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L’acquittement de Lydie Debaine, une violence inouïe!

Communiqué de presse de L'OCH

L’acquittement de Lydie Debaine, cette maman qui a tué sa fille Anne-Marie atteinte d’un grave handicap, est dramatique. Certes, chacun a pu être touché par la souffrance de cette maman, qui s’est peu à peu laissée enfermer dans une relation exclusive avec sa fille, ne trouvant aucun soutien ajusté, et craignant que sa fille soit mal traitée dans le seul établissement qu’elle ait pu trouver.

Sans doute est-ce cette émotion qui a conduit le public à applaudir le verdict au moment de son énoncé ? Les commentaires de nombreux médias ont manifesté une forte approbation, épousant la justification de la maman lorsqu’elle exprime le sentiment d’avoir posé un acte juste. « Acte de compassion », « une mort donnée par amour » …

Quelle que soit la compréhension dont on peut entourer cette maman, son acquittement, les applaudissements, les nombreux commentaires qui ont accompagné cette annonce, sont infiniment choquants. Cette décision renforce une idée qui chemine de plus en plus dans les esprits : « le permis de tuer par amour » la personne malade ou handicapée. Après le non lieu dont a bénéficié Marie Humbert, un pas dramatique vient d’être franchi par cette décision qui fera jurisprudence : le meurtre par amour devient un acte juste.

Après Nicolas Perruche, Vincent Humbert, Chantal Sébire, le message continue d’être martelé : la vie d’une personne gravement malade ou handicapée est un non sens. Il vaudrait mieux qu’elle ne soit pas née. Il vaudrait mieux qu’elle ne vive pas. L’aimer vraiment, c’est mettre fin à sa vie. Par compassion ! Quelle violence !

Violence de laisser entendre aussi explicitement à toutes les Anne-Marie que leur vie est sans valeur, et que leurs proches pourraient leur donner la mort par amour.

Violence de laisser entendre aux parents qui, jour après jour, accompagnent leur enfant handicapé que leur combat est sans issue, que le véritable amour, la vraie compassion, seraient de mettre fin aux jours de leur enfant.

Violence de laisser entendre à tous les aidants, médecins, éducateurs, qui agissent auprès de personnes gravement malades ou handicapées que leur élimination est aussi une alternative juste.

Violence faite à tout un chacun, car au fond, ne sommes-nous pas, vous et moi, un jour ou l’autre en risque de devenir radicalement dépendants ? Devrons-nous nous méfier de l’amour de nos proches ? Et réciproquement, le cas échéant, nos proches devront-ils se méfier de notre amour ?

Oui, par cette décision de justice, la société a fait plus que justifier un acte coupable, indépendamment de la compréhension que l’on peut avoir de son auteur. Elle risque d’ouvrir la porte à toutes les dérives à venir, puisqu’elle a justifié que la personne gravement malade ou handicapée soit éliminée, alors que le seul devoir est de l’accompagner. C’est ce que souligne le procureur général de la Cour d’appel de Versailles en décidant d’interjeter appel de cette décision : « ce verdict d’acquittement pourrait en effet être compris comme un encouragement à l’atteinte volontaire à la vie des handicapés, qui méritent notre protection et notre soutien » a-t-il déclaré.

Il y a presque 50 ans, il y eut en Belgique ce qu’on a appelé « le procès de Liège ». Là aussi, l’acquittement de parents qui avaient tué leur fille gravement handicapée. Des scènes de liesse dans la rue avaient accompagné ce verdict. La violence de cet événement provoqua un grand sursaut des sociétés belge et française, manifestant un mouvement de solidarité à l’égard des personnes gravement atteintes et de leurs parents. Très concrètement alors, Marie-Hélène Mathieu fonda l’Office chrétien des personnes handicapées (OCH) pour soutenir les familles, susciter des réponses à leurs besoins, apporter un éclairage sur la valeur sacrée de la personne handicapée et sa place dans la société.

Aujourd’hui comme il y a 50 ans, d’un mal peut sortir un bien : le « oui » à la vie de toute personne, quelles que soient ses limites, l’appel à l’engagement de chacun et de toute la société pour son accompagnement, en particulier par la création de lieux de vie.

