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Eduquer au quotidien

L'insup-portable !

Linsup portable éducation écranVous avez les mêmes ? Ils sont vautrés dans le canapé l’œil fixé sur le portable, l’esprit totalement occupé ; ils ne m’entendent pas à m’égosiller à taaaaaaaaaaaaaaable ! pour la 4ème fois, estomacs insensibles, indifférents au soleil des vacances et corps inertes affalés et juxtaposés au fond des coussins. Mes enfants ne semblent pas tenir les promesses tant attendues de leurs retrouvailles…

Et pourtant, il nous a semblé être prudent :

- Pas de téléphone portable avant une responsabilité qui le justifie : babysitting, chef de patrouille et quoi qu’il en soit jamais avant la classe de seconde.
- Solidarité des écoles : utilisation interdite sur le site scolaire.
- Forfait à 2 euros pour 2h de tél par mois sans internet avant la terminale ; ensuite ils assument leurs besoins.
- Un seul appareil offert ; ils renouvellent eux-mêmes si nécessaire.
- Période d’abstinence totale en cas d’abus (utilisation tard de soir…)
- Et quelques jours par an de vacances communes sans internet : en souvenir des repas en silence des abbayes qui font un bien fou.

En moyenne le temps écoulé pour les conversations Messenger, WhatsApp, texto, occupent 45 mins par jour et autant pour internet du clip à Wikipédia sans compter les résultats sportifs, les jeux et les vidéos en tout genre.

Les parents de mon chantier-éducation font tous le même constat. Nos jeunes sont addicts au portable ! Et pourtant 2 x 45 mins ; est ce tant que ça ? Quand je passe voir ma voisine isolée pour lui apporter les dernières nouvelles du quartier et que je prends le temps d’organiser un grand jeu pour les enfants du patronage, je donne bien 2 x 45 mins ! Et nous sommes bien dans le même registre de l’ouverture au monde et de l’autorisation d’un temps de détente !

En fait, mon agacement porte plutôt sur : « est-ce le bon moment ? Comment je considère les personnes présentes ? Et est-ce que ça crée du lien ? » Bref, « qu’est-ce que ça engage de ma personne ? Qu’est ce qui est de l‘ordre de la fuite et de l’ordre du projet élaboré et consenti ? »

Et si, tout simplement on se prenait un temps de partage avec nos enfants sur ces questions ? Afin que ça puisse déboucher sur un engagement à tenir, une action à mener, un temps à donner qui nous rappellent notre incarnation et que nos corps, nos esprits et nos cœurs sont faits pour être, ensemble, au service du monde et que le portable en est un moyen simple autant qu’indispensable mais qu’un moyen vers un objectif à définir en vérité.

Pour aller plus loin :

Source : Enfants photo créé par freepik - fr.freepik.com

Les ados et la foi

Les ados et la foi éduquerCe dimanche, notre cher ado ne veut pas nous suivre à la messe :" Y'a qu'des vieux... c'est nul ! " : il préfère une autre messe ; et bien, soit, vas-y fiston, on te laisse libre du lieu, l'essentiel c'est d'y aller !

Mais comment faire avec nos ados pour qu'ils aient envie d'y aller personnellement, librement ?

Jean-Paul II s'adressait déjà à eux en 2002 : "Jeunes du nouveau millénaire, faites bon usage de votre liberté ! Soumettez-vous uniquement au Christ, qui désire que vous soyez pleinement heureux et accomplis !" L'enjeu, c'est donc que nos jeunes soient heureux ! Pour cela, aidons-les à découvrir que la foi c'est une Rencontre avec quelqu'un qui les aime d'un amour fou et que ce quelqu'un c'est Jésus ! Il s'agit donc de les nourrir de cette Rencontre.

C'est possible, dès l'âge du biberon. La nourriture terrestre oui, la nourriture spirituelle : aussi ! Tout simplement grâce à la prière en famille, où chacun parle à Dieu comme à un ami.

