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S’aimer, c’est se marier ?

stockvault-mariage« S'aimer s'est se marier », ou « se marier, c'est s'aimer », l'expression « marche » dans les deux sens et révèle ce que pense la majorité des couples qui s'engage dans le mariage. En effet 87 % de ceux qui se marient affirment considérer cet engagement comme une « belle preuve d'amour »,

d'après un sondage organisé par le Grand salon du mariage qui se tiendra fin septembre. C'est également le fruit d'un choix libre et, pour 42 % d'entre eux, une étape préalable fondatrice de la famille.

Ce sondage manifeste que « le choix de fonder une famille est un choix personnel qui a une portée publique » et que « le mariage est porteur de valeurs fondatrices – fidélité, respect mutuel, partage des tâches, solidarité... – qui éclairent la portée personnelle, familiale et sociale de cet engagement. » (Extrait du Vade-mecum AFC Sortir des coûts du non-mariage)

Pour beaucoup, le mariage reste donc « la plus belle des promesses ».

Ce constat doit encourager à mettre toujours davantage en œuvre des moyens propres à le comprendre dans l'intégralité de son ambition ; cette promesse est conçue par certains comme étant de nature privée, notamment parce qu'elle est vécue comme l'écrin du sentiment que les conjoints ont l'un pour l'autre. Pour d'autres, le mariage est la conclusion nécessaire de l'arrivée d'un enfant. Pour d'autres, encore, il est un contrat protecteur, la meilleure garantie d'un divorce réussi...

Ces visions sont réductrices. Elles témoignent d'une méconnaissance de toute la richesse du mariage, richesse que l'on peut aborder à partir de sa définition légale. Cette méconnaissance va de pair avec un manque de lisibilité de la portée institutionnelle du mariage. Ce dernier a perdu pour une part son sens d'engagement public à cause, en particulier, d'évolutions juridiques qui ont dilué la spécificité du mariage par rapport aux autres formes d'union.

On constate, en même temps, une certaine prise de conscience que les situations de rupture et l'instabilité familiale font peser des coûts de nature très diverse (sociaux, économiques, psychologiques...), autant sur les personnes concernées (adultes et enfants) que sur la société. Le Législateur, en ouvrant l'accès à l'assistance médicale à la procréation à tous les couples, composés d'un homme et d'une femme, sans condition de durée, de stabilité..., donne l'impression de ne plus croire au fait que le mariage soit le meilleur cadre pour accueillir un enfant.

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