• Famille et écologie intégrale

    Ecologie humaine, Ecologie de l'homme, Ecologie intégrale, qui d’entre nous ne s’est pas demandé en les entendant ce que ces termes recouvraient ?

    Nature transmission éducationLaudato Si : tout est lié 

    La dernière encyclique du Pape François, « Loué sois-tu », est probablement le texte le plus éclairant qui nous soit donné de lire sur le sujet.
    L’idée force du texte est que « tout est lié », l’expression y revient à 9 reprises.

    « Tout est lié » d’abord parce que le « Le livre de la nature est unique et indivisible ». La nature intrinsèquement charnelle de l’Homme le met en relation directe avec l’environnement et les autres espèces ; le destin de l’Homme est profondément enchevêtré avec celui de la nature, notre «maison commune».

    « Tout est lié » ensuite parce que les enjeux environnementaux, économiques, sociaux, culturels, anthropologiques,… qui conditionnent l’avenir de l’humanité ne peuvent être dissociés les uns des autres, tant dans leurs causes et leurs conséquences que dans les solutions qui doivent permettre de préserver l’avenir de notre planète, aujourd’hui menacée.

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    La relation : une solution à la crise

    François est très explicite quant aux racines humaines de la crise écologique actuelle. 

    Le relativisme comme idée qu’il n’existe pas de vérités indiscutables qui guident nos vies fonde la mégalomanie de nos sociétés qui considèrent que la liberté de l’homme n’a pas de limite. Notre démesure est entretenue par la toute-puissance de la technique qui alimente le mensonge d’une disponibilité infinie des ressources. L’obsession du bénéfice maximum qui caractérise la techno-finance spéculative encourage la logique de surconsommation et de surproduction qui est intrinsèquement incompatible avec la préoccupation environnementale.

    Enfin les intérêts électoraux et l’immédiateté politique poussent à satisfaire les exigences consuméristes des populations. Ils accentuent la soumission du politique à la technologie et aux finances et expliquent l’échec de nombreux sommets mondiaux sur l’environnement.

    Puisant à la source de « l’évangile de la création » qui suggère que l’existence Humaine repose sur une triple relation fondamentale, à Dieu, au prochain et à la Terre, François trace des solutions concrètes ancrées dans la doctrine sociale de l’Eglise pour sortir de la spirale d’autodestruction actuelle.

    La famille : lieu de transmission

    Et la famille me direz-vous ? Si elle n’est citée que 3 fois dans le texte, sa place centrale dans l’écologie intégrale prônée par le Saint Père est absolument évidente : parce que la famille est le lieu de la culture de la vie, le lieu du partage, de la solidarité entre générations, le lieu de la modération, du respect de l’autre, du respect de son corps, du respect de la nature et enfin le lieu de l’éducation de la conscience des hommes.

    Je terminerai en ajoutant, le Saint Père n’en parle pas, que c’est parce qu’elle est tout cela que la famille fait aujourd’hui l’objet de tant d’attaques car la Famille est le sanctuaire qui résiste à la domination de la technique et de la finance toutes puissantes.

    Auteur : Bruno Vercken, adhérent de l'AFC de Versailles.
    Article publié dans le bulletin local de l'AFC.

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  • Le transhumanisme : rêve ou catharsis ?

    Le transhumanisme est un sujet qui agite de plus en plus l’opinion. Il inquiète certains, en fait rêver d’autres. Les progrès de la science nous font espérer arriver à l’immortalité dès cette terre.
    Peurs irraisonnées, espoirs insensés, l’humanité oscille toujours entre les deux. Il semblerait que nous ne puissions vivre sans émotions fortes, sans terreurs qui nous permettent d’exprimer les angoisses qui nous habitent, sans l’illusion de s’imaginer pouvoir maîtriser pleinement notre vie et notre mort.

    Fotolia transhumanisme

    Aux sources du transhumanisme : l'humanisme

    Dans le mot transhumanisme, il y a :

    • le préfixe trans- qui a le sens de « au-delà », « à travers » et qui marque le passage ou le changement
    • le mot humanisme qui recouvre « toute théorie ou doctrine qui prend pour fin la personne humaine et son épanouissement » (Le Petit Robert)

    Le projet humaniste a été source de progrès pour l’homme, en le plaçant au sommet de la création, supérieur à tous les autres vivants, en maîtrisant la nature de plus en plus grâce à la science.
    « La pensée judéo-chrétienne a démystifié la nature. Sans cesser de l’admirer pour sa splendeur et son immensité, elle ne lui a plus attribué de caractère divin. De cette manière, notre engagement envers elle est davantage mis en exergue. » (Laudato Si, N° 78)

    L’homme devient moins dépendant de la nature. L’irrigation a remplacé les rogations. Cette maîtrise de la nature, y compris de la nature humaine, fait parfois oublier à l’homme qu’il reste une créature et lui fait espérer un progrès matériel sans limite.
    « L’humanisme s’émancipe de la transcendance pour s’attacher seulement à ce qui est d’ordre humain. L’humanisme met l’homme au centre du monde. » (Documents Episcopat N°9/2013)
    Dans cette domination, l’homme en vient parfois à « ne tolérer rien ni personne au-dessus de lui » (Rémi BRAGUE).

    Penser un nouvel homme devenu l'oeuvre de lui-même

    Dans cette orientation, le transhumanisme, tel que ses promoteurs nous le proposent, semble vouloir s’affranchir définitivement de toute transcendance. Il suggère une nouvelle étape pour l’humanité qui permettrait à l’homme de transcender sa finitude. « La science n’a plus alors comme finalité la réparation d’un homme fragile, mais elle a comme objectif de le modifier dans sa nature même… Les transhumanistes veulent penser un nouvel homme devenu l’œuvre de lui-même, l’outil et l’agent de sa propre transformation. » (Documents Episcopat) Ce désir est révélateur à la fois de la souffrance de l’homme et de son aspiration à devenir plus grand, à devenir plus grand que Dieu.

