Adolescents : leur père et leur mère passent avant leurs amis

Une enquête Ipsos Santé lancée dans le cadre du forum adolescence de la Fondation Pfizer révèle que 85% des 15-18 ans ont besoin de leurs parents pour se construire.

Alors que le calendrier politique s'accélère et qu'un projet de loi ouvrant le mariage et l'adoption aux personnes de même sexe doit être présenté à la fin du mois, cette enquête tombe à point nommé : à sa lecture, on peut, en effet, s'interroger sur l'adéquation entre l'opinion et les résolutions gouvernementales.

Dans le détail, on apprend que les adolescents comptent avant tout sur leur mère (92%) et sur leur père (74%) pour les aider à devenir adultes, bien avant leurs amis (58%). Ce constat ne peut être négligé au moment où la question de la possibilité pour des personnes de même sexe d'adopter est ouverte. On ne peut ignorer cette attente des adolescents : elle éclaire le cadre dans lequel ils aspirent à se construire, si tous ne l'expérimentent pas forcément. Les parents en « sous-estiment l'importance », souligne le psychanalyste Philippe Jeammet, président de la Fondation Pfizer pour la santé de l'enfant. Bien plus, ils n'ont pas conscience de « l'influence qu'ils ont sur leurs enfants », poursuit-il.

Cette enquête appelle à la plus grande prudence et à la réflexion par rapport à des mesures qui bouleverseraient l'équilibre familial. Manifestement, pour les adolescents eux-mêmes, l'adoption d'un enfant par des personnes de même sexe ne serait pas un choix sans conséquences.