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Eduquer au quotidien

Mission : supermarché

Faire ses courses avec les enfantsPrès du rayon des jeux, j’entends un petit bonhomme de 7 ou 8 ans déclarer : « Maman, j’veux ça ! »

« Ce n’est pas possible. Certes, tu as fait tout ton travail mais tout n’est pas juste, je pense que tu ne mérites pas de récompense. »

Tout doit-il être parfait pour mériter une récompense ? Car si l’enfant a mis toute son énergie et son attention dans un exercice sans le réussir à 100 pour 100, que juger ? la performance ou l’effort de l’enfant ?

Après réflexion, je vous partage les questions suivantes :

- Quand récompenser son enfant ?
- Quand tout est parfait ou encourager ses efforts ?
- Quelles étaient les règles annoncées au départ ?
- Quel est son moteur pour agir ?
- Même s’il cherche ou attend toujours une récompense matérielle, comment les encouragements, le regard positif de ses proches lui donnent confiance en lui ?

Cher enfant, puisses-tu gérer les sentiments, les frustrations, qui t’animent et grandir grâce aux « non » de tes parents dont tu ne comprendras le sens que plus tard.

Chère Maman, quelle que soit la méthode choisie, cherchez la cohérence et la justesse. Respectez la règle fixée, même s’il est dur de résister à cet enfant qui réclame bien fort et profite peut-être d’être en public pour vous tester…

Cher badaud, témoin de la scène, ne jugez pas trop vite ! Vous ne connaissez pas leur histoire, et êtes bien content aujourd’hui de ne pas être sur la scène avec vos têtes blondes, à vous dépatouiller du rayon jeux… (en fait, il ne faudrait jamais y passer avec des enfants, si on ne veut pas de problème !)

Laurence - département du Rhône (69)

Crédit image : Nourriture photo créé par senivpetro - fr.freepik.com

L'insup-portable !

Linsup portable éducation écranVous avez les mêmes ? Ils sont vautrés dans le canapé l’œil fixé sur le portable, l’esprit totalement occupé ; ils ne m’entendent pas à m’égosiller à taaaaaaaaaaaaaaable ! pour la 4ème fois, estomacs insensibles, indifférents au soleil des vacances et corps inertes affalés et juxtaposés au fond des coussins. Mes enfants ne semblent pas tenir les promesses tant attendues de leurs retrouvailles…

Et pourtant, il nous a semblé être prudent :

- Pas de téléphone portable avant une responsabilité qui le justifie : babysitting, chef de patrouille et quoi qu’il en soit jamais avant la classe de seconde.
- Solidarité des écoles : utilisation interdite sur le site scolaire.
- Forfait à 2 euros pour 2h de tél par mois sans internet avant la terminale ; ensuite ils assument leurs besoins.
- Un seul appareil offert ; ils renouvellent eux-mêmes si nécessaire.
- Période d’abstinence totale en cas d’abus (utilisation tard de soir…)
- Et quelques jours par an de vacances communes sans internet : en souvenir des repas en silence des abbayes qui font un bien fou.

En moyenne le temps écoulé pour les conversations Messenger, WhatsApp, texto, occupent 45 mins par jour et autant pour internet du clip à Wikipédia sans compter les résultats sportifs, les jeux et les vidéos en tout genre.

Les parents de mon chantier-éducation font tous le même constat. Nos jeunes sont addicts au portable ! Et pourtant 2 x 45 mins ; est ce tant que ça ? Quand je passe voir ma voisine isolée pour lui apporter les dernières nouvelles du quartier et que je prends le temps d’organiser un grand jeu pour les enfants du patronage, je donne bien 2 x 45 mins ! Et nous sommes bien dans le même registre de l’ouverture au monde et de l’autorisation d’un temps de détente !

En fait, mon agacement porte plutôt sur : « est-ce le bon moment ? Comment je considère les personnes présentes ? Et est-ce que ça crée du lien ? » Bref, « qu’est-ce que ça engage de ma personne ? Qu’est ce qui est de l‘ordre de la fuite et de l’ordre du projet élaboré et consenti ? »

Et si, tout simplement on se prenait un temps de partage avec nos enfants sur ces questions ? Afin que ça puisse déboucher sur un engagement à tenir, une action à mener, un temps à donner qui nous rappellent notre incarnation et que nos corps, nos esprits et nos cœurs sont faits pour être, ensemble, au service du monde et que le portable en est un moyen simple autant qu’indispensable mais qu’un moyen vers un objectif à définir en vérité.