    Le courant transhumaniste veut « penser la transformation de l’homme par les techniques comme une évolution qui positiverait les questions humaines en évitant tout ce qui peut être indésirable comme, par exemple, la maladie, mais aussi la tristesse. » (D.E.)

    Ce courant transhumaniste n’est pas nouveau. On l’a vu apparaître il y a 50 ans, avec le progrès des techniques qui permettent d’améliorer la santé de l’homme, la connaissance de son fonctionnement et la miniaturisation des techniques.

    A ses débuts, le transhumanisme n’augmentait pas l’homme, il le réparait, il lui proposait des prothèses de plus en plus performantes. C’est par exemple le cas d’un bras articulé qui permet de serrer très fort, peut-être plus fort qu’un bras de chair, d’une implantation de cœur artificiel…

    Il prend aujourd’hui une autre dimension, car il veut changer les règles de la vie. Ce qui était un passage obligé, on pourrait dire dans l’ordre naturel des choses, devient une option : pour faire naître un enfant, il fallait la rencontre charnelle d’un homme et d’une femme et un temps de gestation à l’intérieur de l’utérus de la mère. Aujourd’hui, par la fécondation in vitro, cette rencontre n’est plus indispensable et l’on peut même faire porter l’enfant par une autre femme que la mère. Par ailleurs certains rêvent d’un utérus artificiel pour éviter à la femme d’être enceinte.

    Le transhumanisme a donc pour ambition de repenser la création en l’améliorant, une création qui serait mal pensée par le Créateur, auquel il n’adhère pas.

    Vouloir supprimer la souffrance : une utopie ?

    On a tout lieu de se réjouir que les progrès scientifiques permettent de vivre mieux. La souffrance n’est pas un bien et c’est à l’honneur de l’homme de vouloir la supprimer.
    Mais vouloir penser un homme nouveau, meilleur dans sa nature même, devenu œuvre de lui-même, peut sembler illusoire. Le courant transhumaniste semble oublier que l’homme ne part pas de rien. Dans sa folie démiurgique, il n’accepte pas que cette vie, qu’il veut modifier, soit une vie reçue, d’abord de ses parents, et initialement du Créateur.

    La technique peut-elle apaiser toute souffrance ? Elle peut calmer un mal de tête, améliorer la vue par une opération de la cataracte, augmenter la résistance physique par une meilleure alimentation… Mais n’y a-t-il pas au plus profond de l’homme une aspiration qui n’est jamais apaisé ? Cette quête spirituelle est-elle le produit de nos gênes, de nos enzymes, de notre environnement ?
    N’est-il pas utopique de vouloir supprimer toute souffrance, toute tristesse ? Pourrons-nous encore ressentir de la joie, si nous ne connaissons plus la tristesse ? S’il n’y a plus de maladie, comment saurons-nous que nous sommes en bonne santé ?
    Ne créerait-on pas un monde sans sentiments, sans affection, sans amour ? Nous constatons combien nos faiblesses, que nous n’aimons pourtant pas, sont créatrices de relations. Nous allons vers les autres, parce qu’ils ont besoin de nous et que nous avons besoin d’eux. Cela crée des échanges entre les hommes.
    Irait-on jusqu’à remplacer un organe sain par un organe plus performant ? L’homme est une construction très délicate, à manipuler avec précaution. C’est une mécanique de précision. En touchant à une fonction, on risque de déséquilibrer durablement l’ensemble.

    La manipulation sur une personne pour en faire une autre est une volonté de maîtrise prométhéenne sur la vie. L’homme ne veut plus se recevoir, mais il veut se construire lui-même.
    L’humanité a connu des progrès fantastiques depuis un siècle et nous nous en réjouissons. Nous pouvons voyager rapidement, nous n’avons plus à faire la vaisselle… Nous ne voudrions pas revenir en arrière. Nous espérons même que ces progrès continueront.

    Mais pouvons-nous pour autant dire que l’homme est plus heureux ? Deux notions sont à distinguer pour bien comprendre les choses : celle du bonheur qui est reliée à une quête spirituelle et celle d’être content, qui est reliée à la satisfaction d’un désir temporel.

    Notre désir est souvent changeant, mais ce n’est pas forcément négatif, car cela nous pousse en avant. L’homme est dans une quête incessante d’amélioration. En cela il ne fait que répondre au désir du Créateur : « Remplissez la terre et soumettez-la. »

    En forçant le trait, on pourrait dire que l’on crée des angoisses sur les populations autour d’un sujet qui n’existe pas.
    Les chercheurs nous font rêver, parce qu’ils rêvent eux-mêmes. Il y a une excitation, dans la recherche, à trouver quelque chose d’original. Il y a aussi, très puissant, le désir, conscient ou non, de la transgression. On oublie parfois que c’est l’homme sur lequel on travaille.

    Le transhumanisme : à quelles fins ? par quels moyens ?

    Imaginons l’avenir de l’homme aux mains des transhumanistes, du moins tels qu’on nous les présente aujourd’hui :

    • L’homme deviendra-t-il un mélange d’électronique et de biologie, un être électrobiogénique, comme un logiciel que l’on améliorera sans cesse par de nouvelles versions ? Subira-t-il l’obsolescence de toute innovation technique ? Faudra-t-il donc le modifier en permanence pour suivre les progrès ? Il sera alors périmé avant même d’exister.
    • Les améliorations recherchées, le seront-elles en fonction de besoins : l’homme deviendra-t-il un outil adapté à telle production sociale ?
    • Certains scientifiques nous font envisager pour bientôt un homme immortel. S’il devient immortel, continuera-t-il à avoir des enfants ? A quel stade de son évolution s’arrêtera-t-il ? La mort nous fait peur, mais souhaitons-nous vraiment que notre vie terrestre ne s’arrête jamais ? Que ferions-nous de cette vie, où nous n’aurions plus de désirs, plus d’affects, plus rien à faire puisque nous serions éternellement jeunes, beaux, en forme, auto-suffisants ? Cela deviendrait vite insupportable et nous demanderions à mourir.

