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Foi et société

Allez vous aussi à ma vigne ! La mission du laïc dans le monde

Avec cet ouvrage, Dominique Vermersch propose une réflexion particulièrement riche sur l'appel adressé à chaque laïc à aller travailler dans la vigne du Seigneur, à œuvrer dans le monde. Les pistes et réflexions ouvertes ici sont pétries à la fois de l'expérience de l'ancien Modérateur de la Communauté de l'Emmanuel et de celle de l'économiste universitaire. Elles sont nourries aussi d'une fréquentation assidue de l'Ecriture Sainte, qui éclaire, illustre et enracine l'ensemble des développements.

Se pencher sur la mission des laïcs dans le monde d'aujourd'hui, sur sa spécificité (témoigner « de la nouveauté du Christ et de sa sollicitude pour le temps présent », p. 117), sur les caractéristiques du « monde », ce qui s'y vit et sur la façon de l'habiter (sans s'inquiéter et sans s'anesthésier nous dit l'auteur), renvoie nécessairement à la question de la nouvelle évangélisation qui trouve dans l'action d'un mouvement familial comme les AFC une illustration parmi d'autres, mais une illustration propre en ce que la nouvelle évangélisation « n'est pas autre chose que proposer un nouvel art de vivre à nos contemporains » (p. 67). Le lecteur l'aura compris, l'invitation du Maître est pressante, les circonstances le confirment.

Dominique Vermersch, Allez vous aussi à ma vigne ! La mission du laïc dans le monde, Editions de l'Emmanuel, 2011

Passer de la passion à la raison

Devant les événements aussi bien politiques, qu'économiques, ecclésiaux ou culturels, le Pape Benoît XVI invitait les chrétiens « à voir la lumière audelà de la brume qui semble nous envelopper » (Homélie du 8 décembre)

Par Mgr B.MOLLAT du JOURDIN

Brume épaisse dans laquelle nous sommes en ces jours ! Je peux, sur ce sujet témoigner de ce que j'entends, sans trahir le secret du confessionnal : beaucoup ne savent plus du tout où ils en sont. ! Le « monde est tombé sur la tête », disent certains. D'autres voudraient qu' « ON » interdise tel spectacle. Aux yeux de certains, « vivre 50 ans avec le même conjoint est aberrant…voire malsain »…. L'approche des élections présidentielle et législative fait monter les enchères : la question du mariage est posée, l'adoption d'enfant par des couples homosexuels. …Bref tout s'entrechoque et au moment de Noël et du premier de l'An, il fallait éviter les questions qui fâchent…Pas facile à gérer ! Un principe à garder quand on est dans la brume, c'est d'essayer de se repérer et pour ce faire, s'arrêter et s'asseoir. Braver la brume, est une sorte de combat dont il faut sortir vainqueur. Il me semble que Jésus nous donne quelques conseils s'il fallait partir dans une aventure guerrière ou construire une maison : il faut toujours commencer par s'asseoir. Faire la distinction entre la passion et la raison. Combien de fois n'entend-t-on pas des personnes vous dire « J'ai l'impression que »…, oublieuses de l'aspect purement subjectif, passionnel d'une impression. Nous sommes bien plus que du papier photographique « impressionnable » ! Faire un choix demande réfléxion : qu'il s'agisse d'élire un président ou un député, qu'il s'agisse d'orienter son avenir, d'arrêter ses études, de s'expatrier ; qu'il s'agisse d'aller manifester contre ou pour telle ou telle cause. Réfléchir sous le regard de Dieu, en un mot, prier. On ne peut en rester à l'impression !
Le 8 décembre dernier, la pièce de théâtre « Golgotha Picnic » démarrait. Allions-nous aller manifester ? De quel droit ? Nous venions de lire le dimanche précédent le premier chapitre de l'Évangile de Marc commençant par ces mots « Bonne Nouvelle de Jésus Christ, Fils de Dieu ». Tout l'Evangile de Marc est une relecture, un développement de ce titre. Nous allons lire son Evangile tout au long de cette année 2012. Oui, Jésus est vraiment homme, vraiment Christ, vraiment Fils de Dieu. Sa vie se révèlera véritablement comme une Bonne Nouvelle. Du reste, un païen, au beau milieu d'invectives et de cris orduriers, au moment de la mort de Jésus dira : « Vraiment, cet homme était fils de Dieu » C'est à ce moment-là que commence véritablement la Bonne Nouvelle : le moment où le coeur d'un homme s'ouvre pour accueillir Jésus Christ fils de Dieu et son message.
De quatre à six mille personnes sommes allées nous asseoir devant le Christ, en silence et approfondir le mystère de la Croix, signe d'amour Le dossier Jésus, après 20 siècles d'instructions, reste toujours ouvert ! Ou bien on le bafoue, on s'en moque, on le ridiculise ou bien on entend son message qui invite à reconnaître tous nos enfermements sur nous-mêmes. Ne réduisons pas le message du Christ Jésus à une morale. C'est infiniment plus : C’est infiniment plus : c’est un message du Dieu-Amour. Jésus est venu nous dire que nous étions chacun d’entre nous, aimé et appelé à vivre, à vivre pleinement, à vivre de sa vie, de sa vie de Ressuscité, à vivre de sa vie divine. Ce n’est pas rien ! Oui, c’est vraiment une très bonne nouvelle que l’annonce de sa venue. Ce n’est pas une impression, mais une annonce objective et pour la recevoir, nous nous sommes assis dans la cathédrale Notre Dame et nous avons prier.
Le païen témoin de la mise à mort de Jésus a tout compris : « Vraiment cet homme était Fils de Dieu ». Le coeur de cet homme s’est ouvert à la réalité. Librement le coeur de cet homme s’est ouvert à l’amour de Dieu. Ce n’était pas une impression ! C’est là que commence la Bonne Nouvelle.

