESE, Texte du dissensus du groupe de l’UNAF, avril 2018
3 Fin de vie, oui à l’urgence de la fraternité ! Déclaration de la Conférence des Evêques de France, avril 2018
 

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