    Le transhumanisme, est-ce vouloir franchir l’interdit formel de tendre la main vers l’arbre de Vie, l’arbre de l’immortalité ?
    Si le transhumanisme s’imagine que le bonheur réside seulement dans la maîtrise, la puissance, est-il encore humain ? L’homme n’est pas un extrême, c’est un équilibre.
    Enfin, on ne peut négliger l’aspect financier de la question. Transformer l’homme, si on y arrive, sera réservé à quelques personnes très privilégiées. Avons-nous vraiment envie de ce monde-là : des hommes superpuissants qui domineront une armée d’esclaves ?

    Sans refuser le progrès, en y contribuant même dans la mesure de nos moyens, rêvons aussi de nous accepter tels que nous sommes, qui que nous soyons. C’est sans doute le plus difficile, mais ce rêve-là est à la portée de tous.

    La vie est un don reçu. Nous semblons souvent insatisfaits de ce cadeau, au lieu de nous en émerveiller. Ce sentiment de frustration nous entrave pour donner à notre tour notre vie aux autres, pour leur bonheur et notre propre bonheur.

    Nous laissons le dernier mot au Pape François :
    « Nous ne pouvons pas avoir une spiritualité qui oublie le Dieu tout-puissant et créateur. Autrement, nous finirions par adorer d’autres pouvoirs du monde, ou bien nous prendrions la place du Seigneur au point de prétendre piétiner la réalité créée par lui, sans connaître de limite. La meilleure manière de mettre l’être humain à sa place, et de mettre fin à ses prétentions d’être un dominateur absolu de la terre, c’est de proposer la figure d’un Père créateur et unique maître du monde, parce qu’autrement l’être humain aura toujours tendance à vouloir imposer à la réalité ses propres lois et intérêts. » (N° 75 Laudato si)
    « Pour la tradition judéo-chrétienne, dire création, c’est signifier plus que nature, parce qu’il y a un rapport avec un projet de l’amour de Dieu dans lequel chaque créature a une valeur et une signification. La nature s’entend d’habitude comme un système qui s’analyse, se comprend et se gère, mais la création peut seulement être comprise comme un don qui surgit de la main ouverte du Père de tous, comme une réalité illuminée par l’amour qui nous appelle à une communion universelle. » (N° 76 Laudato Si)

    Souhaitons aux transhumanistes de s’inspirer de cette encyclique, afin de remettre l’homme à sa juste place de créature !

    Si le transhumanisme se libérait de son rêve de puissance, de sa volonté d’être supérieur à Dieu, afin de rendre service à toute l’humanité, il pourra alors être d’un grand bénéfice pour elle, à condition toutefois de respecter la liberté de chaque homme.
    N’est-ce pas le transhumanisme auquel nous aspirons ?

  • L’écologie de l’homme : nouvelle approche politique pour les familles ?

    Photos de famille dans la natureQu’est-ce que l’écologie de l’homme ?

    Le courant écologique est né en Allemagne à la fin du 19eme où ce terme d’ « écologie » a été fabriqué. Il vient d’Oïkos (maison) et Logos (science), c’est donc la « science de la maison ». On retrouve le terme du Pape François qui nous parle de « Maison commune » dans son encyclique. Le sous-titre : « Sur la sauvegarde de la maison commune ».

    On parle en général d’écologie humaine, en particulier suite au lancement de ce courant par Tugdual Derville et Pierre-Yves Gomez. Les AFC, elles, ont l’habitude de parler d’écologie de l’homme pour une question.... simplement sémantique ! Nous voulons signifier que ce n’est pas l’écologie qui est humaine mais que l’écologie s’applique à l’homme. Il s’agit d’une écologie pour l’homme, pour prendre soin de l’homme.

    De quoi parlons-nous ?

    Quand nous parlons d’écologie de l’homme, nous parlons à la fois d’anthropologie (qu’est-ce que l’homme ? quelle est sa destinée ? Quel est le sens de sa vie ? Qu’est-ce que l’Homme, homme et femme ? Qu’est-ce qui les lie ? Quel est le sens de la procréation ?....) mais aussi de morale (l’ensemble des règles qui font qu’une action humaine est juste....)
    Mais... écoutons ce que nous dit le Pape François dans Laudato si ’ : « Les réflexions théologiques ou philosophiques sur la situation de l’humanité et du monde, peuvent apparaitre un message répétitif et abstrait, si elles ne se présentent pas de nouveau à partir d’une confrontation avec le contexte actuel, en ce qu’il a d’inédit pour l’histoire de l’humanité. » (17)

    Peut-être y a-t-il là une critique discrète du discours chrétien dans le monde actuel et sans doute un éclairage sur la marque originale de notre Pape.
    Plus loin, il dit aussi et à deux reprises : « La réalité est supérieure à l’idée »(201), en citant la joie de l’Evangile.

    Peut-être avons-nous eu un peu trop tendance à ressasser en étant auto-référents à notre pensée et en ne voyant pas que notre monde bouge et que peu à peu nous nous éloignons de ses préoccupations réelles. La voix des chrétiens n’est plus audible, voire est un repoussoir, si elle se réfère à sa pensée seule sur le mode « nous l’avons toujours dit ».

