Mariage, AMP… : le président va-t-il s’exonérer de toute responsabilité ?

S'exprimant le 12 décembre dernier, le chef de l'Etat a laissé la liberté aux parlementaires d'autoriser, dans le cadre du projet de loi ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe, l'accès à l'Assistance Médicale à la Procréation aux couples de femmes.

Par cette déclaration, François Hollande, partant d'un projet de campagne (les 60 propositions du candidat), cherche à faire valider des bouleversements par ceux qu'il pourrait présenter comme issus du peuple. Le chef de l'Etat cherche-t-il à s'exonérer de toute responsabilité quant à cette proposition ?

Pour les Associations Familiales Catholiques, si cette déclaration ne fait que confirmer les souhaits des députés qui portent ce projet au Parlement, elle témoigne aussi d'une absence de considération pour les interrogations de plus en plus nombreuses qui s'expriment par rapport à cette évolution de société.

De fait, les Français sont de plus en plus nombreux à comprendre la logique du texte en question : en bouleversant le sens du mariage, elle consacre le « droit à l'enfant ». Ceci confirme que ce projet représente une profonde rupture de société : il s'agit, suivant les termes de l'exposé des motifs, d'une étape qui en appellera forcément une autre, la gestation pour autrui, toujours au nom de l'égalité.

Pour faire échec à ce projet, les AFC appellent tous les Français à écrire à leurs députés et sénateurs pour les appeler à exercer leur responsabilité et à les rejoindre devant les mairies le 15 et le 22 décembre et, à Paris, le 13 janvier.