Comment agir maintenant

La « rupture de civilisation » induite par la loi ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe est « consommée », mais nous ne nous résignons pas !  En effet, jamais, rien, pas même une loi promulguée n’empêchera que seuls un homme et une femme peuvent être légitimement mariés.

A l’issue d’un processus politique inadmissible et violent, la manifestation du 26 mai a été un nouveau succès populaire. Ensemble, nous avons redit que tout cela est mauvais, que cette loi est un mensonge et que nous n’en voulons pas.

La mobilisation doit se réorienter et les AFC ont un rôle à jouer, notamment :

  • pour poursuivre localement le réveil des consciences par les liens qu’elles rendent possibles, par le cœur des familles pour faire reculer le relativisme, l’individualisme, la solitude que produisent les évolutions mal conduites de nos sociétés,
  • pour réclamer la reconnaissance de l’objection de conscience : pour les maires par exemple, comme cela avait d’ailleurs été évoqué par François Hollande lui-même, …

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« Mariage pour tous » : les AFC expriment leur ferme opposition au Sénat

La commission des lois du Sénat et le rapporteur du projet de loi, le sénateur Jean-Pierre Michel, ont auditionné ce jeudi 7 février les AFC. A cette occasion, Antoine Renard a fait part de la ferme opposition des AFC au projet de loi ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe.

 Les AFC ont ainsi souligné combien la méthode choisie par le Gouvernement pour cette « rupture de civilisation » était très problématique. Rappelant que les AFC ont fêté leur centenaire en 2005 autour du mariage civil, le président a montré que les travaux réalisé à cette occasion et depuis cet anniversaire avait montré qu’il n’existait plus de réel consensus sur le mariage en France et qu’une telle situation aurait mérité une réflexion sur le mariage, une autre sur la question de la légitimité d’institutionnaliser les relations entre personnes de même sexe et, à partir de là, un travail pour savoir si le mariage était la réponse à la question posée. Au contraire, le Président de la République et le Gouvernement ont choisi de se passer de la réflexion sur les deux premières questions pour faire le choix du « mariage pour tous ».

Or, le projet de loi, s’il est adopté, va faire perdre, définitivement, au mariage son statut de référence commune : il ne sera plus possible de savoir ce que sera le mariage, alors même que les jeunes y aspirent. Partant, c’est le pacte républicain qui se trouve malmené, déstabilisé. Par ailleurs, car les deux questions ne sont pas dissociables, le projet de loi engage gravement la responsabilité de la société à l’égard des enfants en privant délibérément certains d’entre eux de la possibilité de connaître leur père ou leur mère. Sans parler des questions liées à l’adoption internationale dont on perçoit déjà que les possibilités vont se réduire drastiquement. De nouvelles inégalités vont apparaître, des injustices vont se créer.

En concluant son intervention (qui sera retransmise sur Public Sénat le 8 février à 10h30), Antoine Renard a rebondi sur la référence à la liberté de conscience par plusieurs des sénateurs en les invitant à l’exercer pleinement à l’occasion de ce débat, au nom justement de ses implications et de sa portée pour la société, pour les couples et pour les enfants.

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