    On nous reproche régulièrement aux AFC de ne pas suffisamment brandir notre bannière, mais quelle audience pourrions-nous avoir si nous allions voir Laurence Rossignol en justifiant notre opposition à la facilitation du divorce, par exemple, par l’Enseignement de l’Eglise ?
    Nous devons donc faire l’effort de nous ancrer dans la réalité telle qu’elle se présente, de la connaitre et même de l’aimer. Le Pape François nous dit : « Le monde est plus qu’un problème à résoudre, il est un mystère joyeux que nous contemplons dans la joie et dans la louange. » Nous sommes invités à aimer profondément ce monde et aussi à apprendre à nos enfants à l’aimer.

    La réalité regardée sans ciller ne devrait pas faire de nous des Misanthropes ou un camp retranché gaulois qui « résiste encore et toujours à l’envahisseur » tout en ayant une conscience aigüe de sa supériorité. La réalité nous permet de rejoindre le monde, de le comprendre, de dialoguer et de nous en sentir co-responsables. C’est sans doute là que réside une nouvelle approche politique, non surplombante ou distanciée.

    Parler d’écologie de l’homme, appelle à prendre soin de l’Homme tel qu’il est aujourd’hui, dans le contexte actuel et non dans un monde rêvé qui servirait de refuge facile, un Eden du passé qui n’a sans doute jamais existé. L’Histoire ne s’écoule jamais que dans un sens et notre riche culture chrétienne doit nous servir à inventer les solutions pour aujourd’hui.

    Donc : regarder le donné, le réel tel qu’il se présente, observer et comprendre. Revenir au corps, à la nature. Admirer et rendre grâce. Inventer du tout neuf pour aujourd’hui et demain. Nous allons travailler dans ce sens pendant ces deux jours.

    Quelle est notre boussole, aux AFC ?

    Nous nous enracinons dans l’enseignement social de l’Eglise, la « DSE ».
    Il s’agit d’une riche compilation du Magistère de notre Eglise. Si la Révélation s’arrête avec la mort du dernier apôtre, le Magistère de l’Eglise, lui, ne cesse de s’approfondir, c’est-à-dire de tirer toujours du neuf de l’Ecriture et de la Tradition.

    La DSE est l’ensemble des enseignements de l’Eglise, « experte en humanité », qui ont trait à l’organisation sociale. Elle s’adresse prioritairement aux laïcs à qui incombe cet engagement dans la cité. Pour nous, c’est notre boussole qui nous évite.... de réinventer l’eau tiède.... en moins bien chaque fois qu’une nouvelle question se pose.

    Un certain nombre de principes de la DSE nous sont bien connus : le Bien Commun, la subsidiarité, la destination universelle des biens, la famille, cellule vitale de la société, les parents, premiers et principaux éducateurs etc... Le Compendium fait plus de 500 pages et est d’une grande richesse à découvrir ou redécouvrir. Il y manque néanmoins la dernière encyclique qui est résolument une encyclique à caractère social. Le Pape François le dit dès les premières lignes : « Cette lettre encyclique s’ajoute au Magistère de l’Eglise ».

    Son approche n’est pas de parler de morale sous couvert d’écologie. Il en parle tout au long de la Création. Néanmoins il n’élude pas la question de l’Homme et de l’écologie de l’Homme. L’Homme n’est pas à part ou une catégorie de l’écologie ou même au-dessus. Il montre tout au long que « tout est lié ». Il le répète même à de nombreuses reprises :
    Il cite Benoit XVI et montre le lien entre les réalités environnementales et humaines : « Le livre de la nature est unique et indivisible » et inclut entre autres, l’environnement, la vie, la sexualité, la famille et les relations sociales. « Environnement social et naturel ont leurs blessures qui sont dues au même mal, l’idée qu’il n’existe pas de vérités indiscutables qui guident nos vies et donc que la liberté humaine n’a pas de limites. » (Introduction)

    Et plus loin : « Ainsi, il devient manifeste que la dégradation de l’environnement comme la dégradation humaine et éthique sont intimement liées.» (56)
    Et aussi : « Quand on ne reconnaît pas, dans la réalité même, la valeur d’un pauvre, d’un embryon humain, d’une personne vivant une situation de handicap – pour prendre seulement quelques exemples – on écoutera difficilement les cris de la nature elle-même. Tout est lié. » (117)
    Et encore : «Puisque tout est lié, la défense de la nature n’est pas compatible non plus avec la justification de l’avortement .» (120)

    Que dit François dans Laudato si’ ?

    Le troisième chapitre est consacré à « La racine humaine de la crise écologique ». Le Pape y dénonce la « globalisation du paradigme technocratique »
    Il l’explique : Jusqu’à présent, il s’agissait de recevoir ce que donnait la nature comme en tendant la main, mais à présent la main de l’homme s’impose à la Création pour en « presser » les biens au-delà des limites. (106)
    Cela s’applique exactement à la bioéthique où l’homme devrait à présent s’imposer spontanément des limites à ce qu’il est capable de faire. Je ne dois pas faire tout ce que je peux faire.
    Ce paradigme s’étend aussi à la culture, à l’économie et à la politique.

    Que dit-il de nouveau par rapport aux enseignements des papes précédents ?
    Il dit trois choses :
    - L’angle d’approche est celui de la réalité comme nous l’avons vu. Il ne part pas de l’Ecriture et de la révélation mais du donné observable. Cela rend son discours universel, adressé à tous (Ségolène Royal, Nicolas Hulot….). Par exemple, la DSE part de l’eau « don de Dieu » et doit pour cette raison être partagée. Il part de l’eau potable indispensable à la vie et dont les plus pauvres sont privés.
    - Il relie très fortement approche écologique et approche sociale pour relier « la clameur de la terre et la clameur des pauvres »
    - Il n’appelle pas à ce que tous puissent intégrer le modèle actuel mais il appelle à un changement de modèle de développement.