Philippe de Lachapelle
Directeur de l’Office chrétien des personnes handicapées (OCH)
le site de l'och

Le divorce sans le juge ?

Une analyse de la commission juridique des AFC
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La Conféderation soutient la SFAP

Communiqué de presse des Sociétés savantes: des repères sur la fin de vie


Dans le contexte actuel où se mêlent le tragique d’une situation de vie, l’interpellation de la justice et des pouvoirs publics et la remise en cause de la loi sur le droit des malades et la fin de vie, les sociétés savantes (*) que nous sommes souhaitent rappeler que :

Traiter la douleur et soulager la souffrance restent une priorité absolue Ce qui est intolérable, c’est que des situations de douleur, de souffrance ne soient pas suffisamment prises en charge. Souffrir, pour les patients comme pour leurs proches n’est pas acceptable, il faut se donner les moyens d’atténuer et soulager la souffrance de l’autre. La loi du 22 avril 2005 encadre parfaitement les procédures à mettre en œuvre.

« Faire mourir » ne peut pas être une solution en soi Le tragique, l’effroyable vécu par une personne ne peut pas nous faire admettre que la mort donnée, même si elle est souhaitée, soit la solution. Ceci ne correspond ni à notre expérience quotidienne ni à ce que nous enseigne la pratique de la médecine. Dans le Plaidoyer des professionnels de santé de mars 2007 (http://www.sfap.org/content/view/141/165/) nos sociétés savantes et plus de 6700 professionnels de santé ont clairement pris position contre la légalisation du suicide assisté, qui modifierait radicalement nos repères sociétaux, et appelé à une large information et une pédagogie de la loi sur le droit des malades et la fin de vie.

Nous rappelons notre souhait que soit menée à bien une évaluation de la mise en œuvre concrète de cette loi qui reste largement méconnue.

Nous réaffirmons avec force que, quels que soient les choix que notre société pourrait faire dans le futur, donner la mort ne relève en aucune façon de compétence du médecin et que nous, professionnels de santé n’assumeront pas ce rôle. Cela entrerait en conflit de valeur avec la mission fondamentale des soignants médicaux comme non médicaux qui est bien de toujours soigner et prendre soin de l’autre et ce jusqu’au bout de sa vie. Sociétés savantes signataires*
- La Société Française d’Accompagnement et de soins Palliatifs (SFAP),
- La Société Française d’Etude et de Traitement de la Douleur (SFETD)
- La Société Française de Gériatrie et de Gérontologie (SFGG),
- La Société Française d'Anesthésie Réanimation (SFAR),
- La Société Française d'Hématologie (SFH),
- Le Groupe de Réflexion sur l'Accompagnement et les Soins de Support pour les Patients en Hématologie et en Oncologie (GRASSPHO),
- l'Association Nationale des Médecins Généralistes exerçant à l'Hôpital Local (AGHL)

Contact presse : Secrétariat SFAP - 106, avenue Emile Zola, 75015 Paris
Tél : 01 45 75 43 86 - Email : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

www.sfap.org

Présentation de la brochure "12 questions à se poser avant de parler de la sexualité"

 
 