Ensuite, à l'âge du primaire et collège, cherchons des occasions de vivre des temps forts spirituels en dehors de la maison : retraites, école de prières...chaque été, 200 jeunes s'inscrivent à la retraite pour ados au foyer de charité de Tressaint, et beaucoup sur liste d'attente doivent trouver un autre bon plan comme les camps VTT d'où ils reviennent si heureux ! Ainsi, nos enfants prennent l'habitude une semaine par an de ces temps forts, cela devient un incontournable de leurs vacances, et en plus c'est sympa ! Le jeune garde donc l'habitude à l'âge du lycée, de vivre ces moments d'intériorité, où sa foi d'enfant devient progressivement une foi d'adulte, découvrant cette relation d'amitié avec Dieu, en dehors de la famille, sans nous. En prime, il vit de belles amitiés qui guérissent son sentiment de solitude ou son mal être. Et il ne rechigne plus à aller à la messe !

 Les fondations se font plus sûrement durant la petite enfance et enfance, mais bien sûr, l'ado peut aussi être interpellé plus tard par des amis, à une retraite de jeunes. Que d’exemples autour de nous de lumineuses découvertes de la foi parce qu’un copain a simplement proposé de l’accompagner à Paray Le Monial ou à Taizé.

Par ailleurs, les jeunes sont heureux le dimanche d'avoir un rôle qui leur est confié au cours de la messe, selon leur âge : servant d'autel, servante de la liturgie, orchestre, et si ces services n'existent pas, pourquoi ne pas le mettre en place avec d'autres parents et s'engager dans ce service ? Transmettre la foi, c'est aussi se mettre au service. Place aux jeunes ados aussi pour les lectures et l'animation des chants : un dimanche, une collégienne de 5e a animé les chants de notre grande assemblée, et les mamies ont adoré ! Ainsi le travail persévérant au conservatoire porte de beaux fruits ! Faisons leur confiance, cela les aidera en plus à faire grandir leur estime de soi.

Tant de bonnes idées fourmillent : par exemple, la lecture de l'évangile avec eux pendant le petit déjeuner. Cela peut être l'occasion d'une belle communication entre ados et parents, et de beaux échanges. On peut aussi laisser trainer volontairement sur la table le Magnificat à la bonne page : vous aurez peut-être la surprise de voir qu'ils le liront ! Ou encore visionner ensemble un film sur l’histoire sainte, instaurer la bénédiction de la table, celle des enfants...

Profitons des vacances de Noël pour être inventifs et innovants !

Claire, département de Seine-Maritime (76)

Photo by Ben White on Unsplash

« Bons usages, bons souvenirs » des jeux vidéo

Une campagne nationale pour informer et sensibiliser les familles aux règles et outils permettant une pratique sereine à la maison.

Jeux vidéo enfant bon usageÀ l’heure où l’exercice de la parentalité et l’omniprésence du numérique au sein de la famille vont de pair, la campagne intitulée « Bons usages, bons souvenirs », diffusée du 15 novembre au 15 décembre en TV, presse et web, aborde pour la première fois tous les outils et bonnes pratiques du jeu vidéo : du respect de la signalétique PEGI à l’encadrement du temps de jeu sans oublier l’activation de contrôles parentaux.

Le jeu vidéo est un moment de partage familial. Les enfants apprécient particulièrement que les parents s'intéressent à leur loisir de prédilection et fassent une partie avec eux.

Alors voici quelques règles simples à appliquer pour une pratique du jeu vidéo au sein de la famille :

Choisir un jeu adapté à l’âge de l’enfant

Un coup d’œil au pictogramme très simple apposé sur chaque jeu suffit aux parents pour connaître l’âge minimum requis par rapport au contenu du jeu (3, 7, 12, 16 ou 18 ans).

Un réflexe simple à adopter en magasin ou sur un site e-commerce… surtout au moment des cadeaux de Noël !

Encadrer le temps de jeu

La définition de ce temps doit s’entendre en temps de loisirs numériques en cumulant TV, tablette, ordinateur, console et smartphone. Si l’âge et les plannings scolaire et extrascolaire de l’enfant définissent ce temps, des règles claires, précises, personnalisées et évolutives doivent s’instaurer en discussion avec lui.

Installer les contrôles parentaux

9 parents sur 10 connaissent l’existence des systèmes de contrôle parental. Pourtant, seul 1 tiers d’entre eux les utilisent. Ils permettent de bloquer l’accès aux jeux dépassant une certaine catégorie d’âge du système PEGI, de contrôler les achats en ligne, de limiter la navigation sur Internet, mais également de surveiller le temps passé à jouer ou encore de paramétrer le niveau d’interaction en ligne. Autant le paramétrer une bonne fois pour toutes, et rester l’esprit tranquille !

Source : www.sell.fr
Image par
Olya Adamovich de Pixabay

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