    En effet, pour répondre, le Pape appelle à une « conversion écologique », à une « écologie intégrale » il propose de vivre selon un modèle « d’heureuse sobriété » par rapport à la société de consommation. Une petite phrase (194) dit toute son intention : « Il s’agit simplement de redéfinir le progrès ». Il appelle à une décroissance dans certaines parties du monde. « Si nous reconnaissons la valeur et la fragilité de la nature, et en même temps les capacités que le Créateur nous a octroyées, cela nous permet d’en finir aujourd’hui avec le mythe moderne du progrès matériel sans limite. Un monde fragile, avec un être humain à qui Dieu en confie le soin, interpelle notre intelligence pour reconnaître comment nous devrions orienter, cultiver et limiter notre pouvoir. » (78)


    17. Les réflexions théologiques ou philosophiques sur la situation de l’humanité et du monde, peuvent apparaitre comme un message répétitif et abstrait, si elles ne se présentent pas de nouveau à partir d’une confrontation avec le contexte actuel, en ce qu’il a d’inédit pour l’histoire de l’humanité. Pas d’écosystème circulaire dans l’industrie comme dans la nature.

    56. Ainsi, il devient manifeste que la dégradation de l’environnement comme la dégradation humaine et éthique sont intimement liées. Beaucoup diront qu’ils n’ont pas conscience de réaliser des actions immorales, parce que la distraction constante nous ôte le courage de nous rendre compte de la réalité d’un monde limité et fini.

    78. Si nous reconnaissons la valeur et la fragilité de la nature, et en même temps les capacités que le Créateur nous a octroyées, cela nous permet d’en finir aujourd’hui avec le mythe moderne du progrès matériel sans limite. Un monde fragile, avec un être humain à qui Dieu en confie le soin, interpelle notre intelligence pour reconnaître comment nous devrions orienter, cultiver et limiter notre pouvoir.

    117. Quand on ne reconnaît pas, dans la réalité même, la valeur d’un pauvre, d’un embryon humain, d’une personne vivant une situation de handicap – pour prendre seulement quelques exemples – on écoutera difficilement les cris de la nature elle-même. Tout est lié. Si l’être humain se déclare autonome par rapport à la réalité et qu’il se pose en dominateur absolu, la base même de son existence s’écroule, parce qu’« au lieu de remplir son rôle de collaborateur de Dieu dans l’œuvre de la création, l’homme se substitue à Dieu et ainsi finit par provoquer la révolte de la nature ». (Centesimus annus)

    120. Puisque tout est lié, la défense de la nature n’est pas compatible non plus avec la justification de l’avortement. Un chemin éducatif pour accueillir les personnes faibles de notre entourage, qui parfois dérangent et sont inopportunes, ne semble pas praticable si l’on ne protège pas l’embryon humain, même si sa venue cause de la gêne et des difficultés : « Si la sensibilité personnelle et sociale à l’accueil d’une nouvelle vie se perd, alors d’autres formes d’accueil utiles à la vie sociale se dessèchent ». [97] (Caritas in veritate)

    194. Pour que surgissent de nouveaux modèles de progrès nous devons « convertir le modèle de développement global»,[136] ce qui implique de réfléchir de manière responsable « sur le sens de l’économie et de ses objectifs, pour en corriger les dysfonctionnements et les déséquilibres ».[137] Il ne suffit pas de concilier, en un juste milieu, la protection de la nature et le profit financier, ou la préservation de l’environnement et le progrès. Sur ces questions, les justes milieux retardent seulement un peu l’effondrement. Il s’agit simplement de redéfinir le progrès

  • 10 bons gestes pour la maison commune

    stockvault eauAu-delà de la négociation entre 194 pays, la COP 21 est une exceptionnelle opportunité pour réfléchir aux enjeux de la sauvegarde de la création. Portée par la parution il y a quelques mois de l’encyclique Laudato Si’, l’Eglise invite chaque chrétien à un chemin de conversion vers une sobriété heureuse avec l’adoption de modes de vie plus respectueux de l’environnement.

    Chacun peut jouer un rôle : notre alimentation, nos voyages, notre travail, notre consommation, toutes ces actions ont une influence sur le climat.
    "Le défi urgent de sauvegarder notre maison commune inclut la préoccupation d’unir toute la famille humaine dans la recherche d’un développement durable et intégral, car nous savons que les choses peuvent changer." Pape François

    Pendant la COP 21 (du 1er au 10 décembre 2015), les AFC vous proposent 1 geste par jour à choisir pour habiter autrement la planète et vivre l’encyclique Laudato Si’ en famille.

    1er décembre 2015

    Nous réfléchissons à notre consommation d’eau.
    Combien d’eau potable laissons-nous se perdre ? C’est en moyenne 165 litres par personne chaque jour…

    "L’eau potable et pure représente une question de première importance, parce qu’elle est indispensable pour la vie humaine comme pour soutenir les écosystèmes terrestres et aquatiques […] La provision d’eau est restée relativement constante pendant longtemps, mais en beaucoup d’endroits la demande dépasse l’offre durable, avec de graves conséquences à court et long terme." Laudato Si’(28)

    - Nous privilégions la douche (une douche de 3mn : 60 litres) au bain (200 litres)
    - Nous surveillons nos robinets (un robinet qui goutte gaspille jusqu’à 120 litres par jour)
    - Nous pensons à couper l’eau lorsque nous nous brossons les dents

    2 décembre 2015

    Nous réfléchissons à notre façon de nous chauffer.
    Baisser le chauffage de 20°C à 19°C réduit la consommation d’énergie de 7%

    - Nous faisons attention à ne pas trop chauffer et mettons un pull-over au besoin
    - Nous fermons les volets la nuit et baissons la température des pièces
    - Nous isolons nos portes et nos fenêtres

