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Qu’est-ce que la politique familiale ?

La famille cellule vitale de la société

Tous les sondages l’attestent : la réussite de sa vie de famille est le vœu le plus cher, pas seulement des Français ou des Européens, mais de tous les jeunes, y compris dans les pays où on ne mange pas à sa faim.

 

La famille remplit aussi une fonction vitale pour la société pour sa pérennité, la formation et l’humanisation des personnes et leur insertion sociale. Elle a besoin de conditions favorables (économiques, sociales, culturelles…) pour pouvoir la remplir.

La famille est une affaire publique : ce qui soutient la famille est bon pour la personne et pour la société, ce qui l’affaiblit nuit à la personne et à la société.

La politique familiale vise à favoriser les conditions pour que la famille puisse remplir sa mission de cellule vitale de la société, à favoriser la solidité et à affirmer publiquement la valeur de cet objectif.

{tabs type=sliders}{tab title=Qu'est-ce qu'une politique publique ?} 

 

Une politique publique, c’est l’ensemble des dispositifs et actions menées par l’Etat avec pour objectif d'obtenir une modification ou une évolution d'une situation donnée.

Sur cette base générale, l’action de l’Etat répond à des objectifs conjoncturels (travaux publics, atténuer les effets du chômage, lutter contre une épidémie…) et à des objectifs structurels (défense, justice, famille).

Cette action mobilise des moyens humains, financiers…

 

{/tab} {tab title=Pourquoi une "politique familiale" ?}

La société a besoin de la famille et doit la concevoir non pas comme un ensemble d’individus à assister dans leurs besoins mais comme une richesse nécessaire, un sujet communautaire doué d’importantes missions sociales.

Les familles ont besoin de la société et doivent avoir les moyens de remplir leur rôle. Elles n’ont pas besoin d’être administrées, mais soutenues, confortées, encouragées. C’est à l’Etat de veiller aux conditions de leur autonomie et de leur développement, pour le bien de toute la société.

Par exemple, chaque famille doit pouvoir percevoir des revenus dignes par le travail de ses membres, l’allocation ne venant qu’ensuite. Enfin, pour que les familles n’aient pas à subir un appauvrissement supplémentaire parce qu’elles élèvent leurs enfants, des mesures fiscales appropriées doivent permettre de prendre en compte la capacité contributive des familles.

De façon générale, il importe de lever les freins qui pèsent sur les choix des familles (accueil d’un enfant, choix d’un établissement scolaire…), de veiller aux moyens d’harmoniser vie familiale et vie professionnelle...

Cela nous amène à parler des principaux piliers de la politique familiale.

 

{/tab} {tab title=Les piliers de la politique familiale}

 

Pour clarifier les choses, disons simplement que notre politique familiale repose sur quatre piliers :

  1. Les allocations familiales, versées à partir du deuxième enfant sans conditions de ressources. Origine de la politique familiale,  elles sont financées sur la part patronale des salaires, elles traduisent la volonté d’aider par le travail chaque enfant de façon universelle, en fonction de sa place dans la famille.
  2. Les allocations versées sous condition de ressources, comme l’allocation de rentrée scolaire ou le complément familial. Leur existence légitime entretient le manque de lisibilité dès lors qu’elles sont effectivement présentées comme mesures de politique familiale.
  3. Le quotient familial. C’est peut-être le pilier le plus important du point de vue du sens, qui exprime le fait que, à revenu égal, la capacité contributive d’une famille est étroitement liée au nombre d’enfants qu’elle accueille et éduque. C’est un principe de solidarité essentiel entre actifs. Les familles, par l’éducation de leurs enfants, contribuent à l’édification de la société d’une manière que justifie une moindre sollicitation de leurs ressources financières aux dépenses collectives. On l’a injustement qualifié de niche fiscale et affaibli dans son principe par le plafonnement.
  4. Les services enfin, proposés aux familles, comme les crèches et autres modes de garde, équipements ou services dont beaucoup relèvent d’ailleurs d’initiatives locales, soutenues ou non par la puissance publique.


Par ailleurs, la politique familiale a aussi à voir avec la conjugalité et l’éducation.

 

L’attention est aujourd’hui trop centrée sur la relation entre le parent et l’enfant. Il y a urgence à s’intéresser au couple car c’est lui qui crée la famille ; les couples sans enfant sont aussi des familles.

Les pouvoirs publics doivent d’abord accepter d’analyser objectivement les coûts pour la société des situations d’échec et de non-mariage ; coûts économique, social, culturel... C’est la condition pour mettre en œuvre des actions préventives qui éviteront l’explosion des mesures à caractère social et contribueront à sortir la politique familiale de la situation paradoxale dans laquelle elle se trouve aujourd’hui.

