Comment agir maintenant

La « rupture de civilisation » induite par la loi ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe est « consommée », mais nous ne nous résignons pas !  En effet, jamais, rien, pas même une loi promulguée n’empêchera que seuls un homme et une femme peuvent être légitimement mariés.

A l’issue d’un processus politique inadmissible et violent, la manifestation du 26 mai a été un nouveau succès populaire. Ensemble, nous avons redit que tout cela est mauvais, que cette loi est un mensonge et que nous n’en voulons pas.

La mobilisation doit se réorienter et les AFC ont un rôle à jouer, notamment :

  • pour poursuivre localement le réveil des consciences par les liens qu’elles rendent possibles, par le cœur des familles pour faire reculer le relativisme, l’individualisme, la solitude que produisent les évolutions mal conduites de nos sociétés,
  • pour réclamer la reconnaissance de l’objection de conscience : pour les maires par exemple, comme cela avait d’ailleurs été évoqué par François Hollande lui-même, …

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Le mariage en débat

Contre le projet de loi sur le mariage, la mobilisation continue auprès des parlementaires

De nombreux parlementaires ne se sont pas encore prononcés sur cette grave question. Les récents débats sur l’accès à l’AMP qui confinent à la surenchère attestent que certains hésitent, y compris dans la majorité. Les démarches conservent leur pertinence.

Auditionnée le 20 novembre par Erwann Binet et Corinne Narassiguin, la CNAFC a adressé sa contribution à l’ensemble des parlementaires.

Elle y rappelle que le projet de loi « ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe » aura, s’il est adopté, deux conséquences majeures :

-          Diluer la signification sociale du mariage, souvent implicite mais largement partagée ; un sens auquel les Français tiennent puisqu’ils font la démarche d’aller devant monsieur le Maire même quand ils sont pacsés,

-          Soustraire la société de sa responsabilité vis-à-vis des enfants en élargissant les critères d’adoption et trahir le projet implicite des parents disparus alors qu’ils comptaient sur l’État pour protéger leurs enfants au travers du droit de l’adoption.

Mariage, famille, filiation : les Français désapprouvent le projet de loi ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe

Communiqué de presse
Les Associations Familiales Catholiques (AFC) ont fait réaliser une enquête d’opinion par l’IFOP1.

Les résultats montrent clairement qu’il n’est pas exact de dire, comme il est écrit dans l’exposé des motifs du projet de loi, qu’une majorité de Français est favorable à cette évolution. En effet, à la lecture de cette enquête, on apprend que :

  • 98 % des Français ayant des enfants de moins de 15 ans se tourneraient avant tout vers des familles avec un couple de parents homme-femme s’ils se retrouvaient dans l’incapacité de s’occuper de leur progéniture en cas de décès ou de maladie grave. Toutefois, près d’une personne sur deux accorderait sa confiance à un couple homosexuel féminin (47%), mais plus de six sur dix ne l’accorderaient pas à un couple homosexuel masculin (62%) ;
  • 59 % des Français refusent toute modification de l’état civil avec l’introduction de termes neutres (époux, parents…) pour remplacer des termes comme mari, femme, père, mère ;
  • 55 % des Français considèrent qu’une famille avec deux adultes du même sexe (que ce soit deux hommes ou deux femmes) n’est pas une famille comme toutes les autres.

Ces résultats attestent que, lorsqu'ils sont éclairés sur les conséquences concrètes et personnelles du projet de loi du Gouvernement, les Français n’y sont pas favorables. Ces derniers affirment, au contraire :

  • leur certitude qu’un enfant a besoin de la spécificité d’un couple homme-femme aimant pour s’épanouir,
  • leur attachement aux termes de mari et femme, père et mère, qui expriment ce qui fait que les Français sont heureux de se marier,
  • leur conviction que l'alliance des différences qui se vit dans un couple homme-femme est au coeur du mariage civil.

Fortes de ces résultats, les AFC vont poursuivre leurs actions d’information et de mobilisation au niveau local, auprès des élus comme des citoyens.


 
1Note méthodologique : Enquête réalisée par l’Ifop pour la CNAFC auprès d’un échantillon de 1022 personnes représentatif de la population Française âgée de 18 ans et plus. Les interviews ont été réalisées du 20 au 22 novembre 2012 par questionnaire auto-administré en ligne. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas au
regard des critères de sexe, d’âge, de profession de l’interviewé après stratification par région et catégorie d’agglomération.
 

Mariage, AMP… : le président va-t-il s’exonérer de toute responsabilité ?

S'exprimant le 12 décembre dernier, le chef de l'Etat a laissé la liberté aux parlementaires d'autoriser, dans le cadre du projet de loi ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe, l'accès à l'Assistance Médicale à la Procréation aux couples de femmes.

Par cette déclaration, François Hollande, partant d'un projet de campagne (les 60 propositions du candidat), cherche à faire valider des bouleversements par ceux qu'il pourrait présenter comme issus du peuple. Le chef de l'Etat cherche-t-il à s'exonérer de toute responsabilité quant à cette proposition ?

Pour les Associations Familiales Catholiques, si cette déclaration ne fait que confirmer les souhaits des députés qui portent ce projet au Parlement, elle témoigne aussi d'une absence de considération pour les interrogations de plus en plus nombreuses qui s'expriment par rapport à cette évolution de société.

De fait, les Français sont de plus en plus nombreux à comprendre la logique du texte en question : en bouleversant le sens du mariage, elle consacre le « droit à l'enfant ». Ceci confirme que ce projet représente une profonde rupture de société : il s'agit, suivant les termes de l'exposé des motifs, d'une étape qui en appellera forcément une autre, la gestation pour autrui, toujours au nom de l'égalité.

Pour faire échec à ce projet, les AFC appellent tous les Français à écrire à leurs députés et sénateurs pour les appeler à exercer leur responsabilité et à les rejoindre devant les mairies le 15 et le 22 décembre et, à Paris, le 13 janvier.

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