    3 décembre 2015

    Nous réfléchissons à notre façon de nous éclairer.
    30 mn d’éclairage inutile par jour équivalent à 5 jours d’éclairage en continu au bout d’un an

    - Nous éteignons la lumière en quittant une pièce
    - Nous dépoussiérons nos ampoules, ce qui augmente la luminosité de 40 %
    - Nous utilisons des ampoules basse consommation qui consomment cinq fois moins d’énergie

    4 décembre 2015

    Nous réfléchissons à nos habitudes alimentaires
    L’agriculture représente 20 % des émissions françaises de gaz à effet de serre

    - Nous achetons et mangeons uniquement la quantité dont nous avons besoin
    - Nous cuisinons au moins un repas nous-mêmes par jour
    - Nous privilégions les produits de saison

    5 décembre 2015

    Nous réfléchissons à notre façon de nous déplacer
    "Dans les villes, circulent beaucoup d’automobiles utilisées seulement par une ou deux personnes, raison pour laquelle la circulation devient difficile, le niveau de pollution élevé, d’énormes quantités d’énergie non renouvelables sont consommées" Laudato si’ (153)

    - Nous privilégions les déplacements à pied, en vélo, en roller
    - En ville, nous prenons le métro, le bus, le tram…
    - Quels sont les critères de choix de notre voiture familiale : confort, prestige, besoins de ma famille, respect de l’environnement ?

    6 décembre 2015

    Nous réfléchissons à la réduction de nos déchets
    Diminuons nos déchets et valorisons-les grâce au recyclage

    "Des centaines de millions de tonnes de déchets sont produites chaque année dont beaucoup ne sont pas biodégradables : des déchets domestiques et commerciaux, des déchets de démolitions, des déchets cliniques, électroniques et industriels, des déchets hautement toxiques et radioactifs. La terre, notre maison commune, semble se transformer toujours davantage en un immense dépotoir."
    Laudato Si’(209)

    - Nous trions en famille nos déchets en suivant les consignes de la mairie, en nous mettant à jour sur les dernières pratiques
    - Nous utilisons un cabas au lieu de sacs en plastique
    - Nous évitons les produits jetables comme les assiettes et les gobelets en carton ou en plastique

    7 décembre 2015

    Nous réfléchissons à l’utilisation de nos appareils électriques
    Près de la moitié de l’énergie produite en France est consommée par les familles pour leurs besoins domestiques

    - Nous éteignons nos appareils électriques en veille en utilisant un coupe-veille ou une multiprise à interrupteur
    - Nous dégivrons tous les 3 mois le réfrigérateur et le congélateur
    - Lors de l’achat de nouveaux appareils, nous privilégions ceux à basse consommation d’énergie

    8 décembre 2015

    Nous réfléchissons à nos loisirs.
    "On peut vivre intensément avec peu, surtout quand on est capable d’apprécier d’autres plaisirs et qu’on trouve satisfaction dans les rencontres fraternelles, dans le service, dans le déploiement de ses charismes, dans la musique et dans l’art, dans le contact avec la nature, dans la prière. Le bonheur requiert de savoir limiter certains besoins qui nous abrutissent, en nous rendant ainsi disponibles aux multiples possibilités qu’offre la vie." Laudato Si’ (223)

    - Nous empruntons à la bibliothèque ou à la médiathèque des livres, des CD, des DVD
    - Nous prêtons, empruntons, échangeons nos savoir-faire
    - Nous privilégions les activités physiques et sportives en extérieur

    9 décembre 2015

    Nous réfléchissons à nos achats vestimentaires
    "Beaucoup savent que le progrès actuel, tout comme la simple accumulation d’objets ou de plaisirs, ne suffit pas à donner un sens ni de la joie au cœur humain, mais ils ne se sentent pas capables de renoncer à ce que le marché leur offre […] Ils ont grandi dans un contexte de très grande consommation et de bien-être qui rend difficile le développement d’autres habitudes." Laudato Si’(209)

    - Nous résistons aux effets de mode
    - Nous étiquetons les vêtements de nos jeunes enfants pour éviter pertes et rachats
    - Nous donnons les vêtements que nous ne portons plus à des associations

    10 décembre 2015

    Nous réfléchissons à notre façon de jardiner
    Adoptons des gestes simples et des pratiques respectueuses de l’environnement

    - Nous récupérons l’eau de pluie pour arroser nos plantes
    - Nous favorisons les engrais naturels et faisons notre compost
    - Nous préservons la biodiversité en laissant des espaces sauvages pour les oiseaux et les insectes

  • Logement et famille

    Fotolia maison verteAvoir un toit est une question essentielle pour les familles.

    Il ne peut être rangé parmi les simples biens de consommation : l’habitat se transforme mais ne s’use pas, et c’est de loin le seul gros investissement que va faire une famille au cours de sa vie. C’est un lieu qui incarne la protection, et qui permet aux membres de se souder, de grandir, de s'épanouir, de créer des souvenirs communs...

    En termes pratiques, le logement ne se limite pas non plus aux quatre murs de notre habitation. La question est beaucoup plus vaste – et complexe – que cela. Il faut y intégrer la notion, plus large, du « coût de l’habitation », qui englobe l’usage du logement (chauffage, eau chaude...) et le transport vers les autres lieux de la vie quotidienne (école, travail, magasins...).

    Parler de famille et de logement, c’est aussi parler d’écologie. Surprenant ? Pourtant, le mot « écologie » vient du grec « oïkos » qui signifie... ‘maison’ ! Et non pas seulement la maison en tant qu’architecture, mais bien la ‘maisonnée’, le ‘foyer’ c’est-à-dire l’ensemble des hommes et des biens rattachés à un même lieu d’habitation.

