Comment agir maintenant

La « rupture de civilisation » induite par la loi ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe est « consommée », mais nous ne nous résignons pas !  En effet, jamais, rien, pas même une loi promulguée n’empêchera que seuls un homme et une femme peuvent être légitimement mariés.

A l’issue d’un processus politique inadmissible et violent, la manifestation du 26 mai a été un nouveau succès populaire. Ensemble, nous avons redit que tout cela est mauvais, que cette loi est un mensonge et que nous n’en voulons pas.

La mobilisation doit se réorienter et les AFC ont un rôle à jouer, notamment :

  • pour poursuivre localement le réveil des consciences par les liens qu’elles rendent possibles, par le cœur des familles pour faire reculer le relativisme, l’individualisme, la solitude que produisent les évolutions mal conduites de nos sociétés,
  • pour réclamer la reconnaissance de l’objection de conscience : pour les maires par exemple, comme cela avait d’ailleurs été évoqué par François Hollande lui-même, …

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Le mariage en débat

Adolescents : leur père et leur mère passent avant leurs amis

Une enquête Ipsos Santé lancée dans le cadre du forum adolescence de la Fondation Pfizer révèle que 85% des 15-18 ans ont besoin de leurs parents pour se construire.

Alors que le calendrier politique s'accélère et qu'un projet de loi ouvrant le mariage et l'adoption aux personnes de même sexe doit être présenté à la fin du mois, cette enquête tombe à point nommé : à sa lecture, on peut, en effet, s'interroger sur l'adéquation entre l'opinion et les résolutions gouvernementales.

Dans le détail, on apprend que les adolescents comptent avant tout sur leur mère (92%) et sur leur père (74%) pour les aider à devenir adultes, bien avant leurs amis (58%). Ce constat ne peut être négligé au moment où la question de la possibilité pour des personnes de même sexe d'adopter est ouverte. On ne peut ignorer cette attente des adolescents : elle éclaire le cadre dans lequel ils aspirent à se construire, si tous ne l'expérimentent pas forcément. Les parents en « sous-estiment l'importance », souligne le psychanalyste Philippe Jeammet, président de la Fondation Pfizer pour la santé de l'enfant. Bien plus, ils n'ont pas conscience de « l'influence qu'ils ont sur leurs enfants », poursuit-il.

Cette enquête appelle à la plus grande prudence et à la réflexion par rapport à des mesures qui bouleverseraient l'équilibre familial. Manifestement, pour les adolescents eux-mêmes, l'adoption d'un enfant par des personnes de même sexe ne serait pas un choix sans conséquences.

Une audition au ministère de la Justice vaut-elle concertation ?

Les AFC ont, avec d’autres associations familiales membres de l’UNAF, été reçues mardi 25 septembre, au ministère de la Justice par Madame Christiane Taubira, garde des Sceaux, et par Madame Dominique Bertinotti, ministre déléguée en charge de la Famille qui avait reçu les AFC quelques jours plus tôt.

La réunion, organisée à l’initiative du Garde des Sceaux mais qui faisait suite à des demandes répétées des associations, a été consacrée à un échange sur l’avant-projet de loi « visant à ouvrir le mariage et l’adoption aux couples de même sexe » qui avait commencé à circuler dans la presse quelques jours plus tôt.

Le ministre a écouté les arguments exposés par les associations, arguments qui illustrent des avis différents, voire opposés.

Pour leur part, les AFC ont développé leurs arguments sur un plan juridique, anthropologique et social, trois domaines qui justifient leur vive opposition à ce projet. Elles ont également pu rappeler l’apport essentiel du mariage civil au bien commun, que la réforme objet de l’audition du jour va nécessairement bouleverser.

Chacun a été écouté. Aura-t-il été entendu ?

Le droit de l’enfant à se voir reconnaître un père et une mère dans les règles et institutions créées par la loi

Il s'agit-là du tout premier droit de l'enfant, du principal, de ce qu'il peut demander au minimum à l'Etat. Ce droit existe dans notre législation depuis ses premiers balbutiements et sous-tend toutes nos institutions familiales. Aujourd'hui, il puise en outre un fondement textuel dans l'article 7 de la Convention des droits de l'enfant du 20 novembre 1989 ratifiée par la France, selon lequel : l'enfant a, dans la mesure du possible, le droit de connaître ses parents et d'être élevé par eux. Cet article énonce l'essentiel: il ne s'agit pas de dire que les situations de fait dans lesquelles l'enfant perd l'un de ses parents (voire les deux), s'en trouve séparé ou est abandonné n'existent pas. Non : il s'agit de proclamer que l'Etat ne peut pas, en amont, dans la définition des règles et des institutions, priver un enfant de ses père et mère.

L'Etat n'a pas le droit d'infliger à l'enfant une telle entorse à ses droits fondamentaux. Or, l'avant-projet du gouvernement prive l'enfant, dans la définition même des règles et des institutions, de l'indivisibilité de sa filiation à l'égard de ses père et mère ; il va jusqu'à supprimer les mots père et mère de notre code ! Comment peut-on envisager de remettre en cause, à ce point, un droit fondamental de l'enfant ?

L'enfant ne supportera pas tout. Il est primordial de songer à le protéger, donc de renoncer à une réforme qui remettrait en cause la protection élémentaire que lui offre aujourd'hui, en amont des situations de fait, le droit du mariage et de la filiation.

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