 

{/tab} {tab title=Une politique à reconstruire}

 

La politique familiale en France se trouve aujourd’hui dans une situation paradoxale.

D’un côté, elle est saluée pour le rôle qu’elle est censée jouer dans le relatif dynamisme de la démographie française, elle est examinée avec intérêt par nos voisins européens.

Mais, d’un autre côté, elle est l’objet de remises en cause importantes (baisses successives du plafond du quotient familial, de la majoration de retraite complémentaire pour les parents ayant élevé plus de trois enfants…) ou de tentatives de remises en cause (réforme de la carte famille nombreuse en 2008, propositions visant à mettre les allocations familiales sous conditions de ressources…), certains allant même jusqu’à parler d’un rôle négatif des familles, en particulier des familles nombreuses, en termes « d’empreinte écologique »…

Par ailleurs, de nombreuses enquêtes montrent que les familles n’accueillent pas le nombre d’enfants qu’elles souhaiteraient, que l’environnement incertain leur fait envisager l’avenir avec inquiétude, que des jeunes renoncent à fonder une famille...

 Le contexte économique et les difficultés des finances publiques ont comme dommages collatéraux de rendre la lisibilité de la politique familiale fragile et complexe, et d’accentuer la confusion avec la politique sociale et la complexité du système actuel.

Il est important de veiller aux moyens de bien articuler politique familiale et politique sociale, aujourd’hui mise en concurrence. L’objectif de la première est de nature préventive – il s’agit de créer les conditions qui permettent à la famille de remplir sa mission et donc de lever les freins qui pourraient l’en empêcher – quand la politique sociale a une visée curative – il s’agit de réparer les « pathologies », pour que personne, si l’on peut dire, ne reste sur le bord de la route (ce qui implique de savoir si ces « pathologies » sont le résultat de choix individuels, d’influences sociétales ou propres à la situation familiale).

 

Reconnaître la visée préventive de la politique familiale, c’est se donner les moyens de valoriser le rôle du mariage comme cadre le plus à même de favoriser l’épanouissement des personnes, leur insertion sociale, le bien commun. Plus globalement, c’est rendre compte de la diversité des situations en fonction de leur portée pour les individus et pour la société.

 

Donner à la politique sociale une visée curative, c’est lui assigner une durée limitée (la cause de l’intervention étant « réparée », elle devient inutile). Cet aspect n’est pas ou peu pris en compte ; il est pourtant plus que prometteur : en termes de coûts et d’efficacité car il appelle une analyse précise des causes à partir de laquelle il devient possible d’envisager des politiques non seulement curatives, nécessaires, mais également préventives.

 

L’urgence politique est réelle car ceux qui financent, à commencer par les employeurs et bientôt les familles, s’interrogent déjà sur le pourquoi de leur contribution.

 

Une telle situation nécessite un effort de reconstruction auquel ce Grenelle appelle.

 

Pour ce chantier nécessaire, notre pays dispose entre autre d’un atout qui mérite d'être mieux utilisé : le rôle institutionnel reconnu depuis la Libération à ces corps intermédiaires particuliers que sont entre autre les associations familiales.

En effet, via les UDAF : Unions Départementales des Associations Familiales et via l’UNAF : Union Nationale des Associations Familiale, les familles sont consultées par le gouvernement, les conseils généraux, les mairies, les Caisses d'Allocations Familiales. Par ce biais aussi sont nommés des représentants des familles dans diverses instances : Caisse d'Allocations Familiales, Conseil Économique et Social..., Caisses Communales d'Action Sociale, Comité Technique Régional de Consommation, Conseil Supérieur de l'Audiovisuel etc. etc.

Plus les UDAF/UNAF représenteront de familles et plus elles seront écoutées. À nous donc d'y être présents. Or ce nombre a tendance à baisser depuis plusieurs années. Au sein de ces UDAF et de l'UNAF, faut-il le rappeler le vote est familial. Chaque année, les voix de chaque association sont calculées par famille avec 1 voix par adulte adhérent, une voix par enfant mineur, plus une voix par groupe de 3 enfants.

Il est donc primordial que chacune des familles soient au minimum représentées dans ces parlements des familles que sont les UDAF et l'UNAF en adhérant chaque année à une association familiale. Et pourquoi pas que davantage se mobilisent pour être présents dans les commissions de ces UDAF/UNAF et/ou acceptent de représenter les familles dans les instances déjà citées.

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Être représenté chaque année via une association familiale, c’est essentiel et fondamental !

 Adhérer en ligne aux AFC

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