    Dans le champ de son action de défense des consommateurs, les AFC vous informe sur le logement, l'énergie et le développement durable.
    Retrouvez ci-dessous quelques articles choisis publiés sur le site cette année :

  • La conférence mondiale sur le climat - discours de Mgr Pontier

    Extrait du discours d’ouverture de Mgr Georges Pontier, archevêque de Marseille et président de la Conférence des évêques de France, 3 novembre 2015 à l’Assemblée plénière des évêques.

    « A la fin de ce mois, se tiendra au Bourget et à Paris la 21e Conférence mondiale sur le climat. Nous commençons à en connaître et à en comprendre mieux les grands enjeux pour l’humanité. L’encyclique du pape François Laudato si a fourni un cadre de réflexion riche et apprécié. La société civile, de multiples manières, attendait ce document, espérant et convaincue que les religions et le catholicisme particulièrement ont cette capacité de porter la réflexion au niveau des consciences, des changements de mode de vie pour préserver notre planète et le sort des générations qui viendront après la nôtre. En proposant les concepts de ‘maison commune’ pour désigner notre terre et ‘d’écologie intégrale’ pour montrer l’étendue de la problématique qui ne concerne pas seulement des questions environnementales mais toute la vie humaine et sociale, le pape François a donné un éclairage à partir de notre foi et a ouvert des perspectives qui ne réduisent pas la réussite de la COP21 à la seule décision importante des efforts à faire pour réduire le réchauffement climatique. Il s’agit d’oser regarder l’ensemble de la vie en société et entre les pays. Le pape François invite à chercher un nouveau modèle de développement qui intègre le souci des plus pauvres et les associe davantage aux prises de décisions.

    « Quand on parle d’‘environnement’, écrit le pape François, on désigne en particulier une relation, celle qui existe entre la nature et la société qui l’habite. Cela nous empêche de concevoir la nature comme séparée de nous en comme un simple cadre de notre vie (…) Il est fondamental de chercher des solutions intégrales qui prennent en compte les interactions des systèmes naturels entre eux et avec les systèmes sociaux. Il n’y a pas deux crises séparées, l’une environnementale et l’autres sociale, mais une seule et complexe crise socio-environnementale. Les possibilités de solution requièrent une approche intégrale pour combattre la pauvreté, pour rendre la dignité aux exclus et simultanément pour préserve la nature. » (139)

    Cet après-midi nous regarderons ensemble cet évènement important et la manière dont notre Église, parfois associée à d’autres Eglises chrétiennes et d’autres religions, va y prendre sa part, tant au plan national que dans nos diocèses et tout particulièrement à Saint-Denis et à Paris.

    Il n’est pas inutile de rappeler qu’en 1982, la commission sociale de l’épiscopat avait produit un document toujours actuel dans son propos, intitulé ‘Pour de nouveaux modes de vie’. Il invitait déjà à cette conversion de nos comportements de vie et de notre rapport à l’usage des biens matériels ainsi qu’à la solidarité avec les plus pauvres. Cette réflexion va jusque-là : que devons-nous changer dans nos modes de vie pour prendre notre part dans le respect de la Création, la préparation d’un monde plus juste pour tous et une sobriété de vie ramenant vers l’essentiel ? Trop souvent les hommes se comportent comme des propriétaires de la terre et non comme des gestionnaires qui en ont reçu la charge et la protection pour le bien commun de tous les hommes et de toutes les générations. »

    Retrouver le discours complet sur le site "Eglise catholique en France"

  • Dossier: Logement & Famille : adopter "l'éco-attitude"

    couv LVA162Avoir un toit est une question essentielle pour les familles. Le logement ne peut être rangé parmi les simples biens de consommation :  l’habitat se transforme mais ne s’use pas, et c’est de loin un gros investissement que va faire une famille au cours de sa vie. C’est un lieu qui incarne la protection, et qui permet aux membres de se souder, de grandir, de s'épanouir, de créer des souvenirs communs...

    En termes pratiques, le logement ne se limite pas aux quatre murs de notre habitation. La question est beaucoup plus vaste – et complexe – que cela. Il faut y intégrer la notion, plus large, du “coût de l’habitation”, qui englobe l’usage du logement (chauffage, eau chaude...) et le transport vers les autres lieux de la vie quotidienne (école, travail, magasins...).

    Parler de famille et de logement, c’est aussi parler d’écologie. Surprenant ? Pourtant, le mot “écologie ” vient du grec “oïkos” qui signifi e... ‘maison’ ! Et non pas seulement la maison en tant qu’architecture, mais bien la ‘maisonnée’, le ‘foyer’ c’est-à-dire l’ensemble des hommes et des biens rattachés à un même lieu d’habitation. La famille est source d’économies, et la moins polluante
    – par tête ! Au sein d’une habitation familiale, il y a une plus grande mutualisation, et une consommation raisonnée et raisonnable. On peut même dire que la famille a adopté des éco-gestes bien
    avant la “mode écologique” et la prise de conscience actuelle. Cependant, l’habitat, les ‘maisonnées’, ne sont pas aujourd’hui à la hauteur des enjeux écologiques, notamment en raison des coûts que demande la rénovation.

    Ce dossier donne des pistes concrètes pour aider les familles d’aujourd’hui à répondre à leur vocation “écologique” qui doit se déployer avec des contraintes économiques et budgétaires.

