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Bioéthique

L'écologie de l'homme, c'est tout d'abord le respect de la vie de la conception à la mort naturelle, l'affirmation de la dignité intrinsèque liée à la nature de l'homme et non à ses performances, l'affirmation de son intégrité physique (le corps ne peut donner lieu à des transactions commerciales), le respect de la complémentarité entre l'homme et la femme, la dignité de ses conditions de vie.

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Bébé-médicament : qu’est-ce que soigner ?

La presse revient sur les suites d'une naissance qui avait suscité de nombreuses questions au début de l'année 2011.

A cette occasion, les AFC s'interrogeaient sur les attentes exprimées à l'égard de ce « bébé-médicament » . Près de 18 mois après, ces questions demeurent et les résultats obtenus n'atténuent en rien leur gravité ni la nécessité d'apporter de véritables réponses à la souffrance des couples confrontés à la maladie d'un de leurs enfants. C'est dans cette optique que les AFC ont fait un certain nombre de propositions pour contribuer à bâtir une écologie de l'homme.

Le sang de cordon, « un organe noble au service de la collectivité »

20 000, c’est le nombre de transplantations de sang de cordon ombilical réalisées dans le monde depuis 20 ans. Si l’Allemagne développe ses « biobanques » et compte aujourd’hui entre 100 000 et 120 000 banques de sang de cordon, ce type de don reste encore méconnu et trop peu considéré en France. Une lacune que souhaite pallier le Comité Consultatif national d’éthique (CCNE).

 Riche en cellules souches sanguines, le sang de cordon ouvre des perspectives prometteuses. Le CCNE veut encourager et développer ce type de don qui a déjà permis d'importantes et prometteuses avancées thérapeutiques, notamment pour les maladies dites du sang (leucémie, lymphomes…), et qui s’avère être aussi une chance pour les familles touchées par des maladies génétiques. Ces recherches font naître beaucoup d’espoirs, mais elles sont freinées par le manque de sang de cordon dû à l’insuffisance de banques recueillant ces dons. Un aspect que souligne et regrette le CCNE qui préconise une « une information exhaustive auprès des femmes enceintes » plus large et systématique, et ce « bien avant la naissance », de pair avec la création de banques familiales et solidaires ainsi que d’unités de sang de cordon. Actuellement au nombre de 50 000 en France, ces dernières sont effet trop peu nombreuses, souligne le CCNE, ce qui engendre des recours fréquents à des dons étrangers.

Perçu jusqu’à aujourd’hui davantage comme un déchet hospitalier, le sang de cordon mérite de devenir « un organe noble au service de la collectivité », déclare le professeur Alain Grimefld, président du Comité Consultatif National d’éthique.

Outre ces avancées thérapeutiques et curatives, l’utilisation du sang de cordon permet de développer des recherches et des traitements qui soient respectueux d’une écologie de l’homme et qui ne soient pas objets de dilemmes et de remises en cause éthiques. Une originalité à cultiver…

Un pas vers l’autorisation de la recherche sur l’embryon humain et les cellules souches embryonnaires

Communiqué de presse

Un décret consacré à un des aspects de la loi de bioéthique révisée l'an dernier vient de paraître. Il précise que " le principe d'interdiction de la recherche sur l'embryon " est " désormais assorti de dérogations pérennes ".

Ces dérogations seront accordées par l'Agence de Biomédecine à condition que " la pertinence scientifique du projet de recherche soit établie, que la recherche soit susceptible de permettre des progrès médicaux majeurs " et s'il est " impossible de parvenir au résultat escompté par le biais d'une recherche ne recourant pas à des embryons humains, des cellules souches embryonnaires…".

Ces dérogations soulèvent des questions, alors même qu'un récent arrêt de la Cour européenne de justice, en date du 18 octobre 2011, bannissait la brevetabilité des technologies de recherches qui s'appuient sur les cellules souches et débouchent sur la destruction d'embryons humains, précisant en outre que " tout ovule humain doit, dès le stade de la fécondation, être considéré comme un embryon humain dès lors que cette fécondation est de nature à déclencher le processus de développement d'un être humain ".

Si le décret paru hier précise que ces recherches, dans leur projet et leur mise en œuvre, doivent respecter " les principes éthiques relatifs à la recherche sur l'embryon… ", les AFC tiennent néanmoins à rappeler avec insistance que toute recherche sur l'embryon fait de l'embryon un matériau de laboratoire et aboutit à sa destruction.

Par ailleurs, le décret en question étend ces dérogations dans le cadre des " soins au bénéfice de l’embryon "ainsi qu'à l'Assistance Médicale à la Procréation s'il s'agit d' " améliorer " celle-ci.

Pour les AFC, l'attitude face à l'embryon demande plus de sérieux et de prudence puisqu'il s'agit d'un être humain en tout début de vie.

Les AFC soulignent aussi que les embryons surnuméraires issus du parcours d'AMP constituent un vrai dilemme pour les couples pour lesquels " renoncer aux embryons " en vue d'un don à la science " provoque une culpabilité mal assumée " (De la pilule au bébé éprouvette. Choix individuels ou stratégies médicales ?, INED, 2008, p. 253).

Enfin, les AFC tiennent à rappeler que les moyens consacrés aux recherches sur l'embryon pourraient être consacrés à développer des recherches respectueuses et gardiennes d'une écologie de l'Homme soucieuse du bien-être des personnes (par exemple les recherches sur les cellules souches issues du sang de cordon).

Actualités des familles La Croix