A notre tour, en toute liberté, nous avons à prendre position, à dire oui à ce Jésus Christ, fils de Dieu, à être des témoins de l’amour et à orienter ainsi nos vies. Nous sommes frères de Jésus Christ et non des partisans. Nous sommes chargés d’annoncer la Bonne Nouvelle dans tous les domaines de nos vies.

S'engager après le Bac ? « Insensés » ou « Avisés » ?

Par Mgr B.MOLLAT du JOURDIN

J'avoue que le thème retenu pour ce numéro de notre revue m'a laissé, à la première lecture, un peu perplexe ! Qu'est-ce que l'Evangile peut bien dire à des jeunes qui abordent des études supérieures et envisagent une année de césure ainsi qu'à leurs parents qui les accompagnent dans leur marche vers l'engagement dans la vie.

Sans forcer le texte, il me semble que la parabole assez peu connue du propriétaire insensé (Luc 12, 16ss) concerne ceux qui se lancent dans des études supérieures avec pour objectif la conquête d'un ou de plusieurs diplômes ainsi que ceux qui envisagent de faire un « break » d'un an ou plus.

Le propriétaire insensé s'est mis dans la tête qu'il lui fallait pour vivre amasser tant et plus, or la vie va lui être retirée. La vie n'est pas accumulation de biens...ou de diplômes acquis, mais bien plutôt don reçu et partagé.

En clair, vivre, c'est entre autres choses, reconnaître ses dispositions intellectuelles, non pour engranger des diplômes en s'imaginant que cela ouvre une multitude de portes ou faire étalage de ses connaissances : ce serait là une pratique « insensée », c'est-à-dire sans aucun sens ! Mais bien pour se mettre au service, le jour venu, de celui (individu, société ou pays) qui est dans la difficulté. Là, il s'agira d'une pratique «avisée».

Désirer arrêter pendant un an ou deux le cours de ses études peut avoir plusieurs motivations :

Engranger à l'étranger d'autres connaissances serait, comme notre homme de la parabole, « démolir ses greniers pour en bâtir de plus grands »...

Tisser des liens avec des personnes d'autres cultures serait s'ouvrir à d'autres et partager avec eux ce que la vie a donné.

S'immerger dans le monde vers lequel on se sent appelé, serait prendre du recul et vérifier si le projet de vie envisagé tient bon.

Faire une « pause », sans pour autant se croire au « Club Med », ce peut être un temps pour mûrir son projet.

Prendre une année de service pour acquérir une formation humaine, culturelle, spirituelle, professionnelle est en même temps service des plus démunis.

 

Le choix est grand, les propositions nombreuses. Je citerai deux ou trois organismes :

DCC (Délégation Catholique pour la Coopération), ONG catholique agissant en particulier dans l'enseignement, la santé, le développement économique, l'animation sociale, le développement rural, l'ingénierie, la culture, les nouvelles technologies...

FIDESCO : autre ONG catholique de solidarité internationale

POINTS CŒUR : ONG internationale également catholique, qui se veut présente auprès des plus souffrants, présente dans 20 pays et sur 4 continents : vivre avec les plus délaissés et remettre l'homme au centre de toute préoccupation : dans les bidonvilles, les domaines des sciences, de l'économie, de l'art et de la politique sont leurs buts.

Quelle chance n'est-elle pas ouverte aux jeunes : ne pas rester assis dans un amphi ou une bibliothèque, non pas pour s'enrichir tels des « insensés » mais pour ajuster leurs recherches à des expériences vécues et n'en point rester à de la théorie et devenir ainsi des hommes et des femmes « avisés »

 

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