  • Conférence Bernardins - Réflexion sur les enjeux philosophiques et spirituels des problématiques du climat

    Après la rencontre du 6 juillet dernier avec des scientifiques de renommée internationale et des théologiens, le Collège des Bernardins consacre un cycle de conférences oecuméniques et  interreligieuses aux défis qu’impose le « soin de la maison commune» (Pape François). Sept conférences feront intervenir, d’octobre à décembre, des personnalités de premier plan des différentes confessions chrétiennes et religions non-chrétiennes (catholique, orthodoxe, anglicane, juive, musulmane, bouddhiste) pour ouvrir un vaste panorama des visions de l’écologie. Chaque conférence des Mardis des Bernardins sera animée par M. Patrice de Plunkett.

    conférence bernardins cop21


    Nicolas Hulot au retour de sa rencontre avec le Pape François en 2013 déclarait au journal Le Monde : « Je pense que les autorités religieuses peuvent provoquer un sursaut de conscience face à la crise climatique actuelle. Il n'est plus possible de nous en remettre aux seuls responsables politiques internationaux. »
    Le 26 février 2015, lors de son discours à Manille pour l’ouverture du Forum « Vers la COP21 : la société civile mobilisée pour le climat », le Président François Hollande a lancé un appel aux responsables religieux en ces termes : « (…) Et c’est aussi une question de conscience, une question d’esprit, une question d’humanité. C’est la raison pour laquelle, quelles que soient les convictions ou les croyances, il est bon que les principales autorités religieuses, de toutes les religions, s’associent à la lutte contre le réchauffement climatique. »

    Le diocèse de Paris a mandaté le Collège des Bernardins et plus particulièrement le Pôle de recherche dirigé par Frédéric Louzeau afin qu’une réflexion soit ouverte sur le sujet de l’écologie.

    LE CHRIST ET L’UNIVERS - Mardi 17 novembre à 20h
    Avec : le Cardinal Angelo Scola, archevêque de Milan

    LA NATURE ET L’HOMME A L’IMAGE DE DIEU - Mardi 24 novembre à 20h
    Avec : Sa Grâce Nicholas Holtam

    UNE SPIRITUALITÉ DE L’ÉCOLOGIE - Mardi 1er décembre à 20h
    Avec : Sa Sainteté Bartholomée Ier

    LE SAVOIR DES HOMMES DE LA FORÊT - Vendredi 4 décembre à 20h
    Rencontre avec les indiens Kichwa de Sarayaku (Equateur)

    QUEL MESSAGE COMMUN POUR LA PROTECTION DE LA CRÉATION ? - Lundi 7 décembre à 20h
    Avec : Abdennour Bidar, le cardinal André Vingt-Trois, Haïm Korsia, Matthieu Ricard

    LA COP21 S'ACHÈVE, ET MAINTENANT ? - Mercredi 16 décembre à 20h
    En partenariat avec Panorama et Etudes
    Avec : François Euvé, Nicolas Hulot*(sous réserve), Frédéric Louzeau, Cécile Renouard, Romain Potocki

    Informations et inscription : http://www.collegedesbernardins.fr/fr/

  • Cycle de conférence : les enjeux philosophiques et spirituels de la problématique du climat

    La CNAFC était présente le jeudi 29 octobre 2015 à la rencontre des Bernardins (Paris) animée par le journaliste Patrice de Plunkett qui a donné la parole à l’ancienne Commissaire européenne Connie Hedegaard et au cardinal allemand Reinhard Marx.

    Cette conférence a amorcé un cycle de cinq conférences qui feront intervenir jusqu’en décembre les principaux représentants des différentes instances religieuses afin qu’une réflexion de fond soit menée sur les enjeux philosophiques et spirituels de la problématique du climat.

    Ce fut l’occasion d’entendre l’importance de la mobilisation grandissante autour de la COP21 à venir.

    « Cette mobilisation ne doit surtout pas s’arrêter après la fin de la COP21 en décembre : elle doit se poursuivre au-delà », Commissaire européenne Connie Hedegaard,
    Selon le Cardinal Marx, l’Eglise et les chrétiens ont la force et l’imagination pour incarner des modes de vie alternatifs qui pourront inspirer la société toute entière : « Mais pour cela les paroisses et les communautés chrétiennes ne doivent pas être uniquement des biotopes de la Foi, mais aussi des biotopes pour de nouveaux modes de vie. »

  • Enquête : les familles à économie d'énergie !

    vignette Enquête EnergieDans son encyclique « Laudato Si », le pape François invite le monde à une conversion écologique. Et nous, familles, comment changeons-nous nos gestes au quotidien ?

    Participez maintenant à notre enquête

    Avec « Laudato Si », l’Eglise dispose désormais d’une parole forte sur la crise écologique. Le pape François y reconnaît le sérieux de la crise environnementale, qu’il présente dans toute sa complexité et dans toute son urgence.

    Son encyclique s’adresse à toutes les personnes de bonne volonté en rappelant que nous sommes toutes et tous concernés, par la « sauvegarde de notre maison commune ». Et à quelques semaines de l’ouverture d’une Conférence mondiale sur le climat aux enjeux cruciaux (COP21 à Paris), il n’y a plus une minute à perdre pour participer en famille et avec des gestes concrets à la sauvegarde de notre planète que nous épuisons à force de la «surconsommer ».

    Dans cet esprit, les AFC lancent auprès de leur réseau une enquête sur les habitudes des familles quant aux économies d’énergie.

    Les AFC rappellent que les familles ont un rôle clé à jouer en matière d’économie d’énergie : elles sont, sur ce plan aussi, des actrices essentielles du développement durable. Pour mettre ce rôle en lumière, après une enquête sur le gaspillage alimentaireen 2014, elles lancent cette année une enquête en ligne pour connaître les changements de comportement des familles, et en particulier des familles nombreuses, et leurs nouveaux gestes de consommateurs éclairés pour réduire leur consommation d’énergie.

    Répondez maintenant à l’enquête et donnez-nous vos éco-gestes au quotidien !

    Les informations saisies dans ce formulaire sont strictement confidentielles. Elles ne seront jamais communiquées à des tiers. Seuls les résultats globaux de l’enquête seront publiés de façon anonyme.

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