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Web-série pédagogique - Education affective et sexuelle

Analyse épisode 7: Un jour mon prince viendra

FILM 7 FBEpisode 7 : Un jour mon prince viendra

Problématique

Les jeunes ados ont de grands désirs, de grands rêves qui sont la trace de l’enfance en eux et qui témoignent que leur vie ne s’est pas encore heurtée aux désillusions et à la rude école du réel.

Les objets de leurs rêves et de leurs désirs

Ils ont un vrai idéal de vie de couple, l’envie de trouver la « bonne » personne, l’envie d’aimer vraiment dans un amour vrai et durable. Les filles font facilement le « portrait-robot » du garçon idéal avec force détails auxquels il devra correspondre.

Ils peuvent avoir une quête d'absolu avec un côté extrême, qui rend impossible d’atteindre l'idéal recherché.

Ils sont encore dans le rêve du prince/princesse charmant(e) à la manière des contes de fée ou de Disney. Ils ont à quitter le monde onirique de l’enfance et, comme Mowgli, « retourner au village des hommes » pour rencontrer celle (celui) avec qui faire leur vie…. c’est le long travail de l’adolescence !

Ils ont aussi de grands rêves d’amitié également avec de grandes attentes qui peuvent tendre à l’intransigeance. Ces attentes sont encore fortement tournées vers eux plus que vers l’autre (oser déplaire à un ami pour son bien…) ou vers un projet commun.

Enfin, ils rêvent/ idéalisent le métier qu’ils feront plus tard, tout en se déterminant le plus souvent par rapport à leurs parents (l’exact opposé ou la même chose pour tenter de surpasser son père ou sa mère)

Dans leur quête d'idéal, les ados ont aussi besoin de vérité, ils sont à la recherche de cohérence, et ont une grande exigence pour eux-mêmes et les autres... et en cela peuvent s'opposer à leurs parents (qu'ils peuvent trouver mielleux, pas francs,....). Même si tout cela n'est pas encore bien "assis" et doit mûrir au cours des années.

Pour eux, tout est possible avec de grands élans et une générosité souvent déconnectés du réel et qui peuvent mener à la toute-puissance ou la pensée magique. « Je l’aime tellement, il ne PEUT PAS ne pas m’aimer en retour… » Pour devenir adultes, ils auront à intégrer qu’ils sont « issus d’une histoire, sexués et mortels»

Les limites : déceptions, confrontations au réel

Les déceptions, les désillusions, voire les chagrins d’amour sont inévitables au fil de la vie et les jeunes adolescents ont à être accompagnés pour ne pas baisser les bras devant ce qu’ils peuvent vivre comme un effondrement de leurs rêves et de leurs vies.

Ils sont d’abord déçus par eux-mêmes, par leur incapacité à vivre au niveau de leur idéal, c’est à dire par le décalage entre leurs rêves et leurs capacités/volonté. Cette déception peut les entrainer dans une spirale du pire. « Si je ne parviens pas à ne pas me laisser entrainer/ m’affirmer comme je suis / être populaire, le héros, le surhomme…. dont je rêve, alors rien ne vaut la peine et autant prendre le maximum de plaisir dès maintenant.

Ils sont ensuite tout à la fois déçus et fortement influencés par leur environnement familial, amical et relationnel .Leurs parents ne sont plus les « héros » de leur enfance, ils n’ont pas toujours raison et –pire- ils ont même d’énormes défauts qu’ils n’avaient pas vus jusqu’alors !

Un beau sombre jour, ils découvrent que le prince (princesse) charmant n’existe pas, alors à quoi bon ?! A quoi bon attendre, se donner du mal, rester dans l’innocence, rêver de l’homme(femme) idéal avec qui faire toute sa vie. Le monde n’est pas blanc ou noir mais plutôt gris et ce ne sont pas forcément les bons qui gagnent : tout ceci constitue une amère révélation de la réalité !

 

Ce que nous avons souhaité montrer

Le rêve est bon en soi.

Il est juste et il est possible ! « La vérité sort des rêves des enfants » (slogan des AFC dans une campagne pour la promotion du mariage civil). L’idéal que chaque jeune a dans le cœur n’est pas un leurre mais une indication sûre sur la direction à prendre, sur ce qui fera son bonheur. Ils peuvent construire leur bonheur même si leurs parents ont échoué (enfants de divorcés) et mieux réussir qu’eux. (Et faire ainsi le bonheur de leurs parents).

Notre message : se donner les moyens de son idéal !

On peut se donner du mal (construire solide) si l’on sait où on va,  pourquoi on le fait. L’idéal doit avoir un but pour déployer les efforts qui lui permettront de tenir.

Mettre en pièces le « mythe de la parenthèse »

Le « mythe de la parenthèse », c’est la jeunesse comme excuse pour se brûler les ailes. « Il faut bien qu’ils s’amusent, ils sont jeunes ». Plus tard, quand le moment sera venu, on se rangera. Ce n’est pas « je m’éclate maintenant et je construis après ». En fait, le jeune construit (ou pas) déjà sans qu’il en ait forcément conscience. Pour quelle raison, la jeunesse serait-elle dévolue au plaisir et l’âge adulte au sérieux ? La maturité de l’âge adulte/ la vie de couple/ le monde du travail font-ils si peu envie aux jeunes en dehors de la liberté (temps, argent, déplacements) que ceux-ci leur envient ? Ce qui est posé (choix, gestes, pratiques) marque durablement toute la personne qui n’est pas un simple tableau blanc que l’on pourrait effacer.

Cette injonction –amusez-vous, vous êtes jeunes- est autant portée par les adultes que validée par les jeunes. Il ya un message bien plus utile et constructif  à donner : « Vous êtes jeunes, travaillez dès maintenant à réussir votre avenir ».

Les erreurs ne sont pas des condamnations pour toute la vie mais des occasions possibles de progrès : « Quand je me plante, je pousse ! » L’échec permet de se relever, de quitter la toute-puissance enfantine et de progresser. Mais attention à ne pas se servir de ce prétexte pour plonger avec délices dans l'erreur.

 

Eléments de dialogue

Accompagner le jeune dans sa confrontation au réel, l’aider à accepter la frustration, adoucir et relativiser les échecs, aider à ce qu’ils portent du fruit. Faire réfléchir aux conséquences des actes posés (prises de risque). Eduquer à la liberté : « tu peux dire oui, tu peux dire non ». Encourager, féliciter, faire confiance et montrer les réussites déjà survenues dans leurs vies (sportives, scolaires, amicales…) Aider à faire des choix unifiés (cf zones de l’être) « Je sais que tu as en toi la force de résister ».

Eviter le jugement hâtif ou les prémonitions (soirées qui tournent mal, nouveau petit copain etc ..) Plutôt les renvoyer à eux même en permanence : et toi tu en penses quoi ? Et à toi ça t'apporteras quoi ? En clair, faire prendre conscience au jeune qu'il n'est pas le groupe, qu'il est lui.

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