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Une étude sur "désunion et paternité"

Désunion et paternité, tel est le sujet sur lequel revient la dernière note d'analyse du Centre d'Analyse Stratégique (CAS) publiée dernièrement. Elle constate « les "coûts cachés" de la spécialisation conjugale » qui « se révèlent en cas de rupture », en insistant notamment sur la « vulnérabilité de la relation père – enfant. »

Dans un contexte sociétal actuel particulièrement agité et dans lequel les repères familiaux font l'objet de questionnement, cette étude – produite par une institution d'expertise et d'aide à la décision placée auprès du Premier ministre – vient nourrir la réflexion de chacun. Au moment où beaucoup s'interroge sur la réalité de l'égalité entre l'homme et la femme, sur la réalité de rôles propres à chacun (certains se faisant promoteurs d'une indifférenciation des sexes), ladite note pose la question des rôles entre hommes et femmes et de leur approfondissement réciproque. Un développement de 16 pages qui ne laisse pas de faire réfléchir quant au projet d'ouverture du mariage et de l'adoption aux couples composés de personnes de même sexe.

Par ailleurs, le CAS s'inquiète de ce que l'on pourrait appeler une paternité en souffrance, particulièrement visible en cas de séparation des couples. Le plus souvent, en effet, c'est le lien entre le père et l'enfant qui est mis à mal, occasionnant une souffrance pour les pères et une altération de la part des enfants portés sur leur propre père, et plus généralement, sur la figure paternelle. Un constat que les AFC ont maintes fois évoqué, notamment dans leur vade-mecum Sortir des coûts du non-mariage (Mars 2012). S'appuyant, entre autres, sur une étude de l'INSEE, elles y soulignent que « les ruptures familiales, qui ne se limitent pas aux seuls divorces, modifient considérablement la façon dont le père remplit son rôle, et sont source de souffrance de son côté, comme de celui des enfants. Ainsi, « les adultes ayant entre 18 et 34 ans attribuent une note moyenne de 8,1 sur 10 à la satisfaction tirée des relations avec leur mère et de 7,9 avec leur père quand ces derniers sont toujours ensemble, contre 7,4 pour la mère et 5,8 pour le père en cas de séparation. [...]. 17 % des enfants (âgés de moins de 25 ans) de parents séparés sont élevés par leur père. 18 % ne le voient jamais, 22 % ne le rencontrent qu'une fois par an. »

Favoriser « une paternité active », par exemple en permettant aux pères une meilleure conciliation entre leur vie professionnelle et leur vie familiale, sont des pistes préconisées par le CAS pour y remédier. Sur ce point également, l'analyse du CAS rejoint un levier d'action possible et concret mis en avant par les AFC depuis plusieurs années, et qui figurait parmi leurs propositions au moment des dernières élections.

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