Formations et colloques

COLLOQUE « Les relations humaines en fin de vie » les 5 et 6 déc. 2014

logo confrontationAnimé par Marine Lamoureux, journaliste à La Croix.
Centre Sèvres, 35bis rue de Sèvres - Paris 6ème
Colloque en partenariat avec les AFC.

Inscription : télécharger le tract

PROGRAMME

VENDREDI 5 DECEMBRE

9h Ouverture du colloque par Hervé Legrang op, vice-président de Confrontations

REGARDS SUR LES FINS DE VIE

ACCOMPAGNER

SAMEDI 6 DECEMBRE

FACE A FACE AVEC LA MORT

Partenaires associatifs
Associations Familiales Catholiques (AFC)
Centre Catholique des Médecins Français (CCMF)
Semaines Sociales de France (SSF)
Fondation Léopold Bellan

Partenaires médias
La Croix
Réforme

Présentation du colloque

La société contemporaine multiplie les interrogations sur la fin de vie. Colloques, rapports, communications de tous ordres s'efforcent d'embrasser le sujet. Confrontations et ses partenaires ont choisi de contribuer au débat en interrogeant les relations humaines en fin de vie, notamment les manières dont on accompagne les mourants et dont on affronte la mort.

Aujourd'hui la mort « fait débat » surtout en raison de la technicisation croissante mise au service de la vie biologique. Mais la vivacité du débat sur ce point ne saurait minimiser l'attention aux liens que les vivants peuvent et doivent assurer à la personne qui meurt, que ce soit la famille proche, les médecins et soignants, la parenté, les compagnons de route.

Se concentrer sur la maîtrise complète de notre toute fin de vie ne simplifie-t-il pas trop la réalité ?

Ainsi non seulement les enfants mais de très nombreux adultes meurent dans la dignité sans avoir pu exprimer la moindre volonté sur leur propre mort. En ce domaine, comme en d'autres, on ne saurait l'oublier, « la dignité de l'Homme ne dépend pas de sa volonté » (Conseil d'Etat). Le colloque devrait prêter attention au fait que mourir dans la dignité prend différentes formes et relève de bien des paramètres : convictions et conduites humaines, spirituelles et religieuses.
La réflexion proposée commencera par interroger la nouveauté que représente la fin de vie dans le contexte médicalisé actuel. Une première approche historique permettra de voir que l'idée de la « bonne mort » se décline différemment selon les contextes culturels et religieux (Dr Käriger).

Qu'en est-il aujourd'hui, lorsque les lieux collectifs – hôpital, institutions gériatriques – s'imposent comme une alternative nouvelle à la mort chez soi ? L'exposé du Pr. Aubry nous éclairera sur ce point. On s'efforcera alors de comprendre la responsabilité du corps médical dans la phase terminale de la vie (Drs Monconduit et Gomas, Pr. Puybasset).

Mais les encadrements scientifiques laissent échapper le plus humain. Les affects de nombreux acteurs sont engagés dans l'accompagnement des derniers moments : médecins et soignants, proches, visiteurs en hôpital, bénévoles.

Le colloque accordera une grande importance à ces différentes expériences vécues d'accompagnement. La souffrance éprouvée par le mourant se répercute incontestablement sur son entourage, qui peut être confronté à une demande de mort. Le P. Verspieren (sj) interviendra sur ce point.

Nous serons alors en mesure d'interroger un représentant qualifié de la sphère politique. M. Leonetti, ancien ministre, nous informera sur l'évolution des discussions dans l'espace public quand la société française tente de définir les grandes lignes d'un rapport au mourir qui fasse droit aux inquiétudes des citoyens.

C'est dans ce cadre d'ensemble des conditions actuelles du mourir que l'on pourra approfondir notre propre affrontement à la mort, celle des autres et la nôtre, en puisant dans les spiritualités où le coeur tient sa place (Catherine Ollivet, Tanguy Chatel) et qui peuvent s'appuyer sur l'espérance chrétienne (Jacques Faucher, Franck Derville).

Pièce(s) jointe(s):
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