Comment agir maintenant

La « rupture de civilisation » induite par la loi ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe est « consommée », mais nous ne nous résignons pas !  En effet, jamais, rien, pas même une loi promulguée n’empêchera que seuls un homme et une femme peuvent être légitimement mariés.

A l’issue d’un processus politique inadmissible et violent, la manifestation du 26 mai a été un nouveau succès populaire. Ensemble, nous avons redit que tout cela est mauvais, que cette loi est un mensonge et que nous n’en voulons pas.

La mobilisation doit se réorienter et les AFC ont un rôle à jouer, notamment :

  • pour poursuivre localement le réveil des consciences par les liens qu’elles rendent possibles, par le cœur des familles pour faire reculer le relativisme, l’individualisme, la solitude que produisent les évolutions mal conduites de nos sociétés,
  • pour réclamer la reconnaissance de l’objection de conscience : pour les maires par exemple, comme cela avait d’ailleurs été évoqué par François Hollande lui-même, …

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Le droit de l’enfant à se voir reconnaître un père et une mère dans les règles et institutions créées par la loi

Il s'agit-là du tout premier droit de l'enfant, du principal, de ce qu'il peut demander au minimum à l'Etat. Ce droit existe dans notre législation depuis ses premiers balbutiements et sous-tend toutes nos institutions familiales. Aujourd'hui, il puise en outre un fondement textuel dans l'article 7 de la Convention des droits de l'enfant du 20 novembre 1989 ratifiée par la France, selon lequel : l'enfant a, dans la mesure du possible, le droit de connaître ses parents et d'être élevé par eux. Cet article énonce l'essentiel: il ne s'agit pas de dire que les situations de fait dans lesquelles l'enfant perd l'un de ses parents (voire les deux), s'en trouve séparé ou est abandonné n'existent pas. Non : il s'agit de proclamer que l'Etat ne peut pas, en amont, dans la définition des règles et des institutions, priver un enfant de ses père et mère.

L'Etat n'a pas le droit d'infliger à l'enfant une telle entorse à ses droits fondamentaux. Or, l'avant-projet du gouvernement prive l'enfant, dans la définition même des règles et des institutions, de l'indivisibilité de sa filiation à l'égard de ses père et mère ; il va jusqu'à supprimer les mots père et mère de notre code ! Comment peut-on envisager de remettre en cause, à ce point, un droit fondamental de l'enfant ?

L'enfant ne supportera pas tout. Il est primordial de songer à le protéger, donc de renoncer à une réforme qui remettrait en cause la protection élémentaire que lui offre aujourd'hui, en amont des situations de fait, le droit du mariage et de la filiation.

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