Pour aller plus loin :

Source : Enfants photo créé par freepik - fr.freepik.com

Les ados et la foi

Les ados et la foi éduquerCe dimanche, notre cher ado ne veut pas nous suivre à la messe :" Y'a qu'des vieux... c'est nul ! " : il préfère une autre messe ; et bien, soit, vas-y fiston, on te laisse libre du lieu, l'essentiel c'est d'y aller !

Mais comment faire avec nos ados pour qu'ils aient envie d'y aller personnellement, librement ?

Jean-Paul II s'adressait déjà à eux en 2002 : "Jeunes du nouveau millénaire, faites bon usage de votre liberté ! Soumettez-vous uniquement au Christ, qui désire que vous soyez pleinement heureux et accomplis !" L'enjeu, c'est donc que nos jeunes soient heureux ! Pour cela, aidons-les à découvrir que la foi c'est une Rencontre avec quelqu'un qui les aime d'un amour fou et que ce quelqu'un c'est Jésus ! Il s'agit donc de les nourrir de cette Rencontre.

C'est possible, dès l'âge du biberon. La nourriture terrestre oui, la nourriture spirituelle : aussi ! Tout simplement grâce à la prière en famille, où chacun parle à Dieu comme à un ami.

Ensuite, à l'âge du primaire et collège, cherchons des occasions de vivre des temps forts spirituels en dehors de la maison : retraites, école de prières...chaque été, 200 jeunes s'inscrivent à la retraite pour ados au foyer de charité de Tressaint, et beaucoup sur liste d'attente doivent trouver un autre bon plan comme les camps VTT d'où ils reviennent si heureux ! Ainsi, nos enfants prennent l'habitude une semaine par an de ces temps forts, cela devient un incontournable de leurs vacances, et en plus c'est sympa ! Le jeune garde donc l'habitude à l'âge du lycée, de vivre ces moments d'intériorité, où sa foi d'enfant devient progressivement une foi d'adulte, découvrant cette relation d'amitié avec Dieu, en dehors de la famille, sans nous. En prime, il vit de belles amitiés qui guérissent son sentiment de solitude ou son mal être. Et il ne rechigne plus à aller à la messe !

 Les fondations se font plus sûrement durant la petite enfance et enfance, mais bien sûr, l'ado peut aussi être interpellé plus tard par des amis, à une retraite de jeunes. Que d’exemples autour de nous de lumineuses découvertes de la foi parce qu’un copain a simplement proposé de l’accompagner à Paray Le Monial ou à Taizé.

Par ailleurs, les jeunes sont heureux le dimanche d'avoir un rôle qui leur est confié au cours de la messe, selon leur âge : servant d'autel, servante de la liturgie, orchestre, et si ces services n'existent pas, pourquoi ne pas le mettre en place avec d'autres parents et s'engager dans ce service ? Transmettre la foi, c'est aussi se mettre au service. Place aux jeunes ados aussi pour les lectures et l'animation des chants : un dimanche, une collégienne de 5e a animé les chants de notre grande assemblée, et les mamies ont adoré ! Ainsi le travail persévérant au conservatoire porte de beaux fruits ! Faisons leur confiance, cela les aidera en plus à faire grandir leur estime de soi.

Tant de bonnes idées fourmillent : par exemple, la lecture de l'évangile avec eux pendant le petit déjeuner. Cela peut être l'occasion d'une belle communication entre ados et parents, et de beaux échanges. On peut aussi laisser trainer volontairement sur la table le Magnificat à la bonne page : vous aurez peut-être la surprise de voir qu'ils le liront ! Ou encore visionner ensemble un film sur l’histoire sainte, instaurer la bénédiction de la table, celle des enfants...

Profitons des vacances de Noël pour être inventifs et innovants !

Claire, département de Seine-Maritime (76)

Photo by Ben White on Unsplash

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