Parler de sexualité n’est jamais facile. Surtout aujourd’hui. D’une part, notre société en fait souvent quelque chose de très banal. D’autre part, les adultes ne se sentent pas toujours à l’aise vis-à-vis de ce thème. Ce sujet touche pourtant tout humain au plus profond de son être. Comment alors en parler sans se laisser prendre au piège de la banalisation ? Comment le faire sans prétendre savoir à la place de l’autre ce qui est « bon » pour lui ? Comment entendre et orienter son désir ? Comment être, en amour, libre et responsable ? Comment ne pas réduire la rencontre avec l’autre à des comportements normés ?
Peut-on oublier que les jeunes ont besoin de réponses et que, en l’absence d’une présence aimante de la part de leurs parents, ils se tournent automatiquement vers ce que la société contemporaine leur offre ?
Cette brochure est là pour vous aider à répondre à ces questions que vos enfants vous poseront, afin de transmettre sans idéalisme un projet de vie ambitieux, vrai et enthousiasmant.
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Sommaire
  • I. Notre société et la sexualité
    • 1. Quelle image la culture ambiante donne-t-elle de la sexualité ?
    • 2. Que provoque l’omniprésence de la sensualité et de la pornographie ?
  • II. L’adolescence et la sexualité
    • 3. Quels sont les enjeux propres à l’adolescence ?
    • 4. Les ados ne pensent-ils qu’à « ça » ?
  • III. L’amour à découvrir
    • 5. L’amour dans tout ça ?
    • 6. Dans la sexualité, on donne ou on prend ?
    • 7. Eprouver du désir et du plaisir, est-ce légitime ?
  • IV. En parler avec des jeunes
    • 8. Peut-on aider ses enfants à découvrir l’amour et le désir ?
    • 9. Quel défi l’éducateur doit-il relever en matière d’éducation affective et sexuelle ?
    • 10. La vie en groupe des adolescents : que faire ?
  • V. Les chrétiens et la sexualité
    • 11. Sexe : le fruit défendu ?
    • 12. Que dit l’Eglise catholique ?
  • VI. Quels mots pour en parler
 
   
 
Question 2 : Que provoque l’omniprésence de la sensualité et de la pornographie ?
Aujourd’hui, dans ce contexte où la sexualité se trouve souvent réduite aux rapports sexuels, la pornographie prétend montrer l’acte sexuel dans son intégralité. Mais, en réalité, elle efface tout mystère et tout sentiment : « tout » est montré, « tout » est mis en scène. Dans la pornographie, l’acte sexuel n’est pas représenté comme le fruit et le coeur d’une rencontre, d’un désir de partager avec quelqu’un sa propre humanité. Il est réduit à un assemblage de corps anonymes.
La personne est réduite à son corps et le corps est interchangeable.
 
 
Question 5 : L’amour dans tout ça ?
Aimer ne se réduit pas à la simple contiguïté physique mais engage toute la personne, corps et âme, coeur,intelligence et volonté et lui permet d’accomplir quelque chose de son humanité. Il se manifeste par une présence active à la fois physique, psychique, intellectuelle et spirituelle qui vise à bâtir une relation qui s’approfondit avec le temps.


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Question 7 : Eprouver du désir et du plaisir, est-ce légitime ?
Désirer signifie tout d’abord « aller vers l’autre ». Au fond, le désir est une force, une puissance de vie, un « moteur de l’être ». Mais on y trouve donc aussi l’« incomplétude humaine » : c’est la faille qui pousse l’être humain à désirer ; c’est sonmanque. C’est ce manque-là qui marque d’ailleurs notre rapport au temps, à l’espace et à l’autre. C’est ce manque qui pousse à la rencontre..
 
 
Question 12 : Que dit l’Eglise catholique ?
Aujourd’hui, grâce en particulier à Jean-Paul II, un renversement de perspective a été opéré et on célèbre le corps comme signe de la vocation de la personne au don d’elle-même. C’est la capacité d’amour comme don de soi qui est « incarnée » dans le corps, dans lequel s’inscrivent aussi la masculinité ou la féminité de la personne. C’est à partir de cette prémisse que la sexualité humaine est considérée sur le modèle de la communion des personnes divines : communion des âmes, communion des coeurs, communion des corps, pour devenir ainsi une icône vivante de la Trinité.
 
   
 
Cette brochure est au prix de 2€

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Melchior Editions
63 rue des rosiers
14000 Caen
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Cour de Cassation : droit d’inscription à l’état civil pour le fœtus

Le 6 février dernier, la Cour de Cassation a reconnu une existence à tout fœtus né sans vie quel que soit son niveau de développement.

Les parents obtiennent ainsi la possibilité de donner un nom à leur enfant, de bénéficier de certains droits sociaux, ou encore celui de récupérer le corps afin d'organiser ses obsèques et de commencer leur deuil.

Après l’autorisation accordée aux pères d’enfants nés sans vie de bénéficier d’un congé de paternité, la CNAFC se réjouit de ce nouveau progrès que constitue cette prise en compte concrète de la dignité des personnes.

Cette décision illustre que, même avant la naissance, pour les parents toute la dimension de l’être humain est perceptible et forte.

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